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Vendredi 11 septembre 2009 // La France

Et bientôt,bénéficierons-nous, nous aussi d’un statut de « réfugié » ?

Toujours à la pointe de l’imagination, une fois de plus Bernard Kouchner s’est distingué...

A Nouméa, le 31 juillet 2009 lors du « Sommet France-Océanie ». Un « Sommet » de deux heures où pourtant le soleil ne tapait pas si fort... Un « Sommet » où il était question de la montée « inquiétante » des eaux, un « Sommet » traité par la France avec un détachement certain...

Un « Sommet » où nous étions représentés par le grand guignol de service... qui a plaidé pour l’élaboration d’un statut de « réfugié climatique » !

Il y avait eu pourtant des effets d’annonce dès septembre 2008.

Jégo le mal aimé secrétaire d’Etat à l’Outre-mer avait précisé que « les trois collectivités du Pacifique ont « besoin d’intensifier les relations avec les pays voisins ».

Il avait réuni, rue Oudinot, les ambassadeurs de France en Océanie et annoncé que le sommet devait se dérouler en Nouvelle-Calédonie : « Ce sera un moment important. J’ai voulu préparer les grands axes de la coopération avec les ambassadeurs », soulignant les orientations qui devaient être prises pour l’enseignement supérieur , la recherche, les nouvelles technologies, le tourisme, les ressources halieutiques et les énergies renouvelables...

Et Michel Legras, ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande, d’insister dans la nécessité de : « Répondre à la mondialisation, c’est inscrire davantage les territoires d’Outre-mer dans leur environnement régional...

Nous avons besoin de faire comprendre ce que sont les territoires de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie. Nous le ferons d’autant mieux comprendre aux Néo-Zélandais, par exemple, que nous aurons des parlementaires et des personnalités de ces deux territoires qui viendront en visite »

Démonstration de cuisine : de gauche à droite, SE M. Michel Legras, le SM Sébastien Haudy, Mme Véronique Souzeau, chef de l’Ambassade de France en Nouvelle-Zélande, lors de la « French Fest d’Akaroa »

« La Moqueuse » au mouillage dans la « baie des français ».

L’ ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande ne manquait pas d’insister en précisant :« Il est indispensable d’avoir un mouvement régulier de visites, il y a des progrès à faire... ».

Effet du « réchauffement climatique » ? Michel Legras faisait valoir que l’intégration régionale était facilitée par le réchauffement des relations entre la France, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. En effet, en raison de l’instabilité dans la région, la présence de la France est désormais vue d’un bon œil.

Et Michel Filhol, ambassadeur de France en Australie, de faire le point : « La tendance se confirme.... Depuis l’installation du nouveau gouvernement, nous avons un processus d’échange de vues intense, notamment dans le domaine de l’environnement et du changement climatique ».

Un sommet donc, qui n’était pas sans importance et auquel était convié par lettre présidentielle le Sénateur Tuheiava.

Une occasion pour lui d’accompagner le président de Tahiti Nui, la Polynésie française, Monsieur Oscar, Manutahi Temaru. Le sénateur ne manquait pas de relever sur son blog le caractère marquant de cet événement en matière de géostratégie politique française dans le bassin régional Pacifique.

Un « Sommet » d’importance, répétons-le, d’une importance telle que ni le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, ni le premier ministre Fillon, n’ont tenu à l’honorer....

Un Fillon qui annonçait sur son blogue, le vendredi 31 juillet 2009 :

Un blogue dont la devise est : « la France peut supporter la vérité »... 

Ce n’est pas pour nous une surprise. Le chef de l’Etat à maintes et maintes fois envoyé des messages clairs : il n’aime pas la France, il n’aime pas la France et encore moins la France lointaine pourtant si proche de nous...

Alors que nous tenons, par notre géographie, le plus grand territoire maritime qu’il soit – et nous devons beaucoup à la France polynésienne !-, président et premier ministre ont fait affront à nos terres du Pacifique.

Jamais en reste d’effet d’annonce pour la galerie, Nicolas Sarkozy se laissait aller à lancer le 19 juillet 2009 au Havre : « "Comment avons-nous pu oublier que notre pays possède le deuxième territoire maritime mondial derrière les Etats-Unis ?"

Oublie-t-on que l’Océanie abrite près de 25% des ressources halieutiques ? Qu’elle couvre près du tiers de la surface du globe ?

En réponse, les pays invités à ce "Sommet" ont "rétrogadé" le rang de leur réprésentation...

Et la France a envoyé un guignol pour nous représenter ! Du grain à moudre pour les "indépendantistes"...

Nos temps sont difficiles...

Il fut un temps où alors même qu’il gravissait les marches qui le conduisait à l’échaffaud, un roi de France, Louis XVI, s’inquiétait : « A-t-on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse ? »

« L’État semble bricoler sur ce sommet, qui est en train de faire un flop », a accusé Roch Wamytan, chef du groupe UC-FLNKS (indépendantiste) au Congrès de l’archipel calédonien.

« Le fait de rétrograder la présidence de ce sommet au niveau des Affaires étrangères est regrettable. J’espère qu’en matière protocolaire, le nécessaire a été fait pour arrondir les choses avec les pays voisins », a déclaré Paul Néaoutyine, président indépendantiste de la Province nord.

Philippe Gomes, président du gouvernement calédonien, a jugé « dommage pour la Nouvelle-Calédonie et pour la France en Océanie », que ni le président de la République, ni le Premier ministre n’aient pu se déplacer.

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