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FAUT-IL ENCADRER LES LOYERS ?

Mardi 11 mars 2008, par Jean-Louis Caccomo // La France

Les Français s’inquiètent à juste titre pour leur pouvoir d’achat et les politiques s’emparent du dossier. Mais c’était déjà l’argument de campagne de Georges Marchais qui voulait abattre le capitalisme, de Valéry Giscard d’Estaing qui voyait le bout du tunnel, le souci officiel de François Mitterrand qui voulait changer la vie et de Jacques Chirac qui se proposait de réparer la fracture sociale. Non seulement le problème est toujours là, mais il aura empiré force d’être pris à l’envers. Car aucun président dc la République n’est en mesure de distribuer des salaires et autres primes à volonté, dans la mesure où les dirigeants politiques ne créent pas de richesse mais utilisent le pouvoir pour déplacer la richesse ce qu’ils distribuent Pierre, ils l’auront pris à Paul.

Sachant que la demande découle de l’offre, que les revenus sont générés par la combinaison viable des facteurs de production (capital et travail), tout ce qui contrarie l’offre, empêche l’épanouissement du revenu. En France, on a précisément un problème d’offre mettant en cause notamment la quantité (en effectifs et en durée) et la qualité (en compétence et en motivation) de la population active (effectivement au travail). Et tout problème structurel d’offre dégénère en un appauvrissement général, car rien ne peut sortir d’un champ qui n’aura pas été au préalable retourné et ensemence.

 À terme, c’est non seulement le pouvoir d’achat qui périclite, mais aussi l’épargne des Français (qui est toujours de la consommation future) qui se trouve menacée et sans laquelle aucun pouvoir d’achat futur ne pourra être généré.

Face à cela, le Parti socialiste, qui n’a toujours pas entamé un début de révolution culturelle, propose notamment d’encadrer les loyers. Bien sûr, il faudrait reconsidérer cette mesure par rapport à son contexte. Mais ! avant, il faut la juger par rapport aux principes. Par principe, en tant qu’économiste, je suis contre toute mesure qui limite artificiellement la concurrence, sachant que la concurrence est bénéfique pour le consommateur. Or le loyer est un prix, et toute mesure visant à encadrer les prix se retourne contre le consommateur, ici le locataire. Généralement, toute mesure qui part d’un bon sentiment finit par se retourner contre celui qu’elle était censée protéger ou aider. Tous les pays qui ont encadré les prix, notamment pour les produits de première nécessité, ont provoqué la pénurie dans les secteurs visés par le contrôle des prix. À quoi sert-il d’avoir des produits bon marché qui deviennent, dans la pratique, introuvables ? Seul le prix réel des choses importe, pas le prix officiel.

La liberté des loyers est de nature à attirer des nouveaux propriétaires, provoquant une concurrence accrue entre les propriétaires, ce qui est finalement favorable aux locataires et à tous ceux qui cherchent un logement. Il faut toujours avoir une vision dynamique des processus économiques à l’oeuvre dans tous les secteurs. À l’inverse, l’encadrement des loyers repousse les propriétaires, qui ne sont pas toujours dans la mesure d’amortir leurs investissements immobiliers ce qui conduit à la rareté. Ajoutée à toutes les mesures qui contraignent déjà ou fragilisent l’offre de logements et vous avez une pénurie structurelle qui pousse à la hausse des loyers, mêmes encadrés.

Finalement, on se retrouve dans la situation de devoir encadrer des loyers à un niveau bien plus élevé que seraient des loyers sur un marché plus ouvert et concurrentiel. Rappelons-nous que la plupart des prix de biens de consommation étaient encadrés dans les années 70 en France, ce qui n’a nullement empêché la France d’être un pays inflationniste.

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