En novembre 2001, en trois heures, tout était couché sur le papier…

Lundi 8 février 2010, par René Cagnat // Le Monde

B52 larguant ses bombes en afghanistan. 2001. Notre ami René Cagnat venait alors de voir à la télévision, les premiers bombardements américains sur l’Afghanistan…

Le décor était planté, les rappels nécessaires clairement énoncés, les mises en garde formulées sans détour…

La France devait se tenir à l’écart de ce conflit afin de ne pas brûler ses cartes.

Sept années de guerre et de ravages n’ont toujours pas permis aux principaux acteurs d’entrer dans l’âge de raison…

Une fois de plus le vieil adage se vérifie : « nul n’est prophète en son pays »…

Prémonitoire à plus d’un titre, un grand « papier » de René Cagnat que nous remercions chaleureusement !

Tout ou presque, beaucoup pour le moins, fut écrit en trois heures « dans un moment de totale indignation ».

Notre ami René Cagnat venait alors de voir à la télévision les premiers bombardements américains.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/index/nouvelles/200110/28/003-frappes-dimanche.asp

Son article parut alors dans le Figaro, le lendemain de l’entrée des américains dans Kaboul...

Le 18 novembre 2001 ?...

Article qui souleva l’ire générale, son auteur fut menacé, le Figaro démentait très vite l’article en écrivant « que les opinions paraissant dans le journal n’étaient pas celles de la rédaction »...

Traduite en russe, la réflexion de René Cagnat ne fut pas mieux reçu par l’ancien « occupant » de l’Afghanistan qui déclencha une campagne de presse dans les pays de l’Est. Et nous n’en dirons pas plus...

Les bombardements sur l’Afghanistan ont commencé le 7 octobre 2001, par des frappes "ciblées" sur des installations militaires afghanes et des bases du réseau d’Al-Qaida. Les forces américaines et britanniques lançaient des raids aériens sur Kaboul, Jalalabad, Kandahar, Hérat et Mazar-e-Charif.

L’étranger qui vit aujourd’hui en Asie centrale et connait le peuple afghan est saisi de pitié à l’égard des Pachtouns et de colère à l’égard des Américains. Comment le peuple le plus riche du monde peut-il bombarder comme il le fait le peuple le plus pauvre ?

Le coup terrible qu’il a reçu le 11 septembre lui a-t-il fait perdre la tête ?

Combien de temps les soi-disant nécessités de la politique intérieure aux Etats-Unis continueront-elles à rendre ce grand pays si maladroit quand il agit dans le tiers-monde ? En vérité, l’intervention militaire, telle qu’elle est maintenant amorcée en Asie centrale, est aberrante.

Ce qu’il eut fallu mener – et le président Bush semblait, les premiers jours, sur la bonne voie quand il parlait de « guerre de la patience » - c’était pour traquer Ben Laden et ses sbires, la « guerre du renseignement ». les Américains disposent de tout pour cela : moyens techniques d’écoute, argent pour soudoyer, missiles précis et puissants prêts à exploiter l’information, gouvernements révoltés par l’attentat décidés à dire tout ce qu’ils savent et faire tout ce qu’ils peuvent. Il fallait, en utilisant par exemple le truchement des Services pakistanais qui sont les plus avertis en terre afghane, prendre des contacts personnels et discrets avec les chefs de tribus de tout bord, en particulier avec les talibans modérés, qui voici quelques semaines encore,existaient. Autrement dit, il fallait se renseigner, influencer pour mieux frapper, ou saisir, le moment venu, les coupables.

Il fallait surtout, par ces contacts, essayer de séparer les Pachtouns des talibans, les talibans de Ben Laden. La direction américaine a peut-être tenté tout cela, mais en même temps, elle a commis des erreurs funestes et sans retour depuis l’utilisation des B52- qui ont réduit ses efforts.


Largage de bombes freinées.

« Rockwell B-1 Lancer » bombardier à long rayon d’action et à géométrie variable utilisé lors de l’« Operation Enduring Freedom » (OEF) nom officiel utilisé par le gouvernement américain pour ses opérations pendant la Guerre d’Afghanistan (2001), L’opération fut d’abord nommée "Operation Infinite Justice", mais cette dénomination fut abandonnée pour éviter d’offenser les musulmans…

Première erreur : elle a bombardé l’Afghanistan. Des Afghans innocents et notamment des Pachtouns, payent pour les innocents du Word Trade Center.


Raids du 28 octobre 2001…

C’est une victoire pour Ben Laden, car les bombes rassemblent les Pachtouns derrière les talibans dressés contre les infidèles et tenants du devoir d’hospitalité. Farouches et invincibles sur leur terrain, comme les Tchétchènes, ils ne céderont pas. Les victimes des bombardements en font des enragés. La guerre est pour nombre d’entre eux une sorte de sport où l’Américain sera le plus prestigieux des gibiers, en Afghanistan comme dans le reste du monde. S’appuyant sur l’argent de la drogue parce que ils ne pourront pas faire autrement, les Pachtouns se maintiendront dans un sanctuaire d’où personne n’aura le courage de les déloger et y feront figure de justiciers de l’Islam : ils seront les héros dont les terroristes ont tant besoin pour rassembler autour de leur triste cause.
 
Deuxième erreur : Washington mène une guerre classique totalement inadaptée comme si les leçons de l’Afghanistan, du Vietnam, de la Tchétchénie ne suffisaient pas. Les armes les plus sophistiquées ne peuvent rien contre des guerriers motivés, chevronnés, disposant de bases arrière inaccessibles.

Voici un mois, on laissait peu de chance aux talibans « qui avaient fait leur temps ».

Voici qu’aujourd’hui ils continuent à se défendre comme de beaux diables mais intelligemment, épargnant judicieusement leurs forces en évacuant Mazar-e Charif. L’occupation de cette grande cité est bien sûr un succès tactique et même stratégique de l’Alliance du Nord et des Américains : la base aérienne ainsi conquise n’a pas de prix pour la guerre conventionnelle qui a été choisie. Mais qu’elle fut l’utilité pour les Russes d’avoir conquis Grozny sur les Tchétchènes ? Ils en ont fait des fous furieux, meilleurs guerriers que jamais.

Qu’elle fut l’utilité pour les Américains d’avoir tenu treize ans à Saigon ? Qu’elle fut l’utilité pour Israël d’avoir gagné sur les Arabes et les Palestiniens cinq guerres classiques perdues ensuite politiquement et psychologiquement ? Maintenant l’Alliance du Nord, si elle continue ses opérations, va entrer en zone pachtoune et le combat risque de prendre une autre dimension. Il faudrait s’arrêter à ce point et réfléchir, aussi bien à Washington, à Islamabad qu’à Kaboul. Troisième erreur : les Américains mènent cette guerre à partir de pays musulmans et surtout du Pakistan pays fragile s’il en est. Le risque de déstabilisation est considérable pour la péninsule indienne, mais surtout pour le monde islamique. Des foyers d’instabilité comme la Palestine ou le Cachemire n’en seront que plus virulents. Et que dire du Ferghana si le président ouzbek Karimov offre un soutien appuyé aux Américains ?


Le président Islam Karimov

Mais ce serait surprenant de la part de cet homme d’Etat avisé. De toute façon, les régimes islamiques modérés risquent d’être débordés par des foules fanatisées, mises en rage par l’intervention américaine judicieusement qualifiée en Asie centrale de « djihad du président Bush ».

Et si maintenant les réactions à l’intervention semblent modestes, ce n’en est que plus grave : ulcérés par ce peu d’écho et par l’échec, les fanatiques n’en plongeront que plus profondément dans le terrorisme. Si par miracle l’Amérique, à coups de bombes et de dollars, semble gagner la guerre en Afghanistan, cette guerre sera perdue ailleurs par la rage qu’elle aura suscité chez les victimes et la démoralisation qu’elle aura insinuée chez les pseudo- vainqueurs. Si les Américains se targuent d’être chrétiens, qu’ils se comportent au moins chrétiennement au lieu de jeter l’opprobre sur toute une communauté religieuse.

Quatrième erreur : la Maison Blanche compte trop sur l’Alliance du Nord qui, après Massoud, n’est qu’un magma d’ethnies sans chef véritable assorti de personnages douteux comme Dostom.


Abdul Rachid Dostom, principal « chef » de la communauté ouzbek en Afghanistan.

Une prise de contrôle de l’Afghanistan passe aussi par les Pachtouns, toujours furieux quand on fait donner à leur encontre leurs « minorités ».

Les USA, par leur maladresse, ont d’ores et déjà déclenché contre eux-mêmes une guerre sainte qui, renforcée par la population pakistanaise sera difficilement réduisite par les moudjahidin. D’ailleurs, Washington ferait bien d’être sur le qui-vive quant à la fidélité d’une Alliance du Nord composée elle aussi de musulmans. Cinquième erreur : l’Amérique ne réagit pas contre la drogue (peut-être pour ménager l’Alliance du Nord...) Pourtant, stocks et laboratoires seraient la plus justifiables des cibles : trafic de drogue et terrorisme ont souvent partie liée et se soutiennent mutuellement.

Comment, aussi, ne pas penser face au tapis de bombes, à l’influence aux Etats-Unis du lobby militaro-industriel ? L’intervention en Afghanistan, telle qu’elle est conçue, est une aubaine aussi bien à Washington qu’à Moscou pour relancer certaines fabrications d’armes ou de munitions.

Comment sortir de ce qui est déjà un bourbier ? Une trêve à l’occasion du ramadan, à la mi-novembre, ayant été repoussée avec hauteur par la Maison Blanche, il ne reste plus aux Américains qu’à reconnaître discrètement leur erreur en profitant de leur succès actuel et de l’hiver pour se désengager en douceur : plus de bombardements mais au contraire une aide humanitaire colossale pour sauver les populations qu’ils ont contribué à plonger dans le malheur.

Du côté français gardons-nous de nous engager militairement dans une affaire qui tourne au règlement de comptes entre américains et musulmans.

Montrons que nous disposons encore de la liberté de ne pas nous aligner sur les Etats-Unis. Maintenons nos distances comme nous l’avons si bien fait jusqu’ici en nous focalisant sur l’action humanitaire et une influence discrète, qui nous valent sur le terrain prestige et reconnaissance. Avec un tel capital notre heure viendra au moment des négociations de paix.

En attendant, n’omettons pas de dire à Washington que son « leadership » devrait lui imposer une certaine retenue. Quand on prétend représenter une civilisation et régenter le monde, on ne peut pas tout se permettre et recourir, par exemple, à la barbarie des B52.

Le peuple américain ne connaît pas la misère indicible des Afghans et du tiers-monde. Il ne sait pas que la rallonge consentie par son Administration pour la guerre en Afghanistan est égale aux budgets annuels des quinze pays africains les plus pauvres. Il ne sait pas que le coût d’un seul missile « tomahawk » permettrait d’agencer une aide qui calmerait quelques uns des futurs Ben Laden et autres Saddam Hussein que nous concocte la misère actuelle.


Missile « Tomahawk »

Il n’imagine pas encore l’intensité de haine qu’il faut pour jeter sans défaillir un avion contre un gratte-ciel. Il n’imagine pas – et le camp occidental non plus- que cette haine va s’accroître et nous valoir un terrorisme encore plus terrifiant. Que le plus ignoble des attentas nous ouvre enfin les yeux, au moins sur le monde islamique. Mettons fin à notre égoïsme et, tout en poursuivant implacablement les coupables, ne faisons pas la guerre, pansons les plaies, calmons les esprits, prenons enfin en pitié nos victimes directes ou indirectes, qu’elles soient palestiniennes ou afghanes ! Utilisons le succès actuel pour réfléchir à la fois à une meilleure action contre Ben Laden et à un rattrapage des erreurs commises à l’encontre des Pachtouns. La chute de Kaboul et Mazar-e Charif ne règle rien. 

René Cagnat, colonel (er) Saint-Cyr, promotion du centenaire de Camerone... 1962-1964

Docteur ès sciences politiques (doctorat consacré à l’Asie centrale) (IEP Paris 1983), maîtrise de russe (Sorbonne 1979), breveté technique de l’Ecole de guerre en 1982 ; titulaire en 2008 du prix Amiral Duval de la revue « défense Nationale »,  a pris en 1999 sa retraite au Kyrgyzstan d’où il suit l’évolution des pays centre-asiatiques, il est, sur ce thème, co-auteur du « Milieu des empires » (Laffont 1981 et 1992), auteur, entre autres, de « La rumeur des steppes » (Payot 1999 et 2001) et du guide Mondeos « Asie centrale » (2006), aux éditions « Actes-sud Imprimerie Nationale », d’un livre d’art « Voyage au cœur des empires : Crimée, Caucase, Asie centrale ».

Quelques rappels

22 octobre.

« C’est peut-être une guerre qui n’aura pas de fin, du moins de notre vivant », déclare le vice-président Richard Cheney au ”Washington Post”. ”L’Afghanistan n’est qu’un petit morceau” de la guerre entamée contre le terrorisme, ajoute le général Richard Myers, chef d’état-major interarmes, en faisant allusions à de possibles opérations contre l’Irak.

23 octobre.

Les forces américaines intensifient leurs bombardements : sur Kaboul, sur les positions des talibans au nord de la capitale afghane et dans la région de Mazar e-Charif, au nord du pays. ”L’Alliance du Nord [opposition armée au régime des talibans] marche vers Mazar e-Charif et je pense qu’elle va rassembler ses forces et investir Kaboul ou commencer à avancer agressivement sur la capitale”, déclare le secrétaire d’Etat américain Colin Powell.

Le Pentagone admet plusieurs erreurs dans les opérations militaires : des bombes ont été lâchées sur des habitations et des bâtiments civils près de Herat et de Kaboul. Des réfugiés, arrivés au Pakistan, font état de nombreux morts. La ville de Kandahar aurait été complètement détruite. ”Tout a été réduit en tas de pierres. Des milliers de gens fuient”.

Des sources onusiennes indiquent que 70% des populations d’Herat, de Jalalabad et de Kandahar ont fui les bombardements ; 20% des habitants de Kaboul ont quitté la ville.

24 octobre.

L’anthrax aux portes de la Maison Blanche”, titre ”Le Monde” qui note que, après le Congrès, le présidence des Etats-Unis est aussi la cible du bioterrorisme : des spores de la maladie du charbon ont été découvertes sur une machine servant à ouvrir le courrier de la Maison Blanche.

L’intensification des bombardements américains, les erreurs auxquels ils donnent lieu et l’accroissement des victime civiles amènent le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à rappeler ”à toutes les parties impliquées – les talibans, l’Alliance du Nord et la coalition dirigée par les Etats-Unis – leur obligation de respecter te de garantir le respect de la loi humanitaire internationale ».

Le 26 octobre, un bombardement américain a détruit trois entrepôts du CICR à Kaboul, réduisant en cendres des stocks d’aide humanitaire destinés à des veuves et à des handicapés. Le 16 octobre, un premier entrepôt du CIR avait été touché par un missile.

Les Nations unies s’inquiètent de l’utilisation par l’armée américaine de bombes à fragmentation [larguées en particulier sur les faubourgs d’Herat] et des conséquences des frappes contre des objectifs situés au coeur des villes afghanes. Chacune des bombes larguées projette environ 200 petites bombes de 1,5gk qui, selon Dan Kelly, responsable du programme de déminage de l’Onu en Afghanistan, ”restent très dangereuses quand elles n’ont pas explosé. Elles peuvent exploser au simple toucher ».

25 octobre.

Dans un entretien accordé au quotidien américain USA Today, le secrétaire américain à la défense, Donald Rumsfeld, reconnaît que les talibans offrent une forte résistance à l’offensive américaine. Ce sont, dit-il, des gens très durs qui font carrière dans le combat et ne vont pas céder ».

Donald Rumsfeld souligne que la capture de Ben Laden n’est pas garantie et sera plus difficile que la destruction de son organisation, Al-Qaida. La capture du chef terroriste, qui ”est toujours dans notre intention”, ”est quelque chose de très difficile à réaliser et je ne sais tout simplement pas si nous réussirons”.

26 octobre.

Héros de la résistance à l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques, de 1979 à 1989, l’ancien chef de guerre pachtoune Abdul Haq arrêté par les talibans, au sud de Kaboul, et exécuté ”conformément à une fatwa qui prévoit la peine de mort pour tous les espions des Etats-Unis”. Abdul Haq qui, selon son frère, était entré en Afghanistan le 21 octobre ”pour prendre contact avec tous les dirigeants afghans prêts à jouer un rôle pour trouver une solution pacifique au conflit”, aurait été ”abattu d’une rafale de Kalachnikov, dans les faubourgs de Kaboul”. Il s’était récemment rallié à la cause de l’ancien roi Zaher Chah.

27 octobre

Les talibans annoncent avoir pendu cinq commandants de l’opposition après les avoir capturés dans le nord de l’Afghanistan, selon l’Agence Afghan Islamic Press (AIP), basée au Pakistan.

28 octobre.

Dans une interview au quotidien arabophone algérien El Youm, le chef des talibans, le mollah Mohammed Omar, affirme que "la véritable bataille avec les Américains n’est pas encore commencée". "Nous ne les accueillerons pas avec des roses", et les Américains recevront, affirme-t-il, "une leçon plus dure que celle qui a été administrée aux Russes dans notre pays, et plus rude que les leçons qu’ils ont eues dans le passé en général ».

29 octobre.

L’imam d’Al-Azhar - la plus haute autorité de l’islam sunnite-, cheikh Mohamed Sayyed Tantaoui, condamne les bombardements américains sur l’Afghanistan. « Afghanistan, le temps presse », titre Libération qui constate que, face à des « bombardements inefficaces, une coalition fragilisée... », les talibans « tiennent toujours » : "ces bombardements contre-productifs menacent de faire voler en éclats la fragile coalition antiterroriste bâtie non sans mal par les Etats-Unis américains", écrit Jacques Amalric dans un éditorial intitulé "Doutes".

« Les Etats-Unis doutent », écrit, de son côté, Le Monde  : « victimes civiles, erreurs de frappes, critiques nombreuses : Washington lutte contre le défaitisme ». Le quotidien parisien note que, « venus de divers pays musulmans », « des milliers de volontaires du djihad sont parqués au Pakistan » : « près de 8.000 Pachtounes ont répondu à l’appel du Tehreek Nifaz-e-Charia Mohammadi (TNSM, le mouvement pour la stricte application du code islamique) et campent depuis quatre jours à la frontière pakistano-afghane dans l’attente de rejoindre les talibans pour engager le djihad (guerre sainte) contre les Etats-Unis ».

31 octobre

L’Europe s’interroge sur la stratégie américaine en Afghanistan", titre "Le Monde" qui note que les responsables européens commencent à s’inquiéter de l’impact auprès des opinions des erreurs de bombardements et de l’absence de perspectives politiques : « Les Européens sont inquiets. Ils ne le manifestent pas nettement dans leurs prises de position publiques, ils savent qu’ils n’ont pas d’autre alternative, dans l’immédiat, que de maintenir leur solidarité avec la campagne militaire que poursuivent les Etats-Unis en Afghanistan. Mais leurs interrogations, leurs hésitations, voire leur refus de commenter la logique et les résultats des frappes militaires contre le régime taliban valent bien des discours ».

http://www.aidh.org/attacks/repres03.htm

Répondre à cet article