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Enlèvements d’enfants, un plan à manier avec précaution.

Jeudi 1er février 2007, par Paul Vaurs // La France

Tout est bien qui finit bien. Les parents du petit Bilel ont retrouvé leur
enfant et la jeune fille (12 ans !) qui l’avait kidnappé a été livrée à la
justice. Quelques jours plus tôt, Christophe et sa soeur Lucie, enlevés eux
aussi, avaient pu être récupérés sains et saufs, tandis que leur ravisseur
était appréhendé. Dans les deux affaires, l’heureux dénouement doit être
porté au crédit du plan « Alerte enlèvement » adopté en 2006 et qui vient
de prouver son efficacité.

Né au Texas en 1996 sous le nom de plan « Amber alert » (du prénom d’une
fillette enlevée), le plan « Alerte enlèvement » consiste donc à diffuser
par la radio et la télévision, mais aussi grâce à des panneaux dans les
gares et sur les autoroutes, des informations concernant un rapt d’enfant
et donnant les moyens d’alerter les forces de l’ordre. La mise en oeuvre du
dispositif est rendue possible par une convention liant quatre ministères
(Justice, Défense, Intérieur et Transports) ainsi que les sociétés de
transports (RATF, SNCF, sociétés d’autoroutes) et les principaux médias
nationaux. Beaucoup ont pu voir ou entendre, sur leur poste de radio ou leur
téléviseur, ainsi que dans les gares, ces appels au renseignement et ces
portraits devenus presque lancinants.

Le plan « Alerte enlèvement » constitue assurément un progrès pour la
recherche d’enfants kidnappés. Ses indéniables succès constituent également
un précieux indice de civisme avec cette mobilisation de tous, du ministre
de la Justice aux simples témoins,

Il paraît bien difficile de contester une telle procédure. Comment faire la
fine bouche devant ces enfants rendus à leurs parents et devant ces parents
soulagés après des heures, voire des jours d’angoisse.

Comment ne pas dire que tous les moyens sont légitimes quand il s’agit de
la vie d’un enfant.?

Et pourtant, malgré, ou à cause de son succès, le plan « Alerte enlèvement »
suscite un certain sentiment de gêne. Retrouver des enfants disparus est un
objectif inattaquable, mais si la procédure vaut pour de tels cas, pourquoi
ne vaudrait-elle pas aussi dans des affaires plus douteuses (fiscalité, par
exemple) ? Transformer toute une population en auxiliaires de police n’a
jamais été un exercice sans risques.

Bien entendu, ce n’est pas le cas pour l’actuel dispositif, d’ailleurs
strictement encadré puisque quatre conditions (enlèvement avéré, vie en
danger, personne enlevée mineure et informations suffisantes) sont
requises. Le plan « Alerte enlèvement » est un excellent instrument, mais
qui doit être manié avec précaution. Et ici la précaution s’appelle
démocratie.

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