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Dimanche 8 août 2010, par Rodolphe Clauteaux // Divers

Saint Roch ne nous contredira pas !

Nous devons tant aux chiens. Chiens de berger, chiens de garde, chiens de compagnie.

Et ne pas oublier les doux chiens d’aveugles dont bien de gouvernants auraient grand besoin !

Mais voilà, dans notre « res publica » concoctée depuis des lustres et des lustres par des faussaires, tous les chiens sont fascistes... 

En douteriez-vous ? Notre ami Rodolphe Clauteaux nous en administre la preuve par « chien »...

A désespérer tous les « saint Bernard »...

Chiens fascistes

Lorsque le pauvre M. Beregovoy fut suicidé, le président de la République d’alors, avait fait sa fameuse intervention traitant tous les médias de “chiens”.

C’était à cause des journaux, papier ou radio, que l’ex ministre, celui qui à vingt ans “allait en bicyclette à l’usine”, et qui plus tard fut un brillant et déjà ultralibéral premier ministre d’un gouvernement de gauche, avait mis fin à ses jours. Les “chiens” avaient « jeté son honneur en pâture », le pauvre homme n’avait pas supporté le soupçon. Soupçon de corruption dans l’achat d’un appartement…

Quelques centaines de milliers de francs, une bagatelle !

Sauf que, en plus du million de francs prêtés par Patrice Pelat, un homme d’affaire au destin plus que trouble, il y avait d’autres “histoires” sur lesquelles la justice enquêtait ou allait enquêter.

Il se peut que celui qui avait poussé son vélo n’ait été par compte bancaire interposé, qu’un intermédiaire et que son suicide n’en ait pas été un. Son épouse a d’ailleurs toujours refusé l’idée que son époux ait pu commettre un acte semblable. Et puis… ce chauffeur-garde-du-corps qui s’éloigne paisiblement de la voiture, en laissant ‘son’ arme de service chargée dans la boîte à gants de la voiture… et puis le transport immédiat de l’ex ministre défunt dans un hôpital militaire… tout cela laisse rêveur.

Toujours est-il que les obsèques du pauvre M. Beregovoy donnèrent lieu à un solo enflammé de François Mitterrand, une diatribe à la Cicéron (vous vous souvenez… « Usque tandem Catilina… »), dénonçant l’acharnement des médias qui avaient fait en sorte que « l’honneur d’un homme [soit] livré aux chiens ».

Le 1er mai 1993, c’est loin. L’autre siècle. Et aujourd’hui, il ne s’agit plus de totaux atteignant péniblement le un ou deux millions de francs. Et puis, heureusement, personne n’a envie de se suicider. Ni de l’être. Mais la charge est encore là. Et, à la limite, plus grave.

Après Xavier Bertrand, c’est Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la famille qui, en sortant de Matignon où le Premier ministre avait fait le 7 juillet, le point sur la situation, a accusé les « méthodes des années 30 […] des sites internet qui utilisent des méthodes fascistes ».

“Les” sites internet fascistes, se résument à celui de Médiapart.fr qui a mis le doigt et le clavier là où ça fait mal. Mais Mme Morano ne s’en est pas tenu là, elle a continué en appelant à notre « vigilance [de journalistes]. Un jour, cela peut vous arriver d’avoir votre honneur jeté aux chiens ». Comme quoi, on peut être de droite ou de gauche, et ne pas aimer les chiens.

Quant à la « collusion médiatico-politico-trotskyste qui essaie de jeter l’honneur d’Eric Woerth » (on ne saura pas où), elle fera bien rigoler notre Postier national, et puis… serait-ce de notre faute si l’alors ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat s’est laissé séduire par Patrice de Maistre, le gestionnaire des comptes privés des Bettencourt, lorsque celui-ci, amoureux de bateaux, lui a proposé d’employer son épouse ? C’était probablement innocent, sans “charge de revanche”, mais… la “Femme de César”… ce ne sont pas les journalistes de Mediapart qui l’ont inventée !

Toujours est-il qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes nous n’avons pas entendu ni vu notre Président de la République, parler probablement lui aussi de chiens, de méthodes fascistes, et de collusion médiatico-politico-trotskyste. Nous ne savons donc pas ce qu’il nous a dit, ni les mesures qu’il aura décidées afin d’éteindre l’incendie politique qui enflamme la France en congés.

Des mesures comme… vacances dans un club de vacances populaire… remaniement ministériel… nouveau divorce et remariage… dissolution de l’Assemblée nationale… mise à l’écart de certains collaborateurs… distribution de légions d’honneur… démission et charter pour la Magyarie… Nous ne savons pas et ne pouvons donc pas les commenter.

Ce que nous savons, en revanche, c’est qu’avec M. Sarkozy, la démocratie est en train d’atteindre ses limites. Des limites qui lui furent fixées en 700 avant Jésus-Christ par les cris à l’injustice d’Osée ; des limites qui lui furent fixées par le chant de victoire d’une petite jeune fille juive aux alentours de l’An zéro de notre ère ; des mesures qui lui furent fixées par nos rois médiévaux et leurs "droits" régaliens ; des limites qui lui furent fixées par Louis Blanc le 27 février 1848, et l’inscription de notre devise aux frontons des mairies ; des limites qui lui furent fixées en 1944 par les décisions du Comité National de la Résistance.

Sans justice sociale, il n’y a pas de paix sociale, la paix étant le fruit de la justice.

Et il n’y a pas de justice sociale lorsque des milliardaires décident de la politique nationale !

Or sans paix sociale, il n’y a pas de démocratie.

De l’impossible « Justice » ?

 

Sans la « main de justice », tous les « chiens » deviennent des « chiens fascistes »... et bavent dans la gamelle qui ne porte pas le nom de Médor, mais de « démocratie »…

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