Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Editorial (mars 2007)

Vendredi 2 mars 2007, par Paul Vaurs // La France

Depuis bientôt cinq ans, la fraction droitière de l’oligarchie détient la
totalité du pouvoir exécutif.

L’Élysée et Matignon et la majorité absolue dans les assemblées
parlementaires. Les oligarques de gauche, la direction du Parti socialiste,
se sont contentés d’une opposition molle, interrompue par le pacte
implicite noué avec la droite pendant la campagne du référendum.

C’est dire que Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et leurs
ministres ont pu agir avec une liberté d’autant plus grande qu’ils
bénéficiaient du soutien des groupes industriels et financiers, de l’audiovisuel
public et privé et d’une grande partie de la presse écrite.

L’opposition populaire a quant à elle, été traitée avec un parfait mépris le
gouvernement n’a pas tenu compte du référendum de 2005 et son recul sur le
CPE ne l’empêche pas de préparer de nouvelles offensives pour disloquer le
droit du travail.

Somme toute, les conditions idéales étaient réunies pour une mise en oeuvre
efficace des recettes ultra-libérales censées rétablir la situation
économique et sociale. Malgré les mensonges statistiques, les présentations
enjolivées des résultats et le silence complice des chaînes de télévision,
il n’est pas difficile de constater l’échec cinglant de gouvernements dont
Nicolas Sarkozy fut et reste l’un des membres les plus éminents.

Succédant à Lionel Jospin, champion des privatisations, la « gouvernance »
de droite a poursuivi l’entreprise de liquidation du secteur public et
nationalisé. Elle a accepté la désindustrialisation de la France, marquée
par la perte de Péchiney, entre autres entreprises passées sous contrôle
étranger. Elle a assisté sans mot dire à la fusion entre Alcatel et Lucent
qui va se traduire par de nombreuses suppressions d’emplois dans notre
pays. La baisse de notre production industrielle, constatée depuis six mois,
la laisse sans réaction.

La gouvernance de droite se trouve confrontée à un déficit commercial de
plus en plus inquiétant (22,936 milliards d’euros en 2005, 29,211 milliards
en 2006) qui est la conséquence de la désindustrialisation et de l’euro
fort. Madame Lagarde, ministre en charge du commerce extérieur, reconnaît
que nous avions moins d’entreprises exportatrices qu’en l’an 2000 mais
avoue, qu’elle n’a pas de « réponse définitive » à ce « vrai sujet de
préoccupation ». Quant à l’euro, le gouvernement français pouvait invoquer
le référendum de 2005 pour exiger une révision radicale de la politique
monétaire en zone euro. Mais il a choisi, là encore, de ne rien faire.
Contrairement à ce qu’affirme depuis des années la propagande patronale, ce
n’est pas la France qui est paresseuse, mais la gouvernance ; ce ne sont pas
les Français qui ont peur des réformes mais les fiers-à-bras qui invoquent
le patriotisme économique et qui n’osent pas déclencher une crise
salutaire dans l’Union européenne.

Quant au chômage, la seule politique suivie est celle de la manipulation
et de l’occultation. Fin janvier, nous avons appris que L’INSEE reportait au
mois d’octobre la publication des chiffres annuels du chômage qui a d’ordinaire
lieu en mars. Cette manoeuvre misérable n’a pas empêché la diffusion de
chiffres officieux qui montrent que la gouvernance a perdu la bataille des
statistiques sur l’emploi - le nombre de chômeurs effectifs étant à tous
égards accablant.

Il faut que Nicolas Sarkozy s’explique sur cet échec, qui est son héritage.
Il faut qu’il dise aux Français, autrement que par les formules creuses des
discours qu’on rédige pour lui, comment il compte rétablir notre situation
économique et sociale.

Comme la plupart de ceux qui ont voté Non au référendum de 2005, nous tenons
pour inutile ou fâcheux tout candidat qui ne se prononcerait pas clairement
pour une reconstruction de l’union européenne incluant le contrôle
politique de la BCE, l’instauration d’un nouveau tarif extérieur commun.
Pour la planification souple du développement industriel national et la
nationalisation des secteurs clés pour l’augmentation massive des salaires
dans le cadre d’une nouvelle politique des revenus.

Telle est la première liste des critères qui nous permettront de faire notre
choix.

Enseignement Secondaire

Les trois crises de l’Education nationale.

L’Éducation nationale sera au coeur de la campagne qui s’amorce. De l’obligation
de se lever pour les élèves quand les professeurs entrent en classe à la
révision de la carte scolaire, tout semble être présenté cependant comme un
débat se situant à peine au niveau d’une élection législative. Une analyse
attentive du système éducatif public doit nous faire prendre conscience de l’essentiel,
c’est-à-dire de l’existence d’une triple crise révélant un manque d’arbitrage
au plus haut niveau de l’État et remettant en cause tous les acteurs.

Qui na pas été surpris, au moment des fêtes de fin d’année ou des
anniversaires, par les avalanches de cadeaux s’abattant sur nos chères têtes
blondes ? La situation que vivent de nombreux adultes ressemble à celle que
connaissent de nombreux professeurs cherchant à analyser les causes de leur
perte d’autorité que les médias rapportent avec plus ou moins d’objectivité.
Pour les aider à comprendre le phénomène de l’apparente insatisfaction des
enfants, un léger saut dans le temps s’impose.

Le mythe de l’enfant roi.

Enjambons deux ou trois générations d’élèves, pour partir du regard que les
adultes portent sur eux, au milieu des aunées 1970. Faisons la constatation
que de très grandes avancées sont alors faites, du point de vue de la
connaissance psychologique Celles-ci sont vulgarisées avec talent par
Françoise Dolto. Mais, par la suite, un grand nombre de familles sont
victimes du mythe de l’enfant roi. La crise puise ses origines dans l’idée
que ce dernier est une personne comme les autres, au risque de le confondre
peut-être avec ce qu’il n’est pas encore. Dans les salles de classes, cela
se traduit, pour les professeurs, par des palabres incessantes, stimulantes
du point de vue intellectuel, mais pesantes face à des enfants qui ne savent
pas ce qu’ils veulent.

À ce jeu, toutes les catégories socioprofessionnelles sont concernées, et
même les cultures étrangères installées en France. Un ancien ministre de l’Éducation
nationale était allé jusqu’à déclarer vouloir mettre l’élève au coeur du
système éducatif, ajoutant encore à la confusion.

Le contre-pied a depuis été pris. Dans les réunions académiques, on rappelle
que les apprenants, « selon le jargon professionnel, » ne doivent pas être
autrement considérés que comme des élèves, c’est-à-dire des enfants sur
lesquels les professeurs ont autorité. C’est un juste retour à l’ordre des
choses qui devrait aider bien des parents à retrouver leur rôle. Mais cela
ne règle pas au moins deux autres crises que traverse l’Éducation
nationale.

Tout d’abord celle des erreurs commises par la pédagogique, dont les effets
pervers commencent à peine à être mesurés. Les évaluations d’entrée en
sixième, effectuées systématiquement auprès des élèves en français et en
mathématiques montrent une situation plus qu’inquiétante. Les commentaires
officiels se félicitent du fait que près des deux tiers des élèves
réussissent aux questions de connaissance et reconnaissance des mots, ne
parvenant pas à montrer au passage de difficultés propres aux
établissements réputés être en difficultés. Mais le chiffre annoncé est
surévalué. On constate même que ce sont en fait 40,51 % des élèves qui ne
maîtrisent pas les compétences requises. Ces enfants, autrement dit, ne
comprennent pas ce qu’ils lisent. La pédagogie libérée de tout contrôle fait
des ronds dans l’eau. Les nouvelles orientations ministérielles rompent
heureusement avec les mauvaises pratiques. Le retour à la méthode
alphabétique, la réintroduction de la grammaire comme matière à part
entière, de même que la réforme de l’enseignement des mathématiques,
marquent une volonté de reprise en main,

Une pédagogie libérée de tout contrôle.

L’auteur du rapport préconisant le retour à une grammaire traditionnelle
note avec stupeur que « les éditeurs eux-mêmes ont renoncé à éditer des
ouvrages de grammaire et, aujourd’hui, dans [les] livres, tout est mélangé :
lecture, conjugaison, vocabulaire, grammaire... On à ainsi institué une
chaîne de l’ignorance ». Les parents eux-mêmes avaient fini par ne plus rien
comprendre. Dans ce jeu, le rôle joué par les plus hautes instances de l’Éducation
nationale a été plus que néfaste. En ce domaine comme en tant d’autres, l’instance
politique a laissé la structure décider de tout, au nom dune certaine
expertise, dont certes on a eu besoin au moment de la massification de l’enseignement
secondaire, après l’instauration du collège unique en 1976, mais qu’ensuite
on a laissé sans contrôle. Prenons l’exemple des consignes données pour la
mise en place de la fameuse note de vie scolaire, qui doit sanctionner le
comportement des élèves au sein des collèges. Pour le rectorat de
ClermontFerrand, son application doit éviter tout effet de double peine,
Pourquoi une telle allusion ?

À Paris, la sensibilisation au développement durable doit permettre de
lutter contre l’échec scolaire, Partout on mise sur l’équipement en
matériel informatique. Quelle logique, excepté celle de la volonté de
plaire, prévaut.? En tout cas pas celle qui veut rester attentive aux élèves
et à leurs besoins en savoirs fondamentaux. D’aucuns proposent la
suppression pure et simple des corps d’inspection et des Instituts de
Formation des Maîtres (I,U,F.M.). C’est peut-être oublier, là aussi, qu’ils
ne sont pas seuls à décider.

Se donner bonne conscience.

C’est ainsi qu’il faut s’interroger sur la troisième crise, qui touche le
système éducatif, qui relève du pouvoir politique. Les propos fleurant bon l’école
à papa ne peuvent à eux seuls constituer une réelle alternative. On pourrait
même croire que le retour aux bonnes vieilles méthodes ne sert, dans
certains discours, qu’à se donner bonne conscience. Mis en perspective par
les autres réformes, visant, elles, à dégraisser le mammouth, et auxquelles
répondent les manifestations d’enseignants, ils révèlent le peu de cas fait
en réalité de l’Éducation nationale. Du strict point de vue des élèves, que
prévoit en effet de nouveau le projet modifiant le statut de l’enseignant.
 ? En premier lieu que ce dernier peut être amené à travailler dans les
établissements de trois communes à la fois, contre deux actuellement, qu’il
peut être tenu d’effectuer tout ou partie de son service dans une autre
discipline que la sienne.

Le mot de classe, dans les textes, est remplacé par celui de division, pour
permettre la constitution de groupes de langues très hétérogènes,
comprenant des élèves de différents niveaux. Dans les lycées professionnels,
les missions d’éducation désignées par le mot formation le sont désormais
par le mot éducation, afin de permettre la polyvalence d’enseignants
bénéficiant jusqu’à aujourd’hui de formations spécifiques. Les heures
consacrées en fin de journée ou les mercredis après-midi aux activités
sportives en dehors des horaires normaux sont supprimées. Quelle logique
prévaut, si ce n’est celle qui accompagne la volonté de faire des économies
 ? On est loin là de la volonté affichée de constituer des équipes
éducatives stables et très compétentes. Il est prévu d’instaurer des
activités éducatives au titre d’un établissement ou d’un réseau d’établissement,
en matière de soutien périscolaire, avec appel, notamment, au secteur
associatif et à des acteurs extérieurs. On parachève un mouvement de
privatisation, suivi d’un vague contrôle.

Ce n’est pas à celle de papa que l’école de demain risque de ressembler,
mais à une autre importée d’outre-Atlantique et d’outre-Manche. Ce modèle,
les deux grands candidats, de gauche et de droite, à l’élection
présidentielle, l’évoquent, probablement sans s’en rendre compte, en
demandant la fin de la fameuse carte scolaire et en réclamant la possibilité
pour les parents de choisir librement l’école de leurs enfants. Le libre
choix scolaire et la concurrence entre établissements doivent amener la
hausse du niveau général de l’enseignement ; ces idées sont celles de
Milton Friedman. Le processus d’externalisation de certains services, comme
la cantine ou la gestion de certaines catégories de personnels, en est une
première ébauche, Mais le résultat que l’on obtiendra ne sera pas la fin de
l’inégalité scolaire, ce ne sera qu’un renforcement des gestions et des
structures administratives locales.

Remise en cause des principes de cohésion et d’équité.

Regardons ce qui se passe aux États-Unis- On y constate que la présence d’une
bonne école, dans un quartier, est aujourd’hui, plus qu’hier encore, un
facteur déterminant quand vient le moment de choisir une résidence. Les
municipalités réputées bénéficier de finances locales solides sont les plus
demandées et, dans certains cas, l’argent ou le piston ne suffisent même
plus à y obtenir une entrée, tant les charges pèsent sur les municipalités.
Le clivage scolaire observé au niveau des élèves, se retrouve chez les
professeurs, distinguant ceux des quartiers réputés difficiles, de ceux,
bénéficiant de tous les avantages et des bonnes références d’écoles modèles.
Les classements annuels publiés par les médias, que nous connaissons aussi
chez nous, ne font que renforcer la tendance aux inégalités. Réfléchissons-y
à deux fois avant de commencer à nous engager, en France, dans un tel
système.

Les choix politiques récents remettent en cause les principes de cohésion et
d’équité. Il ne reste pas moins vrai que de nouvelles orientations doivent
être prises pour l’école. On pense notamment à son ouverture, sans qu’il y
ait soumission, au monde de l’entreprise. Mais il s’agit là de la mise en
oeuvre d’une vraie politique de l’enseignement professionnel, et non d’un
délestage comme le laissent entrevoir les mesures déjà adoptées. Pour
commencer à régler ces trois grandes crises, un projet national présenté par
un chef de l’Etat, se sentant vraiment comptable de la cohésion future de
la société, doit être mis en oeuvre.

Campagne électorale.

De l’étoile du socialisme, il tombe ces temps-ci de l’obscur qui n’est pas
clair. Et Nicolas Sarkozy manie avec dextérité l’évidence contradictoire.
Avant, c’était simple. Un parti définissait sa ligne et ses candidats la
défendaient...

Puis Jacques Chirac s’est inspiré du classique double langage pour mettre au
point la double ligne. On juxtapose dans le même discours une ligne de
droite (vive le libéralisme et les patrons) et une ligne de gauche (il faut
résoudre la fracture sociale) comme ça tout le monde est content et on peut
être élu.

C’est ce qui se produisit !

Du coup, Nicolas Sarkozy a repris la recette du vieux maître et la respecte
dans ses moindres détails, C’est à nouveau Henri Guaino qui mitonne la
thématique nationale et sociale, « qui a succédé aux appels ultra-libéraux à
la rupture ». Courant janvier, le discours de gauche se mélangeait aux
exhortations antisociales - par exemple sur la liberté qui doit être laissée
à ceux qui veulent travailler, plus pour gagner plus, de sacrifier leur
repos hebdomadaire comme le demande le gentil patron à ses bons employés.

Le calcul néo-chiraquien est que les Français, structurellement bas du
front, n’écoutent que ce qu’ils veulent entendre les électeurs de gauche
voteront pour le Sarko de gauche, les électeurs de droite voteront pour le
Kozy de droite et le Sarkozy qui se fiche du tiers comme du quart de ce qu’il
dit à Washington, à Paris, à Sarcelles et à Neuilly, ce Sarkozy reconstitué
en fin de campagne, dis-je, empochera la mise.

Avec sa myopie congénitale de taupe saoulée à l’expertise prétentieuse, le
Parti socialiste s’est pris les pieds dans la double ligne tendue par
Sarkozy, d’où tout un attirail de propagande coûteuse diffusée en pure
perte pour fustiger le candidat proaméricain nourri de l’idéologie
néo-conservatrice, mais la séquence bushiste n’a duré que quelques
semaines. Il faudrait dénoncer maintenant le patriotisme de façade mais, le
temps que la brochure lourdement analytique et critique soit dans les boîtes
aux lettres ; Nicolas aura enfourché un nouveau cheval de bataille...

Il faut dire que les socialistes ont fort à faire avec leurs propres
lignes. Malgré un congrès et l’adoption d’un programme officiel, on compte
deux ou trois lignes depuis que Ségolène Royal est entrée en campagne.

Exemple : quand la candidate déclare à Porto le 8 décembre que « ce n’est
plus à M Trichet de décider de l’avenir de nos économies, c’est aux
dirigeants démocratiquement élus » cette ligne anti BCE presque noniste
est immédiatement combattue par deux lignes ouistes : celle de François
Hollande qui est mi-chèvre mi-chou « revenir à l’esprit des traités avant de
vouloir les modifier » plus le blabla qui noie le poisson sans qu’on sache
si finalement c’était de la carpe ou du lapin

- celle de Jacques Delors qui est hypocritement trichettiste « L’euro
protège mais l’euro ne dynamise pas », plus le blabla qui noie le poisson
sans qu on sache finalement si c’était du lard ou du cochon.

Mêmes embrouillaminis dans les circonlocutions du mouvement qui déplace les
lignes lorsqu’il est question de fiscalité, Si l’on additionne les
déclarations des dirigeants socialistes on obtient trois lignes

a) La ligne que François Hollande a exprimée en décembre dans une tribune
du Monde et qui ne figurait pas dans le programme officiel selon les amis
de Dominique Strauss-Kahn : effacement des baisses d’impôts consenties depuis
2002, pas de baisse des prélèvements obligatoires. A ce moment-là, Ségolène
Royal se taisait car elle était en phase d’écoute ;

b) La ligne que François Hollande a défendue à la mi-janvier : hausse d’impôts
pour les catégories aisées et qui est, selon les experts ségolénistes,
conforme à la ligne officielle du Parti socialiste.

c) La ligne de Ségolène Royal qui, après avoir consulté les
strauss-kahniens, s’est prononcée contre la ligne fiscale Hollandiste « Il n’y
aura pas de fiscalité nouvelle qui serait interprétée comme un élément qui
décourage le travail ou l’effort. »

Mais la candidate reste en phase d’écoute et formulera ses promesses en
février prochain. Si je n’ai rien compris aux déclarations des uns et des
autres, cela laisse le temps aux socialistes de me rectifier le portrait.

Annonce de Jack.

Conseiller spécial de Ségolène Royal, Jack Lang a fait une annonce qui,
malgré son immense talent de communicant, est tombé dans un océan d’indifférence
si la candidate socialiste est élue, elle organisera en septembre un
référendum qui aura pour thème changer la République.

L’ambition, c’est « faire de la France une vraie démocratie, avec une vraie
reforme constitutionnelle ». Avec des vraies gens.?

Il est permis de se moquer de cette déclaration désinvolte sur le fond et
lourde des clichés les plus éculés du bavardage mondain. Mais il faut
prendre Jack Lang au mot. Un référendum ne porte pas sur un thème, comme
une dissertation, mais sur un texte juridique complètement rédigé. Nous ne
demandons pas à Jack Lang de sortir de son chapeau une constitution toute
faite, mais Ségolène Royal doit présenter aux Français les idées maîtresses
et bien articulées qui seraient à la base du nouveau régime.

Ce projet institutionnel doit être présenté aux citoyens avant cent jours,
car il serait inconcevable qu’ils votent au premier tour au vu de formules
creuses et de slogans présentés par l’état-major de la candidate socialiste.

Il faut donc que Jack Lang et son ami Montebourg, qui fait depuis longtemps
campagne pour la sixième République, se concertent et organisent des séances publiques de réflexion et d’élaboration du projet constitutionnel
socialiste - selon les modalités de la démocratie participative que Ségolène
Royal veut promouvoir.

Répondre à cet article