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Etats-généraux du christianisme.

Mardi 5 octobre 2010 // La Religion

Il y a donc, en cette fin de semaine à Lille, des « états généraux du christianisme » à l’initiative de l’hebdomadaire chrétien La Vie et de son directeur, Jean-Pierre Denis. Le mot « états généraux » évoque une vaste assemblée représentative d’une réalité sociale en ses composantes diverses. La règle consiste à donner le plus largement la parole et sans exclusive. C’est peut-être la première fois que l’aventure est tentée avec les chrétiens en France, et c’est une des raisons qui m’incite à la saluer. Il a fallu une certaine audace pour oser cela, lorsqu’on connaît l’histoire et la culture des catholiques en France. Depuis le XIXe siècle, les sensibilité dites de gauche ou de droite se sont toujours affrontées au prix d’anathèmes réciproques. Progressistes et traditionalistes ont semblé, très longtemps, formés deux camps farouchement opposés et à jamais irréconciliables.

Certes, les lignes bougent. La déchristianisation largement amorcée à la fin du vingtième siècle, oblige les uns et les autres à s’interroger en commun sur l’avenir de l’Eglise et la possibilité d’une transmission du message évangélique aux nouvelles générations. Longtemps, le concile Vatican II a provoqué de farouches polémiques, sans qu’il soit avéré que les uns et les autres avaient réellement inventorié la richesse de son enseignement.

Et puis, avant de désigner l’autre comme un bouc émissaire, ne serait-il pas plus intéressant de faire un bout de chemin avec lui, pour savoir réellement ce qu’il a dans la tête et le cœur ? Voilà pourquoi j’accueille avec sympathie ces états généraux en espérant qu’ils soient porteurs d’idées nouvelles pertinentes. Déjà, Jean-Pierre Denis nous montre la voie, avec la publication d’un ouvrage qui fera date et que je recommande vivement : « Pourquoi le christianisme fait scandale ? » aux éditions du Seuil.

Chronique lue le 24 septembre à Radio Notre-Dame

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