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ÉRIC WOERTH Député-maire de Chantilly.

Mercredi 10 août 2011, par Christian Wagner // La France

ÉRIC WOERTH   Député-maire de Chantilly

Quels rapports la mairie entretient-elle avec le domaine de Chantilly, l’Institut et la Fondation ?

Chantilly est une ville à la superficie réduite mais aux intervenants nombreux. Une grande partie de son territoire foncier appartient à l’Institut avec lequel nous entretenons, de fait, des rapports étroits. La structure d’organisation des courses, France-Galop, est également un des acteurs incontournables de la commune. Par ailleurs, la Fondation, qui est un nouvel intervenant, a des projets de développement très importants pour le domaine. La mairie ne peut évidemment pas s’en désolidariser ou y être étranger.

Si personne n’empiète sur les compétences des uns et des autres, les liens qui nous unissent sont solides. La réalisation de certains projets est commune. Les Feux de Chantilly en sont un exemple significatif : cette manifestation est le fruit d’une collaboration entre le propriétaire, l’Institut, la Fondation, exploitante du domaine et la ville, responsable de l’ordre public.

Chantilly est ainsi entré dans un cycle positif grâce à une fondation dynamique représentée par des gens qui sont des professionnels de la culture et de la gestion ; grâce à l’Aga Khan qui l’a créée et qui y a mis les moyens nécessaires ; grâce, enfin, à l’Institut de France qui a eu l’intelligence de solliciter cette aide. De son côté, la mairie favorise le développement d’une identité forte, liée au domaine. Ce climat serein il ne l’a pas toujours été ! est essentiel à la bonne marche de l’ensemble. Nous évitons ce travers si français qui consiste à mettre des bâtons dans les roues du voisin...

Vous avez consacré un livre au duc d’Aumale (Le duc d’Aumale : l’étonnant destin d’un prince collectionneur, L’Archipel, 2006). Qu’évoque pour vous ce prince mécène ?

Le duc d’Aumale avait la dimension d’un homme d’État. Son attitude, à une époque qui hésitait entre empire, république ou monarchie, n’a pas manqué de panache. En militaire qui aimait profondément la France, il était prêt à se mettre au service du gouvernement de son pays, pourvu qu’il soit légitime. Sans jamais trahir les siens, ni sa mémoire familiale, il n’a jamais été l’homme d’un clan, sachant rester à sa place et faire preuve de lucidité. Il fut également un collectionneur fabuleux animé par un rare souci de transmission. Son testament est magnifique et visionnaire : il fait de Chantilly un lieu absolument unique.

La ville est surtout connu pour ses courses de chevaux. Y a-t-Il d’autre activités qui mériteraient d’être reconnues ?

Chantilly est une « marque » forte mais reste méconnue du grand public. C’est une ville commerçante et la commune abrite une pépinière de petites entreprises de services. S’il y eut dans le passé des activités comme la production de dentelles toujours utilisée en haute couture sous le nom de dentelles de Chantilly » et, au XVIIIe siècle, de la porcelaine produite pour les princes de Condé, c’est en effet, depuis le XIXe siècle, au cheval que l’on pense quand on parle de Chantilly. C’est un formidable atout économique pour la ville que la mairie et les élus s’appliquent à développer : la rénovation de l’hippodrome achevée, la ville accueillera une quarantaine de réunions de courses par an, contre six quand j’ai été élu maire.

Apremont, qui fait partie de la communauté de communes, abrite le plus grand club de polo de France. Les championnats du monde de la discipline s’y sont déroulées en 2004. De même, le concours de sauts d’obstacle de Chantilly fait partie du circuit « Global champions tour », cette compétition qui réunit chaque année les 40 meilleurs cavaliers mondiaux.

Toutes ces activités créent des emplois. L’effet pervers, c’est que les médias renvoient de Chantilly l’image d’un ghetto de riches, réduit aux belles toilettes portées par les dames au prix de Diane. Cela m’irrite fortement, pour ne pas dire plus. C’est faux, insultant et malhonnête. Nous avons 20% de logements sociaux ! Notre équilibre social n’a rien à envier à personne et, en temps que maire de Chantilly, j’en suis très fier. Nous avons encore des projets de résidences sociales pour les personnes âgées et pour les cavaliers. Le revenu par habitant est, certes, supérieur à la moyenne. Est-ce un crime ?

Propos recueillis par J-B. d’Albaret et Christian Wagner

A lire : ENFIN MA VÉRITÉ
Entretiens avec Renaud Revel (2011) Pion

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