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ÉLECTIONS EN CÔTE D’IVOIRE.

Ne pas confondre vitesse et précipitation.

Samedi 6 décembre 2008 // L’Afrique

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a fait part vendredi 7 novembre 2008 de son impatience devant les retards incessants subis par la préparation des élections en Côte d’ivoire. Il a par conséquent mis en demeure les responsables du pays de faire en sorte qu’elles se tiennent avant la fin du printemps 2009. Dans une déclaration adoptée à l’unanimité, le Conseil se déclare vivement préoccupé par un éventuel report qui serait le troisième depuis la signature de l’accord politique de Ouagadougou et risquerait de compromettre tout le processus de paix ivoirien.

Il « demande instamment aux parties ivoiriennes de prendre immédiatement et à titre prioritaire les mesures concrètes nécessaires pour que les opérations d’identification et d’enregistrement des électeurs puissent être menées à leur terme, de façon crédible et transparente, avant la fin de janvier 2009 ». Dans la même déclaration lue par l’ambassadeur du Costa Rica, Jorge Urbina, président du Conseil de sécurité en novembre, celui-ci « se déclare déterminé à soutenir pleinement en Côte d’Ivoire un processus électoral crédible, étant entendu que I’élection Présidentielle sera organisée avant la fin du printemps 2009 ».

La pression faite par le Conseil afin que la présidentielle se tienne coûte que vaille avant la fin juin 2009, est tout simplement inadmissible. Les Nations-Unies veulent-elles réaliser des économies budgétaires sur la Côte d’ivoire ? Alors quelles le disent clairement. Sont-elles lassées par le dossier ivoirien ? Quelles n’aient pas peur de jeter l’éponge. Sinon sur quelles bases le Conseil se fonderait-il pour refuser à la Côte d’ivoire les délais escomptés pour une bonne préparation des opérations préalables au vote alors que ce même Conseil est souvent moins regardant quand il s’agit d’autres pays dont je me garde de citer les noms ici ? Pourquoi Ban Ki-Moon se montre-t-il si pressé d’en finir avec la Côte d’ivoire ?

L’élection présidentielle dans ce pays - tout le monde en convient -sera sans conteste à haut risque. Avant même le lancement officiel de la campagne, chacun des trois grands candidats, À savoir, le président sortant Laurent Ghagbo, l’ancien premier ministre Alassane Ouattara et l’ancien président Henri Konan Bédié. annonce d’ores et déjà sa victoire. Autant le tenant de la fonction entend rempiler pour appliquer son programme qu’il n’a pu réaliser pour cause de tentative de coup d’état en septembre 2002, autant l’ancien premier ministre, après avoir échappé à plusieurs tentatives d’assassinat, se dit qu’il a déjà trop attendu et que son heure a sonné, autant l’ancien président de la République jette toutes les forces dans cette bataille conscient que son âge avancé ne lui permettra plus de se re-présenter dans cinq ans s’il perdait la parte cette fois-ci. Dans les conditions pareilles, le moindre faux pas est strictement interdit, sinon, c’est le retour à la guerre. Et cette fois-ci, la Côte d’ivoire ne s’en relèverait pas de sitôt. C’est pourquoi il faut faire attention à ne pas confondre vitesse et précipitation, à ne prenant pas en considération de telles déclarations.

Le représentant des Nations-Unies en Côte d’ivoire, CMI Young-JIn, vient d’affirmer devant le Conseil de sécurité que les retards croissants observés dans les préparatifs des élections fragilisaient la paix dans le pays. Pour ma part, il va un peu vite en besogne. C’est plutôt les pressions incessantes des Nations-Unies qui risquent de fragiliser Même si on peut (on doit) faire confiance à Blaise Compaoré, le président du Faso et facilitateur de la crise ivoirienne, de tout faire pour mener à bien ce processus, ce serait tout de même irresponsable d’avancer une date quelconque tant que les fondamentaux de l’élection ne sont pas réalisés. Il s’agit de l’identification, de la mise à jour des listes électorales et la délivrance de nouvelles cartes d’identité et d’électeurs. Ce processus est hyper sensible et vu le contexte dans lequel il se déroule, la Commission électorale indépendante marche sur des œufs. Que je sache, l’objectif des Nations-Unies et de l’Union Africaine, c’est d’organiser une élection qui serait incontestée par les candidats battus. Les femmes du FPI, le parti présidentiel, estiment qu’il faudrait encore au moins un an pour réussir la mise à jour de ces listes. À mon avis, on ferait une grosse erreur la paix dans ce pays, et non le fait de se donner du temps nécessaire pour confectionner des listes électorales fiables et incontestables pour tous.

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