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Dominique Strauss-Kahn, l’enfant chéri des médias.

Lundi 5 juillet 2010 // La France

Tout occupé à imposer une déflation imbécile et criminelle, Dominique Strauss-Kahn ne dit rien sur la politique française. Mais une grande partie des médias est en train de l’instituer « candidat naturel » de la gauche et au-delà.

Intéressant paradoxe : alors que la droite accepte n’importe quel candidat pour la présidentielle, dès lors qu’il ne touche pas au portefeuille des nantis, la gauche qui se déclare hostile au pouvoir personnel est toujours en attente de l’homme providentiel. Hier, pas de gauche sans Jean Jaurès, Léon Blum, Pierre Mendès-France et François Mitterrand. Aujourd’hui, attente impatiente du Sauveur suprême, qui serait le Grand Restaurateur au sein nourricier du terme d’une troupe affamée de places et d’honneurs.

Or voici que le chœur médiatique nous annonce l’arrivée prochaine de l’heureux éligible, que les commentateurs installent comme « candidat naturel » avant que le bonhomme ait fait part de ses intentions réelles.

Le bonhomme, c’est Strauss-Kahn qu’il se nomme les Français le savent, ils l’ont toujours su. Il me faut avouer notre faute : nous avons douté, lorsque, à l’automne dernier, des amis très bien informés nous ont avertis que la machine était en marche, qu’un réseau puissant travaillait pour DSK, que les primaires ne seraient pas un problème pour lui et que Martine Aubry roulait pour le Sauveur et se rallierait à l’homme qui a l’avantage de convenir à une large fraction de la droite affairiste.

Or nous voyons ce scénario prendre, de mois en mois, toujours plus de consistance :
Olivier Ferrand, patron de Terra Nova disserte régulièrement sur maints plateaux,les rapports de cette société de pensée sont largement diffusés, Martine Aubry, candidate déclarée, n’agresse point Dominique Strauss-Kahn et la grande presse évoque un pacte entre « Martine » et « Dominique » sans être démentie. Et voici que Ségolène Royal en vient à dire qu’elle souhaite prendre part à l’accord. Bien entendu, le strausskahnisme des médias trouve son écho dans des sondages flatteurs pour l’homme dont on commence à dire qu’il pourrait battre Nicolas Sarkozy.

Nous en sommes là et il est toujours permis d’espérer que le sémillant personnage renoncera aux fatigues d’une campagne électorale et choisira de terminer autrement sa carrière. J’en ai fini avec ces constats et suppositions, car il faut éviter d’entrer dans la logique des médias, qui ne s’intéressent qu’aux stratégies pour cette simple raison que tout commentateur autorisé des faits et gestes du milieu dirigeant a tout intérêt à savoir qui sera demain le patron.

Comme les gens de médias croient à la communication et prennent pour critère les sondages d’opinion, les candidats sont jugés sur leur efficacité - jamais sur leurs convictions. Droitiser son discours ou le gauchir n’est que des artifices présentés comme tels dans les médias où l’on n’hésite plus à donner la parole communicant qui a fabriqué une campagne, une contre-attaque ou une petite phrase. Le conseiller médias de Christ Estrosi est venu expliquer comment il avait défendu son commanditaire dans une misérable affaire de logement de fonction (mais il n’a pas donné le montant de la facture) et l’on a publié le nom de celui qui a rédigé la petite phrase de Martine Aubry sur Madoff insignifiante, mais qui a fait grand bruit.

Or pour nous les questions stratégiques sont secondaires, car elles doivent dépendre des convictions : que pensent Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, que veulent-ils faire lorsque l’un sera l’Élysée et l’autre à Matignon ? Ni le passé, ni le présent ne plaident en leur faveur : tous deux complices Lionel Jospin, champion des privatisations et coresponsable de l’agression contre la Yougoslavie, ils étaient chauds partisans du prétendu « traité constitutionnel ». Dominique Strauss-Kahn est l’artisan de la déflation, le Laval du XXI° siècle, que Martine Aubry et la direction socialiste soutiennent en votant avec la droite les « plans de sauvetage européens ».

Comment les socialistes sincères et l’ensemble des électeurs de gauche pourraient-ils accepter de soutenir celui qui met en œuvre le programme ultra-libéral et celle qui entérine cette sauvagerie ?

Telle est la seule question qui vaille. Nous la poserons sans relâche.

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