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Election : « Un premier tour plus ouvert ».

Vendredi 9 mars 2007, par Paul Vaurs // La France

Ceux qui se languissaient d’une campagne électorale dont le premier tour
semblait joué d’avance, en faveur de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal,
seront sans doute ravis.

Le président de l’UDF, François Bayrou, apparaît de plus en plus comme un
troisième homme crédible et il se trouverait même 55% des Français, selon un
sondage CSA/France Europe Express/France lnfo, pour souhaiter sa présence
au second tour.

Evidemment, il serait bien étrange de créditer François Bayrou de ces
excellents sondages alors qu’il avait lui-même dénigré les sondages qui ne
lui laissaient passa chance. Et l’on peut même se demander ce que veulent
dire ces 55% de Français qui souhaitent sa présence au second tour, puisque
le candidat centriste n’est crédité, dans le meilleur des cas, que de 16%
des intentions de vote.

Mais c’est un fait que François Bayrou a su troubler le jeu des deux
favoris, au point que sa présence au second tour semble possible. Sans
oublier que Jean-Marie Le Pen, qui recueille 10 à 15% d’intentions de vote,
ne semble pas dans une situation nettement plus défavorable qu’en 2002, et
qu’il ne peut donc être exclu qu’il joue à nouveau les trouble-fête au
second tour.

La redistribution des cartes est telle que Nicolas Sarkozy, donné gagnant
du second tour par tous les sondages publiés ces dernières semaines, n’est
plus assuré de rien. Un sondage IFOP/LCI Fiducial prédit une victoire de
François Bayrou, dans l’hypothèse où le second tour opposerait ceux qui
furent tous deux ministres du gouvernement I’Edouard Balladur en 1993.

Mais qu’ont donc raté Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qu’ont-ils fait ou
qu’ont-ils manqué de faire pour perdre leur statut de favoris ?

Visiblement, les 100 propositions de Ségolène Royal, dont on ne sait
toujours pas précisément combien elles coûteraient, n’ont pas séduit l’électorat.
Et peut-être les électeurs auront-ils les mêmes interrogations par rapport
à l’empilement de promesses de Nicolas Sarkozy qui promet, de surcroît, de
financer tous ses engagements en réduisant les prélèvements obligatoires.

Fustigeant, le « déluge de promesses » des autres candidats, Français
Bayrou n’a promis qu’une seule chose ; il ne s’engagera pas à donner aux uns
et aux autres des sommes dont le budget de l’Etat. lourdement endetté, ne
dispose pas. Même chose sur les retraites Or, à l’affrontement idéologique
entre droite et gauche, Français Bayrou veut substituer une vraie réforme,
que tous les Français savent aussi douloureuse que nécessaire, qui serait
validée par référendum, Est-ce ce parier vrai qui lui a permis de grimper
dans les sondages ? Un sondage Opinion way/ Le Figaro/LCl semble en tous cas
montrer que sur cette question de l’équilibre budgétaire, François Bayrou a
pris l’avantage : 56% des sondés sont « plutôt » ou « tout à fait »
convaincus par les moyens avancés par le candidat UDF pour financer ses
propositions alors qu’ils ne sont que 37% à être convaincus par le
financement des promesses de Nicolas Sarkozy et 27% pour celles de
Ségolène Royal.

Reste que Français Bayrou, même s’il a confirmé son ascension dans les
sondages, est encore bien loin de la perspective du second tour. Le
candidat centriste se trouve même dans une situation très paradoxale. Les
sondages disent tout à la fois qu’il est le seul candidat qui semble capable
de battre Nicolas Sarkozy au second tour, et qu’il n’est pas en mesure de
se qualifier au second tour, accusant un retard de 10 points par rapport à
la candidate socialiste.

Les semaines à venir devront donc dires, si l’érosion des intentions de vote
en faveur de Ségolène Royal se poursuit, au risque presque inimaginable que
la gauche soit absente du second tour pour la deuxième fois, ou si l’ascension
de François Bayrou n’était qu’un feu de paille.

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