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En bon serviteur de l’Empire...

Vendredi 22 mai 2009, par Michel de Poncins // La France

Passés les engouements orchestrés par la société du spectacle, les Français verront-ils clair un jour ?

Derrière les sourires du Président Obama, les mots doux que l’ont voulait entendre, d’autres mots ramènent à des réalités.

Il allait de soi que Michel de Poncins ne resterait pas, tel une autruche, l’esprit dans les nuages...

« La Turquie de nouveau »... Le Président Obama, à Ankara, toujours en serviteur de l’Empire, n’est déjà plus tout à fait l’ « Obama » de Londres ou de Strasbourg...

Le savoir tout simplement. Et déceler la réalité derrière les postures de celui que les Français ont élu. La Turquie ! L’incontournable Turquie. Une réalité complexe, qui si elle n’existait pas devrait être inventée. La Turquie qui permet à tous les syndics de faillite de la République qui bradent sans cesse la France d’en appeler à l’Europe chrétienne... Une réalité que cette Turquie qui nous dérange, mettant en lumière toutes nos faiblesses et nous incitant à une fuite en avant toujours plus suicidaire. La Turquie qui permet d’ânonner Europe, Europe, Europe chrétienne ! Et de passer en pertes et profits la France...Avant que de dénoncer une quelconque chimère « Europe-Turquie », dénoncer la première des chimères : « Europe » !

Et revenir au bon sens. Il a porté au cours des siècles le nom de France.

LA TURQUIE DE NOUVEAU

La venue de Barack Hussein Obama en Europe fut décidément l’occasion de bien étranges évènements. D’abord l’extraordinaire et apparente ferveur populaire. Peut-être faut-il voir, dans ce phénomène inexplicable, un reflet de l’anti-bushisme primaire qui s’était emparé d’une partie de l’opinion ; par contrecoup voici le successeur couronné d’espoirs d’autant plus insensés que personne ne sait ce qu’il va faire réellement. Le gauchisme naturel à beaucoup d’européens a du jouer dans les applaudissements. Plus grave est de nouveau devant nous la perspective renouvelée d’une entrée de la Turquie dans l’Europe avec l’appui américain.

Le Président Obama devant le Parlement turc.

Ovationné...

Les médias appuient lourdement sur la prétendue opposition de Sarkozy à ce projet. Ce n’est hélas qu’une simple posture de plus du président français. S’il voulait vraiment barrer la route aux Turcs, il aurait obligé très vite l’Europe à arrêter de subventionner ce pays sous le vain prétexte de le mettre à niveau ; il aurait mis fin également sans tarder à la poursuite inutile et ruineuse des pourparlers à ce sujet.

De l’avis même du Figaro, qui est le journal quasi officiel du Sarkozysme, Sarkozy a maintenu son refus en même temps qu’il en assouplissait les modalités : c’est bien montrer qu’il s’agit d’une habile posture.
Il a rencontré le premier ministre turc deux fois lors de l’assemblée générale des Nations unies à New York et l’a assuré que la France ne s’opposerait pas à la négociation en cours tant qu’elle ne toucherait pas aux chapitres décisifs : cette expression de chapitres décisifs n’a évidemment aucune signification pratique utile.

Jacques Chirac, fervent partisan de l’entrée de la Turquie, avait inscrit dans la constitution pour rassurer les adversaires qu’il était indispensable de recourir au référendum pour ratifier toute nouvelle adhésion à l’union européenne. Sur la demande insistante d’Ankara un compromis a été trouvé par Sarkozy : « Le principe du référendum est maintenu, sauf si plus de 3/5 des parlementaires des deux assemblées ratifient une adhésion lors d’un vote préalable ». En plus, le retour de la France dans l’OTAN fait tomber le pays dans les filets américains et c’est pour cela que le président joue les matamores selon son habitude, en marquant son hostilité tout en sachant très bien qu’il capitulera au dernier moment.

Barack Obama et Nicolas Sarkozy le 4 avril 2009.

Pour bien situer l’essentiel de cette sinistre affaire, rappelons que le non des Français à la constitution européenne était inspiré en partie par le non à la Turquie. Il est utile également de rassembler les principaux arguments. Le premier argument est un argument géographique : la Turquie n’est pas un pays européen sauf par un droit de conquête lors de l’écroulement de l’empire byzantin.

Ensuite, le pays est un pays islamiste alors que l’Europe est un continent de tradition chrétienne et il n’y a pas de possibilité de cohabitation pacifique entre le christianisme et l’islam, religion conquérante ainsi que le Pape l’a remarqué dans le discours de Ratisbonne. À cet égard, les distinctions entre diverses catégories d’islam ne sont pas pertinentes, la tendance inévitable étant d’aller vers les plus violentes. L’institut catholique de Paris, qui de façon tout à fait inacceptable a accepté d’ouvrir une formation pour les imams, vient de s’apercevoir très vite des risques de dérapage vers la violence.

L’Europe est dans un désordre économique complet et est rongée par les fraudes ; elle démontre tous les jours l’incapacité de se gérer correctement à 27 pays. L’adjonction d’un pays supplémentaire ne fera qu’augmenter le fouillis. La dangereuse et meurtrière conception de l’égalité exercera ses ravages sur une échelle bien plus grande : quel rapport y a-t-il entre le paysan anatolien, l’ouvrier danois et l’ingénieur français ? Vouloir égaliser les conditions est déjà une chimère dangereuse à l’intérieur de l’Europe telle qu’elle est et la chimère ne fera que se gonfler davantage comme une baudruche.

L’introduction éventuelle de la Turquie dans l’Europe aggraverait l’immigration incontrôlée dont l’Europe est la victime et ce serait pour un double malheur : celui des populations accueillantes et celui des populations arrivantes. Le principal argument des européistes convaincus de l’adhésion est l’intérêt éventuel de l’élargissement des marchés. Bien entendu nous sommes favorables à l’élargissement des marchés, mais il n’est nul besoin pour cela d’une « bourreaucratie » comme l’Europe et de son extension ; si c’était le cas, il faudrait que l’organisation européenne recouvre la planète entière ! La Suisse, située hors de la CEE, commerce avec le monde entier.

Demandons-nous maintenant pourquoi Obama, chaussant les bottes de ses prédécesseurs, pousse à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Il y a plusieurs explications. D’abord, il est un phénomène historique indéniable : celui de l’aide apportée par la Turquie aux Etats-Unis lors de la guerre froide. Mais la guerre froide est terminée et l’on ne voit pas que cet argument ait de la valeur à présent.

Il doit s’ajouter un argument politico-historique plus important : en introduisant l’islam par la force à l’intérieur de l’Europe les États-Unis pensent nuire à la puissance des nations européennes et modérer les appétits commerciaux de ces nations. Pourtant le danger à long terme pour les États-Unis n’est pas mince, car ce pays compte aujourd’hui au moins 15 millions de musulmans, ce que l’existence de l’océan atlantique n’a pas empêché. Il faut croire que le drame du 11 septembre n’a pas été suffisant pour réveiller les Américains.

Nous voyons, ces jours-ci, Monsieur Serge Dassault, l’avionneur connu et propriétaire du Figaro, s’engager résolument dans le financement des mosquées ; il a au moins un motif qui n’est nullement une excuse : celui de vouloir augmenter le nombre de ses milliards puisque les pays musulmans sont parmi ses bons clients. C’est Lénine qui disait que les capitalistes se précipiteraient pour vendre la corde avec laquelle ils seraient pendus.

L’islam aujourd’hui est comparable à maints égards au communisme de l’époque.

N’oublions pas la leçon de Lépante, bataille gagnée avec le secours du rosaire ! Pour tous, Européens et Turcs, il vaudrait mieux que les Européens se réveillent et que, fort pacifiquement, l’on se contente de commercer avec la Turquie sans courir derrière une nouvelle et dangereuse chimère.

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