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Environnement.

Vendredi 9 avril 2010 // Divers

Le mois, qui se déroule actuellement, est celui du développement durable qui, comme chaque année, à l’initiative du ministère en charge de l’environnement, vise à promouvoir les initiatives en faveur de comportements éco-responsables et, plus spécialement pour la présente édition, au profit de la protection de la nature. Année de la Biodiversité oblige. Pourtant, sauf à être vous-même engagé particulièrement dans l’opération, il est peu probable que cet événement, si c’en est un, sollicite votre attention.

Il y a quelques années encore, la raison de cette ignorance ou de ce désintérêt aurait été la simultanéité de cette manifestation avec la Semaine Sainte qui, au-delà de sa démarche spirituelle, modelait nos attitudes. Rien de tel de nos jours, où, par exemple, il n’est plus nécessaire d’appartenir à la provocante association des Joyeux saucissonneurs du Vendredi Saint pour manger de la viande ce jour-là : le consumérisme est plus efficace que la persécution pour la destruction d’une civilisation. Pourtant, les écologistes, à la recherche d’une journée sans viande dans l’année, avaient pour cela, une date toute trouvée.

Il faut donc chercher ailleurs la raison du peu d’écho de la semaine du développement durable. Il faut en fait remonter à la semaine passée pour comprendre le phénomène : l’échec de la droite et le succès de la gauche pourtant alliée aux écologistes aux élections régionales, si tant est, qu’une élection pour laquelle la moitié des électeurs ne se déplace pas puisse avoir la moindre signification pour les partis qui se targuent ou se désolent de leur résultat, a eu pour conséquence paradoxale de bannir l’environnement du discours de l’Etat et de rendre inaudible ceux de ses représentants souhaitant encore en parler. Au motif de ne pas décourager encore un peu plus ses électeurs, le gouvernement a pensé adresser un bon signe, en remettant à plus tard, dans l’attente d’un hypothétique accord européen sur le sujet, la mise en place de la contribution d’une taxe carbone. Si le gouvernement a souhaité différer la « fameuse taxe » ; la raison est facile à trouver ; Que représente la France, seule, sur l’échiquier mondial, voire, européen. ? RIEN. Nicolas Sarkozy a donc eu raison d’attendre que les 27 Nations de la communauté européenne se mettent d’accord pour rétablir une taxe qui aux yeux des contribuables ressemblait à un impôt supplémentaire.

L’opposition a un sourire méprisant, et, misérable sur cet abandon, oubliant un peu vite que Ségolène Royal qualifiait encore il y a peu cette taxe de « gabelle écologique ». Il n’est pas sûr, en effet, que ce report soit une si mauvaise nouvelle car la contribution climat-énergie, en dépit de ses bonnes intentions, était pleine de contradictions et d’effets pervers. Mais il est clair que le Président de la République, alors même qu’il prétend garder le cap de sa politique, donne l’impression de se renier sur un dossier pour lequel il s’était pourtant personnellement engagé. On peut comprendre, sans toute fois être d’accord avec elle, la « désespérance » de la Secrétaire d’État à l’écologie Chantal Jouanno qui a dû, de surcroît, subir les foudres du Chef de l’État pour ses propos qui, il est vrai, n’allaient guère dans le sens de la solidarité gouvernementale. Jean-Louis Borloo, ministre chargé du développement durable, a raison de dire que la mise sous le boisseau de cette mesure, qui n’était qu’une des 277 propositions du Grenelle de l’environnement, ne remet pas en cause la politique et, au-delà, l’existence de son ministère.

Pour autant, on ne peut s’empêcher de ressentir une rupture dans une action politique qui avait, jusqu’ici, suivi une logique continue avec la signature du « Pacte écologique de Nicolas Hulot, l’organisation du Grenelle de l’environnement et l’adoption à l’arraché du paquet énergie-climat » à la fin de la Présidence française de l’Union européenne.

Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que le cœur n’y soit pas pour la promotion de la Semaine du développement durable, à son tour désacralisée. Ce n’est pas une raison, cependant, pour bouder les actions de celles et ceux qui, tout au long de l’année et souvent avec peu de moyens, veillent pour nous assurer un meilleur environnement.

Il n’est pas trop tard à ceux qui ont gardé le feu sacré, y compris les fidèles qui entendront le récit de la Création du monde lors de la vigile pascale, de se connecter au site www.semainedudeveloppementdurable. gouv .fr pour trouver, à côté de chez eux, l’initiative à même de les réconforter.

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