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Encore un Sommet pour rien ?

Vendredi 11 juin 2010 // L’Afrique

Les 31 mai et le 1er juin 2010, la ville de Nice, en France, accueillera le Sommet France-Afrique. Vingt-cinquième Sommet du genre, il aurait dû logiquement se tenir en février à Charm El Cheikh en Egypte. En effet, le 24e Sommet France-Afrique, le dernier auquel avait assisté le président Jacques Chirac, avait été organisé, à Cannes, en février 2007. La règle qui veut que ce Sommet se tienne alternativement en France et en Afrique, a été battue en brèche par l’intransigeance de nos amis français. Comme si on était en pleine période coloniale, la France a tout simplement demandé au pays africain qui avait la responsabilité de l’organiser, l’Egypte, de ne pas inviter les présidents du Soudan, Omar Et Béchir, et du Zimbabwe, Big Brother Robert Mugabe, sous prétexte qu’ils sont persona non grata pour les dirigeants européens. L’Afrique juge cette position de Paris inadmissible, d’où La décision du président égyptien Hosni Moubarak, de jeter l’éponge.

À l’origine de ce désordre, la France se devait de se substituer à l’Égypte pour ne pas « tuer » définitivement les Sommets France-Afrique qui, en réalité, n’ont de Sommet que le nom, tant les résultats qui en sortent manquent de consistance.

L’Afrique s’était déjà montrée solidaire à l’endroit du président du Zimbabwe quand le Portugal avait tenté d’organiser le Sommet Europe-Afrique, à Lisbonne, sans y inviter « Camarade Bob ». Les pays africains, francophones, anglophones et lusophones, tous unis, avaient alors, en chœur, répondu que ce Sommet ne pouvait guère se tenir sans la participation effective aux travaux du Chef de l’État du Zimbabwe. Ils ont finalement eu gain de cause, provoquant au passage l’absence de son principal détracteur, c’est-à-dire, l’ancien Premier ministre anglais Gordon Brown.

Voulant contourner cette difficulté et éviter l’échec (d’ores et déjà programmé) de ce Sommet et peut-être même la mort définitive des Sommets entre la France et l’Afrique au moment où des initiatives concurrentes du genre. Sommets Chine Afrique, Brésil Afrique, Amérique latine Afrique, Inde Afrique, Japon Afrique, Russie Afrique, etc. prennent une grande importance dans l’agenda des chefs d’État du continent, le président français, Nicolas Sarkozy, a essayé de couper la poire en deux. Contrairement à son homologue portugais, il a bien adressé un carton d’invitation non-pas aux deux chefs d’État concernés à titre personnel, mais les a plutôt encouragés à désigner des représentants pour les remplacer lors de cette grand-messe. Cette initiative choquante a entraîné des défections dans les rangs de certains chefs d’État qui, au départ, voulaient venir à ce Sommet.

Pour atteindre un taux acceptable de participation de chefs d’État, l’Élysée contre toute attente a admis les présidents putschistes de Guinée Conakry et du Niger. Pour ce qui concernait la participation d’Andry Rajoelina de Madagascar, l’Élysée s’est heurté au niet de la SADC sous l’impulsion de l’Afrique du Sud. Comme on voit, il y a eu deux poids deux mesures. L’occasion est bienvenue pour rappeler que depuis leur lancement, ces Sommets n’ont rien apporté la relation entre la France et l’Afrique. La France à cause de sa politique qualifiée de « françafricaine » (c’est-à-dire manipulée par les réseaux d’intérêt privé) peine toujours à améliorer son image en Afrique.

Malgré l’élargissement de ce cercle aux pays anglophones et lusophones, on n’arrive toujours pas à savoir à quoi servent ces Sommets. Le Sommet de Nice aura deux volets : le volet politique et économique (les crises institutionnelles avec la résurgence de coups d’états les menaces transnationales avec le problème lié au tourisme et à Ia drogue), et le volet Climat et Développement. Pour ce volet, la France voudrait avec l’Afrique parler d’une même voix lors du Sommet climatique de Cancun au Mexique, la prochaine conférence des Nation : Unies sur le réchauffement climatique, prévue à Cancun, après celui de Copenhague qui, en décembre n’a abouti qu’à un accord politique non contraignant et sans donnée chiffrées essentielles, et qui aura lieu du 29 novembre au 10 décembre 2010.

La France, a quelques bonnes idées, mais en a-t-elle la capacité à les faire aboutir ? On en doute, car son influence sur le plan international ne fait que s’effriter au moment où s’élèvent les pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil. On comprendra alors pourquoi il est très difficile d’évaluer le réel impact des Sommets France Afrique quand on sait que la France, économiquement et financièrement, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

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