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Visite officielle en France.

Faure Gnassingbé trace son sillon.

Samedi 13 décembre 2008 // L’Afrique

Après une première rencontre, en décembre 2007, en marge du Sommet Afrique-Europe de Lisbonne au Portugal, le président du Togo, Faure Gnassingbé et son homologue français, Nicolas Sarkozy, se sont à nouveau retrouvés, jeudi 20 novembre, cette fois-ci à l’Elysée, pour un entretien en tête à tête.

C’est samedi 22 novembre que le président du Togo, Faure Gnassingbé, a quitté Paris où il était arrivé mardi 18 novembre pour effectuer une visite officielle de trois jours, la première depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. C’était la deuxième fois qu’il était accueilli, en tant que chef d’Etat en ce haut lieu de la République française, l’ancien président Jacques Chirac l’y ayant déjà reçu, comme il se devait, en été 2006. Cette visite n’est pas le fruit du hasard. La diplomatie et l’improvisation ne faisant jamais bon ménage, c’est de manière méticuleuse qu’elle a été préparée, facilitée par le fait que le successeur de Jacques Chirac l’y a pu être convaincu, par des actes posés par le président du Togo. Il y en a eu de très significatifs depuis son élection, en avril 2005, à la magistrature suprême : d’abord, l’accord politique d’août 2006 entre le pouvoir et l’opposition, a crédibilisé le président du Togo devant la communauté internationale. Cette dernière a eu la preuve que le président était un homme de parole, et qu’il méritait qu’on Lui fasse confiance parce qu’il joignait les actes à la parole. D’autre part, Faure Gnassingbé a soldé totalement la querelle avec les bailleurs de fonds dont il devient d’ailleurs un chouchou. Qui l’eût cru au lendemain de sa victoire en avril 2005 alors qu’il avait la très lourde charge de succéder à un timonier, le sage Gnassingbé Eyadèma, à qui la communauté financière internationale ne faisait aucun cadeau ? Il faut donc donner à César ce qui lui revient en le félicitant -sincèrement - pour l’œuvre de réconciliation nationale et d’unification de tous les Togolais qu’il a effectuée en si peu de temps. Il faut également l’encourager à la poursuivre jusqu’au bout, ce qui de toutes les façons ne fait objet d’aucun doute, en ne le laissant pas porter seul ce lourd fardeau.

En septembre 2008, Alain Joyandet, le secrétaire d’Etat français à la Coopération, avait effectué une visite à Lomé dans Le but de sceller ce retour en grâce. En réalité, la France (politique) de Jacques Chirac n’avait jamais tourné le dos au Togo, même au plus fort des difficultés. Tenue par la solidarité européenne et la communauté des bailleurs de fonds, la diplomatie française avait été néanmoins obligée d’émettre un bémol pour tout ce qui était investissements en dehors des secteurs d’urgence, de la santé et de l’éducation, qui pénalisent fortement les populations. En venant à Lomé pour annoncer un nouveau départ dans les relations franco-togolaises, Alain Joyandet a logiquement mis son chéquier dans la poche. Sur place, il a signé un chèque de 140 millions d’euros sur cinq ans, soit près de 92 milliards de f cfa, et rayé d’un trait de plume une ardoise de 60 millions d’euros, soit près de 40 milliards de francs CFA.

Sa visite avait été soigneusement préparée par le nouvel ambassadeur de France au logo, Dominique Renaux, en poste, à Lomé, depuis novembre 2007.

Comme pour respecter les usages, Alain Joyandet a été reçu à l’Hôtel Bristol où le chef de l’État, en visite officielle de trois jours en France, avait établi ses quartiers. Le chef de l’État Togolais, dans la même journée de mercredi 19 novembre, avait reçu entre autres personnalités ; Le directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsuura et le ministre français de l’identité nationale, Brice Hortefeux, qui à la fin de son audience, déclara urbi et orbi à la presse togolaise, qu’il n’y avait « pas de problème d’immigrés » togolais en France en tant que tel. Et d’ajouter que « le rôle de la France est d’aider le pays à favoriser son développement par des actions concrètes sur le terrain. C’est ce que nous allons faire dans les mois qui viennent, conclut-il avant de tourner les talons sans demander son reste. Laissons dire à Hortefeux ce qu’il voulait faire entendre au peuple togolais, l’occasion, ici, n’étant pas â la polémique.

Le président du Toge s’est également entretenu avec le ministre français de l’Education nationale, Xavier Darcos, ainsi qu’avec le Secrétaire général de l’organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouf. Il faut préciser qu’avant de s’envoler pour Paris, Faure Gnassingbé avait ouvert, lui-même, le 31° Congrès de l’IDEF (Institut de droit d’expression et d’inspiration française), une émanation de la francophonie, lundi 17 novembre, à Lomé. Le fait que l’IDEF, gardien de l’orthodoxie juridique en francophonie, tienne son congrès à Lomé montre que le Togo est un Etat de droit aussi bien fréquentable que ses voisins de la sous-région. D’ailleurs, les congressistes n’ont pas manqué de saluer le rôle positif du président dans le perfectionnement de cet état de droit au Togo.

Le dialogue entre les deux Présidents qui n’était pas le premier ; (les deux hommes d’État s’étant déjà rencontrés en décembre 2007, en marge du Sommet Afrique-Europe, à Lisbonne au Portugal), a ainsi été considérablement facilité ; Le terrain ayant été balisé en amont. Ainsi, ce premier entretien à l’Elysée d’une bonne quarantaine de minutes fut entièrement consacré au renforcementdu partenariat entre les deux pays, à la relance de l’économie, au processus de démocratisation et aux questions relatives au développement. Dans leurs discussions, les deux dignitaires n’ont pas évacué du menu la sévère crise financière, économique, et bientôt sociale, qui est en train de déstabiliser tous les ressorts de l’économie mondiale, et qui, incontestablement, aura de sévères répercussions en Afrique.

Les deux chefs d’État ont également fait un tour d’horizon des questions sous-régionales et régionales, notamment, l’issue laborieuse mais de plus en plus favorable de la crise ivoirienne qui perdure depuis septembre 2002. Ils n’ont pas non plus perdu de vue la préoccupante situation qui prévaut en République démocratique du Congo, pays que le président Faure Gnasshigbé connaît assez bien, pour s’y être rendu, plusieurs fois, notamment, en 2006 au moment de l’investiture du président Joseph Kabila.

« Le Togo aujourd’hui est en plein redressement économique, avec le retour des bailleurs de fonds. La France a joué un rôle déterminant dans cette reprise de la coopération, alors, je suis venu faire mon devoir de gratitude auprès d’elle ». Telle est en substance, la déclaration du président aux journalistes venus l’interroger, après la traditionnelle poignée de main en guise d’au revoir de son homologue français au bas du perron de l’Elysée.

L’invitation officielle et solennelle du président Faure Gnassingbé à Paris par le président français Nicolas Sarkozy marque le réchauffement du climat entre les deux pays amis qui ont décidé, dans le respect de la souveraineté de chacun, d’approfondir leurs relations et de consolider leur fraternité.

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