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Questions d’actualité.

FILLON : " LE DISCOURS DE LA MÉTHODE "

Mardi 17 juillet 2007, par Paul Vaurs // La France

« Je [mènerai cette politique] avec Français Fillon et moi-même » a déclaré le président de la République, Nicolas Sarkozy, lorsqu’il a présenté son programme d’action aux députés UMP. Et linguistes et psychologues n’en finiront sans doute pas de s’interroger sur la présence, dans la même phrase, de ce « je » et de ce « moi-même » ; qui semblent indiquer que la part de travail réservée au premier Ministre pourrait être maigre.

C’était toute la difficulté que le Premier Ministre, François Fillon, devait surmonter en prononçant son discours de politique générale devant l’Assemblée Nationale ce mardi 3 juillet. S’il faut sans doute se féliciter de la proximité entre le Premier Ministre et le Président de la République, qui ont mené, et gagné côte à côte la bataille de la présidentielle ; Si certains se réjouissent que le président assume pleinement le mandat que lui ont donné les Français, et prenne ses responsabilités sans se retrancher derrière son gouvernement, il faudra cependant réinventer l’équilibre d’un exécutif dans lequel Nicolas Sarkozy a pris une place bien supérieure à celle qu’occupaient ses prédécesseurs à l’Elysée.

Puisque le Président de la République a fixé les réformes à effectuer et leur calendrier, il restait à François Fillon à en présenter la méthode. « Indiquant aux députés qu’il fallait réécrire le contrat politique, social et culturel de la France », le Premier Ministre a déclaré qu’il fallait « renouveler notre démocratie politique, moderniser notre démocratie sociale, porter notre excellence intellectuelle et scientifique ». Pour ce faire, il a annoncé la création d’une commission « de personnalités incontestables pour leurs compétences » qui sera chargée de faire des propositions sur la modernisation des institutions. Aucun sujet ne doit être « tabou » a-t-il ajouté, ce qui pourrait ouvrir la porte à une dose de proportionnelle aux élections législatives pour mieux assurer la représentation de la diversité politique de la société française sans mettre en péril le principal atout de la V° République : des majorités nettes et stables.

Ce chantier institutionnel sera complété par un redécoupage des circonscriptions électorales, travail auquel l’opposition sera associé, et une réforme permettant au Président de la République de s’exprimer directement devant l’Assemblée Nationale.

Dans le domaine économique, François Fillon a affiché son ambition de faire gagner à la France « le point de croissance qui lui manque ». Une croissance « saine forte et solidaire », un choc de confiance et de croissance qui doit permettre le redémarrage économique du pays. Pour l’instant, l’INSEE indique que la croissance française devrait être de 2,1%en 2007, inférieure pour la deuxième année à la croissance de la zone euro qui devrait être de 2,8%. Mais l’appel à la croissance de François Fillon, n’est pas sans rappeler la « positive attitude » de Jean-Pierre Raffarin ou le « cercle vertueux » de Ségolène Royal et faudra compter sur les exonérations fiscales ou l’éventuel regain de pouvoir d’achat engendré par la suppression des charges et des impôts sur les heures supplémentaires, pour espérer la réalisation effective de cette croissance.

Au chapitre des dépenses, François Fillon a promis 500 000 nouveaux logements construits par an, dont 12 0000 logements sociaux et 5 milliards d’euros d’ici 2012 en faveur des universités, qui seront sa priorité absolue.

Mais on est resté sur sa faim si on espérait trouver, dans ce discours de politique générale, des indications sur l’équilibre budgétaire et le financement des dépenses nouvelles annoncées par Nicolas Sarkozy. Les cadeaux fiscaux sur les droits de succession, les heures supplémentaires ou les intérêts d’emprunts immobiliers, l’augmentation des dépenses en faveur des hôpitaux, des universités.. représentent, selon les sources, 10 à 20 milliards d’euros qui viendront aggraver un budget de l’Etat qui est déjà en déficit de 39 milliards d’euros. Et le Premier Ministre n’a rien dit, pour l’instant, des réductions de dépenses ou des ressources nouvelles gui seront décidées.

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