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FRANCOIS HOLLANDE : Une stratégie à trouver.

Mardi 13 décembre 2011 // La France

Pas de déplacement du président de la République, ces dernières semaines, qui ne soit consacré à une réplique au programme de la gauche. On a vu Nicolas Sarkozy défendre l’énergie nucléaire au nom de l’intérêt national. On a remarqué qu’il s’opposait au droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales que le Parti socialiste et les Verts ont inscrit à leur programme. Dans le même temps, les ministres et les responsables de l’UMP tirent à boulets rouges sur l’accord entre le Parti socialiste et les Verts et accusent Firançois Hollande de vouloir sacrifier le drolt de veto de la France à l’ONU. Claude,uéant annonce des mesures pour restreindre le droit d’asile et limiter l’immigration légale car le Président et ses amis n’oublient pas qu’ils se battent sur deux fronts contre le Parti socialiste, adversaire principal, et contre le Front national.

François Hollande s’en tient quant à lui à des répliques faibles et sa démarche est hésitante. Certes, le candidat a le souci de ne pas se fatiguer inutilement dans des escarmouches. Certes, il lui a fallu du temps pour constituer son équipe de campagne et pour mettre au point les détails de son organisation. Une prudence tactique que le proche avenir justifiera peut-être.

Mais la véritable hésitation du candidat socialiste est d’un autre ordre : elle porte sur l’électorat à conquérir et à mobiliser, donc sur les thèmes majeurs de sa campagne. Nous ne sommes plus à l’époque de François Mitterrand, lorsque les socialistes, les radicaux et les communistes s’appuyaient sur un « peuple de gauche » qui était une réalité électorale relativement homogène. Les radicaux ont disparu, les communistes ralliés à Jean-Luc Mélenchon prennent le chemin de la marginalité et les dirigeants socialistes ont abandonné leur doctrine traditionnelle au profit d’une culture à la fois libérale et libertaire qui les transforme en champions du libre-échange et en promoteurs d’un bouleversement des moeurs.

Au printemps dernier, la fondation Terra Nova, qui était alors la boîte à idées de Dominique Strauss-Kahn, avait affirmé que les socialistes devaient abandonner la classe ouvrière pour se tourner vers un nouvel électorat, jeune et moderne, composé de femmes, de jeunes cadres des centres urbains et des nouvelles générations issues de l’immigration. Un débat s’était esquissé puis avait été abandonné à cause de l’arrestation de DSK et de la campagne des primaires. Il renaît actuellement, suite à la publication d’un Plaidoyer pour une gauche populaire dans lequel de jeunes socialistes affirment qu’il est nécessaire de reconquérir les ouvriers et les employés qui ont reporté leurs espoirs sur Nicolas Sarkozy ou sur Marine Le Pen.

François Hollande a reçu les partisans de la « gauche populaire » mais rien n’indique qu’il épouse leurs thèses. Cela ne signifie pas qu’il soit proche des « bourgeois-bohèmes » de Terra Nova qui ont la faveur de plusieurs membres de son entourage. Sans doute voudrait-il faire, comme à son habitude, une synthèse entre les deux tendances. Mais, en pleine tempête économique et financière, on ne peut se dire à la fois partisan du libre-échange et de la démondialisation. L’hésitation stratégique de François Hollande risque de marquer toute sa campagne.

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