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Espagne : Déficit démocratique.

Samedi 15 octobre 2011 // L’Europe

À la veille d’élections générales anticipées, les deux grands partis politiques du pays s’entendent pour réformer en quinze jours la Constitution du pays et y introduire la fameuse règle d’or.

Nombreux sont les Espagnols qui s’en inquiètent déjà. Leur loi fondamentale peut être modifiée, après une simple réunion entre principaux responsables politiques du pays. « A quand l’abolition de la monarchie, du Sénat ou de l’armée ? », pouvait-on lire dans un courrier des lecteurs d’El Pais du 25 août dernier, sous la plume d’un citoyen mécontent. Ce texte sera probablement le seul moyen d’expression permis à son auteur, puisque la voie référendaire est rejetée pour l’adoption de la règle d’or - l’interdiction des déficits publics - dans la Constitution espagnole.

Certes, le pays n’est pas encore au bord du gouffre et la voie référendaire est bien la seule possible pour toute réforme de la monarchie. Mais la panique qui semble saisir les responsables politiques est communicative. Car, hors de la sphère politique, nombreux sont ceux qui insistent pour signaler que c’est bien à une réforme majeure que l’on assiste. Même si le PS, à gauche, et le Parti Populaire, à droite, ont les moyens de rassembler une majorité des trois cinquièmes des députés puis des sénateurs, pour faire passer la réforme, un débat aux conséquences politiques incalculables est en train de naître.

« Toutes les administrations publiques adaptent leur conduite au principe de la stabilité budgétaire », doit stipuler le nouvel article de la Constitution relatif aux administrations publiques. Une loi organiquefixerait, pour 2020, le plafond du déficit global des administrations à 0,4 % du PIB. C’est donc une tragi-comédie à la Don Quichotte qui saisit le pays.

Les récalcitrants, dont quelques barons du PS espagnol, en retraite ou qui pensent à leur avenir, accusent M. Zapatero de faire le sale boulot de la droite ou de procéder au sacrifice rituel (Josep Borrel) exigé par les marchés. « L’Espagne, premier pays à céder au diktat de l’Allemagne » a même titré La Varguandia de Barcelone (du 28/08). Car après la politique fiscale, c’est à toute politique monétaire qu’il faudrait renoncer.

Comment, dans ces conditions, continuer à protéger, par des dépenses, les larges secteurs de la société qui en ont de plus en plus besoin. Le Premier ministre explique publiquement que c’est la mesure la moins dure qu’il pouvait prendre, montrant ainsi qu’à gauche, comme à droite, il s’agit surtout de gagner du temps, après la baisse de 15 % de la principale Bourse espagnole, cet été. Les Indigna-dos et les syndicats, pour une fois mobilisés, apprécieront.

Sur Internet, le professeur de sciences politiques Vicenç Navarro a réuni plus de 100 000 signatures pour qu’un référendum soit organisé. Légalement, après le vote de la réforme par les assemblées le 2 septembre dernier, il suffirait qu’un dixième des sénateurs ou des députés le demandent pour l’obtenir dans les trente jours.

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