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Ecologie !

Vendredi 6 janvier 2012 // Divers

Certains trouveront cette carte de voeux provocante. Elle l’est, si vous regardez les évènements actuels avec les yeux des bien pensants. Mais elle dit la vérité.

La vérité ! Quelle vérité ?

Le réchauffement climatique que symbolise la diminution de nos sous-vêtements dans cette carte maintes fois recyclée est une réalité. Après plusieurs siècles de refroidissement au sortir de l’optimum climatique du haut moyen-âge, un petit-âge glaciaire a culminé en 1860. A partir de cette date, les tempéatures sont naturellement remontées.Ce fait est incontestable. Présenter des graphiques débutant systématiquement à cette date pour illustrer le réchauffement anthropique sans rappeler le contexte historique, relève donc de la manipulation. Il n’empêche qu’à la fin du 20ème siècle, par son industrie, l’Homme a contribué à des désordres climatiques supplémentaires, lesquels se sont enchaînés à la sortie du Petit Âge Glaciaire. Pour la plupart des scientifiques, cette part supplémentaire du réchauffement n’est pas "naturelle".

Conséquence des gaz à effet de serre tels que l’eau

Trop présente dans l’atmosphère, le CO2 et le méthane, ce réchauffement devrait produire sur la biosphère des effets perturbants mais globalement plutôt bénéfiques. Il reste éminemment nécessaire de combattre ces émissions et nous soutiendrions les efforts de la communauté internationale s’ils étaient réels et n’avaient d’autre conséquence que de maintenir une rente pour tous ceux qui bénéficient de l’exploitation directe ou indirecte des énergies fossiles, sans, nous semble-t-il, s’attaquer aux vraies causes.

Mais la biosphère souffre de ces désordres

Car ils s’accompagnent d’un assèchement climatique global qui, non seulement alimente le réchauffement plus encore que l’inverse, mais détruit également la biosphère, progressivement. Du fait de l’appauvrissement des sols, de l’urbanisation et de toute une série d’impacts sur les nappes phréatiques, les émissions excessives de CO2 ne trouvent plus à se fixer, car l’eau manque à la végétation.

La déforestation est l’une des premières causes de désordre climatique

La communauté internationale, notamment à Cancun, a décidé de comptabiliser les forêts à la mesure du carbone qu’elles séquestrent naturellement. Ce premier pas est à saluer. Il demeure pourtant très largement insuffisant ; cette comptabilité ne tient pas compte du cycle de l’eau. Or l’eau stockée dans l’écosystème global de la forêt est un élément capital.

Du désordre du cycle de l’eau, il résulte que l’eau du ciel va trop vite à la mer

Les épisodes neigeux sont trompeurs. Ils sont un symptôme de l’assèchement et non de l’inverse !

L’ONU a décrété 2011 année internationale de la forêt

Nous formons le voeu qu’elle soit l’occasion d’aller plus loin dans la compréhension de la nécessité vitale de préserver ce capital. Pas de forêt saine sans son carburant et son comburant : le carbone venu des racines du ciel, l’eau venue des racines de terre. Le carbone ne manque pas tandis que l’’eau attendue des nappes se raréfie ! Ci-joint le logo officiel qui, malheureusement, donne une mauvaise image du fonctionnement écosystémique de la forêt !

Tel est l’un des messages que Jean-Marc Hauth martèle depuis des années 

En pratiquant lui-même, ajoutant le geste à la parole, l’aménagement de biefs pour illustrer concrètement la nécessité d’une gestion globale de l’eau. Au moment où une grande revue internationale, leader sur les problèmes liés aux enjeux globaux, l’a surnommé le "water man", nous publions pour cette nouvelle année un texte qu’il nous a confié il y a quelques mois. Cette publication accompagne le soutien que notre réseau apporte à la sauvegarde du Lac Tchad. Pourquoi ? Parce que ce lac est emblématique de la difficile équation que pose une alliance équilibrée entre une nature fluctuante, et tétue, et les hommes qui ne le sont pas moins !

La bataille pour la protection de la biosphère est un enjeu de première importance

Nagoya, Cancun et l’année de la forêt sont des signes que cette priorité est mieux reconnue, mieux comprise. Il ne s’agit pas de dire que le monde s’est trompé de priorité sous l’effet de lobbies. Juger cette période appartient désormais aux historiens de demain. Il s’agit aujourd’hui que pays développés, pays émergents et pays pauvres nouent en quelque sorte une nouvelle alliance pour la préservation d’un environnement commun. La question de l’eau n’est pas une mode. Elle pose de redoutables problèmes d’aménagement. Car un paysage se modèle au fil des décennies, voire des siècles. Sauf s’il s’agit de le saccager. Au regard des modes de production, il faut espérer que les Etats sauront inciter les entreprises à économiser les énergies et les matières premières critiques. La mode du greenwashing est telle, parfois par pure récupération des attentes du public, qu’il est possible cependant de l’espérer. Mais rétablir le cycle de l’eau exige une révolution d’une autre ampleur. Elle concerne non plus seulement la ville et l’industrie mais tout le territoire que les hommes occupent. Il serait vain d’espérer y parvenir sans une vraie reconquête du politique.

Cette nécessité remet au devant de la scène l’alliance entre l’Homme et la Nature, laquelle avait fondé voici quelques petits milliers d’années, le début ce que nous appelons "notre civilisation"...

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