Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Dominique Strauss-Kahn.

Jeudi 28 avril 2011 // Le Monde

Dominique Strauss-Kahn

Cet homme est dangereux... Ce n’est pas des USA où il gère le Front Monétaire International (où il doit sa place de directeur du FMI à Nicolas Sarkozy) que Strauss-Kahn va nous faire croire qu’il est de gauche.

Si vous voulez vôter à Gauche, faites confiance à François Hollande ; il a été le responsable politique qui défendra le mieux vos convictions. Monsieur Hollande a été le Premier Secrétaire du Parti Socialiste durant plusieurs années, FH est un véritable homme de gauche ; Pas Strauss-Kahn, c’est un usurpateur.

Polémiques : Nous l’appelons DS, mais la DS, c’est elle, celle qui diffuse les messages « discrets de son pauvre mari ». Dominique, l’homme providentiel, celui que les masses laborieuses attendent pour les sauver, celui qui attend les fins de mois pour percevoir sa paye (à peine 500 000 euros pour l’année). Quelle tristesse… Le pauvre !

Les SDF, les sans-papiers, celles et ceux qui tendent la main, tous ceux qui comme lui espèrent que le Seigneur Dominique Strauss-Kahn sera celui qui d’un coup de baguette magique fera de la gauche Française un paradis digne des mille et une nuits.

Français, ne vous laissez pas abuser par le directeur du FMI. Je puis affirmer que Monsieur Sarkozy à l’âge de 22 ans, devait travailler pour se payer ses études. Sarkozy connaît le peuple, pas suffisamment peut-être, mais contrairement à son prétendu adversaire, Nicolas en a bavé pour arriver au sommet de l’Etat.

Dominique Strauss-Kahn et sa femme Madame Anne Sinclair sont riches, très riches d’argent, moins du cœur. C’est normal qu’ils aient de l’argent, énormément d’argent, mais que ce couple et leurs amis ne viennent pas nous abreuver des soi-disantes idées socialistes de leur idole. Au parti Socialiste il y a des femmes et des hommes qui eux connaissent le mal de vivre de plusieurs millions de citoyens Français. Mais de grâce laissons le couple DSK aux Etats-Unis et espérons que le PS saura trouver un candidat capable d’affronter le bilan plus que positif du Président Sarkozy.

Alors Dominique tu y vas ? Ira ? N’ira pas ? Officiellement Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur général du Fonds monétaire international (FMI), n’a pas pris la décision de se présenter aux primaires du Parti socialiste qui doivent désigner le candidat du PS à l’élection présidentielle de mai 2012. Candidat ou pas, il gêne de nombreuses ambitions à gauche. Pour la droite, il reste un adversaire redoutable. Mais souhaite-t-il vraiment y aller ?

À EN CROIRE les instituts de sondages, si les élections avaient lieu aujourd’hui, Dominique Strauss-Kahn (DSK) serait élu 24e président de la République française. Face à n’importe quel adversaire. Il recueillerait, 25 à 30% des intentions de vote au premier tour et serait sûr de l’emporter face à Marine Le Pen qui accéderait aussi au second tour. Pourquoi un tel engouement pour le « Managing Director » du FMI ? En raison de sa stature internationale ? De sa connaissance du milieu économique et de ses réseaux dans le monde de l’entreprise ? D’une posture sociale-libérale-démocrate qui rassure plus que celle de Martine Aubry, François Hollande ou Ségolène Royal ?

L’homme qui s’est un peu dévoilé dans un long reportage de Canal + (diffusé le 13 mars) sait qu’il gêne à gauche. Pour plusieurs raisons. On lui reconnait des compétences économiques qui vont dans le sens d’un capitalisme régulé que réclament les Français. Ces derniers pensent qu’il est le plus crédible, à gauche, pour trouver des solutions aux problèmes liés à la crise. Il passe aussi pour un réformateur : n’est-ce pas lui qui a imposé les 35 heures en France, laissant le soin à Martine Aubry de (mal) les appliquer ? Enfin, DSK disposerait d’un charisme d’homme d’État, une carrure forgée par son travail au FMI qui l’amène à dialoguer en permanence avec les plus grands noms de la planète. Ces éléments lui donnent une avance considérable vis-à-vis de François Hollande ou de Martine Aubry. Mais les autres candidats du PS, qui se départageront dans une primaire dont l’application n’est pas finalisée, n’ont pas dit leur dernier mot. Ainsi, comme l’affirme un de ses « proches », Martine Aubry « ne se conçoit pas comme un plan Bpar rapport à Dominique Strauss-Kahn ». D’autant plus qu’elle a reçu le soutien d’une soixantaine de députés. Mais la première secrétaire répète, dès qu’on l’interroge, que DSK et elle ne seront pas candidats l’un contre l’autre. L’un des deux devra donc se désister.

AMATEUR DE BELLES CHOSES

Craint dans son propre camp, l’homme est aussi un redoutable adversaire pour la droite. Nicolas Sarkozy qui souhaitait en faire son challenger il y a quelques mois, semble se raviser. À n’en pas douter, le chef de l’État saura mettre à profit les petites et grandes faiblesses de l’ancien député-maire de Sarcelles. Et les anti-DSK n’oublient pas qu’il a été écrasé en 2006 par Ségolène Royal aux primaires du PS. Tous stigmatiseront son éloignement physique de la France. Benoit Hamon, soutien de Martine Aubry, pense ainsi qu’il a la « tête ailleurs » (L’Express du 2 mars 2011). DSK lui-même se sait fragile en raison de l’image bourgeoise qu’il renvoie. Ne possède-t-il pas un appartement de 250 m2 place des Vosges (Paris) estimé à quatre millions d’euros, un autre appartement à New York (380 m2), estimé à trois millions d’euros et un riad dans la vieille ville de Marrakech ? Pierre Lellouche et Christian Jacob ont eu beau jeu de fustiger, son côté « gauche ultra-caviar ». François Baroin a fait chorus en le qualifiant de « Tartuffe dans une comédie de boulevard ». Tous s’accordent en tous cas sur le travers de DSK qui est aujourd’hui un secret de polichinelle : « Le seul vrai problème de Strauss Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle. On est en France... », a estimé Jean Quatremer, dans Libération.

SON PLUS GRAND ADVERSAIRE...

Mais pour être président, faut-il encore en avoir envie. Si DSK a redit sa détermination devant la caméra de Canal+, il n’a fait part, ni de ses intentions, ni de sa motivation et encore moins de sa décision. À ce stade de la compétition, le plus grand adversaire de l’ancien ministre des gouvernements Cresson, Bérégovoy et Jospin, c’est DSK lui-même. Pour au moins cinq bonnes raisons.

Premièrement, le candidat semble redouter d’aller à la bataille des primaires, malgré son statut de favori. Conscient que sa cote de popularité est meilleure auprès des Français qu’au sein des militants et sympathisants du PS, il veut s’imposer comme le candidat naturel du PS et ne veut pas entendre parler des primaires. Ses fidèles poussent le PS à abandonner purement®et simplement cette « mascarade », redoutant que la ;logique de division ne l’emporte finalement sur le rassemblement. De plus, une courte victoire de DSK sur Martine Aubry ou François Hollande le discréditerait. Quant à une défaite...

Deuxièmement, le syndrome Balladur plane sur le patron du FMI. A plus d’un an du scrutin, la quasi-totalité des candidats donnés gagnants par les sondages sont restés à la grille du Coq : ce fut le cas de Giscard d’Estaing en 1981, de Balladur en 1995, de Jospin en 2002, de Royal en 2007. L’effet de bulle qui touche généralement les candidats se réclamant proche du centre se dégonfle à l’approche du scrutin. Aujourd’hui crédité de 78% de bonnes opinions chez les sympathisants de droite, DSK devrait voir cet avantage s’amenuiser dès son entrée en campagne, compte tenu du clivage gauche/droite qui s’affirme dans ce type de scrutin.

PORTE OUVERTE

Troisièmement, DSK hésite à quitter son poste du FMI, fonction dont il est redevable à Nicolas Sarkozy. Le compagnon de l’ancienne présentatrice de télévision, Anne Sinclair, sait que s’il se déclare candidat aux primaires, il devra quitter sa fonction de « Managing director ». Car le directeur général de cette institution ne peut pas faire de politique. De plus, il serait malvenu pour DSK de quitter le navire en pleine bataille, alors que son pays d’origine, qui a tout fait pour qu’il soit élu à la tête du FMI, préside le G20 ! Mais est-ce réellement son souci ?

Quatrièmement, l’aspect financier représente une donnée de poids pour l’ancien ministre socialiste. En tant que directeur général du FMI, DSK touche une rémunération de 420 930 $ (environ 267 400 €) auxquels s’ajoute une allocation de frais de 75 350 $ (environ 47 800 €), soit un total d’environ 315 200 €... net d’impôts puisqu’il est fonctionnaire international. Le chef de l’État ne perçoit, quant à lui, que 232 000 € net. Il faut aussi compter sur le rapport rémunération/responsabilité. Le poste du FMI est moins médiatiquement exposé que celui de l’Élysée.

Cinquièmement enfin, DSK aura du mal à surmonter ses ambiguïtés idéologiques durant trois mois de campagne : soit il reste « réformiste » et sera un Sarkozy de gauche (avec le risque d’une forte percée de l’extrême gauche), soit il adopte un programme de gauche et y laissera une partie de sa popularité. Tous ces obstacles, plus ou moins importants vont-ils encourager ou dissuader DSK de se présenter ? A-t-il vraiment envie d’y aller ? Sera-t-il le nouveau Jacques Delors de la gauche ?

Répondre à cet article