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Deux hommes d’exception, deux parcours différents…

Mardi 20 avril 2010 // L’Histoire

Ils ont pris l’un comme l’autre le pouls des « mondes » qui habitent notre terre…

En 1916, le père Charles de Foucault percevait lucidement les origines de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Il ne s’agit plus de ce qui s’appelait « L’Empire », mais tout simplement de la France…

Plus près de nous, après une longue vie consacrée à la défense des cultures que l’Occident souvent méprisait, Claude Lévi-Strauss découvrait son attachement à sa culture agressée…

De l’islam et autres considérations…

Loin de nous de stigmatiser les musulmans de France ! Nous avons le « privilège » de pouvoir en débattre de « bonne foi » avec plusieurs d’entre eux. Et nous ne mettons jamais en doute leur « bonne foi » quand ils témoignent, qui de son attachement à la France, qui de sa reconnaissance envers notre pays. Chaque parcours est une aventure individuelle fortement marquée, aussi, par l’histoire familiale…

La mémoire, quand il y a mémoire, n’est pas la même pour un musulman de France issue du Maroc, de la Tunisie, de l’Algérie, du Mali ou d’un autre pays d’Afrique « Noire »… Si tous sont liés par leur foi, la lecture qu’ils en font, est des plus diverses et complexes.

Les images du chaos du monde n’ont de cesse de troubler leurs repères… Nous y reviendrons… Fort de ce qu’entrevoyait le Bienheureux père Charles de Foucault qui ne se voilait pas la face, avons-nous su simplement faire aimer la France riche de ses racines chrétiennes ? Et comme le découvrait Claude Lévi-Strauss sommes-nous encore capable aujourd’hui de dire : « je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture » 


Lettre du père Charles de Foucauld à René Bazin de l’Académie Française, le 29 juillet 1916.

"Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.

L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens.

Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du Medhi (Mehdi), il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le Medhi (Mehdi) surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’ engage à subir avec calme son épreuve ; "l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi (Mehdi), en lequel ils soumettront la France.

De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du Medhi (Mehdi)..."

Citation de Lévi-Strauss.

Dans son dictionnaire intime, au mot islam, il écrit : " Une religion que je connais mal. J’ajouterai pourtant que nous sommes aujourd’hui les protagonistes d’un phénomène assez paradoxal de l’histoire auquel l’islam me semble mêlé... J’ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d’autres cultures dont je me suis fait le défenseur et le témoin.
Maintenant, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis de menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l’explosion islamique. Du coup, je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture".

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