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Deux approches différentes de la situation de la France et de son Président.

Renouvin contre le Président et Vaurs en osmose avec le Chef de l’Etat.

Vendredi 23 mai 2008 // La France

Rien ne vaut un détour par l’étranger pour clarifier ses idées et impressions sur les affaires intérieures. Après huit jour en Asie centrale, il m’apparaît clairement que la partie est joué et perdue pour l’ensemble du milieu dirigeant français. Longtemps les oligarques nous ont impressionnés en se présentant comme des pragmatiques deux pieds sur le terrain et les mains dans le cambouis. Comme nous ne comprenions pas les « réformes  », ils changeaient de propagandistes. Cela ne marche plus. Le peuple français ne vit pas au gré de la communication médiatique. Les intellectuels, pas leurs caricatures débattent loin des querelles dérisoires qui s’étalent dans la presse officielle.

Les journalistes pas les chiens de garde trouvent leur liberté et leurs lecteurs sur la Toile quand ils n’ont pas la chance dc pouvoir écrire sur du papier libre.

Je ne revendique donc pas une lucidité supérieure, au nom d’expériences hors du commun. Si je prenais cette pose, si nous proclamions que Royaliste se bat seul contre tous, ce serait atroce parce que cela signifierait que notre combat est perdu. Au retour du Tadjikistan, écrivant dans un journal qui s’est toujours fait un peu partout en France et dans le monde, j’observe que nous sommes dans le mouvement de l’histoire nationale sans en tirer la moindre satisfaction. Pourquoi ?

S’il est vrai que toutes les fractions de l’oligarchie de droite, de gauche, patronale, syndicale, médiatique vivent dans la même bulle face à un peuple de salariés, de chômeurs, et de retraités en colère, nous sommes bel et bien dans une situation que nous devrons maîtriser. Ce n’est pas aux étudiants, ni aux écoliers de manifester ; Si on leur appuyait sur le nez, il en sortirait du petit lait. Les étudiants dans leurs écoles où leurs facultés et les professeurs ou instits au travail Ils sont payés pour apprendre nos enfants et non pour défiler en hurlant des slogans tout aussi stupides qu’imbéciles. Ras-le bol de payer pour des enseignants qui ne travaillent que 30 heures par semaines et qui bénéficient de cinq mois de vacances par ans. Nous les contribuables ne sommes pas là pour « cracher notre argent » et rémunérer ces « damnés de la terre. »

Perte de temps. La crise alimentaire est au centre de l’actualité. Les pauvres ont faim.? Drôle de découverte. À Douchanbe l’été dernier, la hausse du prix du pain était déjà angoissante. C’est aujourd’hui une tragédie. Elle frappe d’autres pays, d’autres continents mais l’Asie centrale a subis de surcroît un effroyable hiver nous ne savons pas encore combien il a fait de morts. Les pays riches, frappés par une crise de riches, devraient réorganiser complètement les relations économiques internationales. Ils ne le font pas. Ils ne le feront pas tant qu’ils n’y seront pas contraints par la pression populaire. C’est parce que les émeutes de la faim ont fait peur, en Afrique, à Haïti, que l’on s’est gravement penché sur le problème.

Et que de temps perdu à répondre des divagations de l’État Français depuis bien des lustres, et qu’on s’interdit de critiquer les autorités françaises devant des étrangers ! Heureusement, les amis de la France font par eux-mêmes les distinctions nécessaires et, dans la plupart des cas, l’action quotidienne des diplomates, des soldats, des ingénieurs et des entrepreneurs français compensent les errements et reniements des très hauts personnages. La tâche était tout de même plus facile, au temps de François Mitterrand, Dominique de Villepin et de Jacques Chirac...

Dissipation. À l’heure où Radio Nostalgie célèbre Mai 1968 en diffusant 48 heures durant des documents sonores et des chansons de l’époque. Après huit jours passés à parler de la faim, du froid, de l’Union soviétique, de la guerre civile, ce récit « légendaire » est proprement hallucinant. Voici des « anciens combattants » qui n’ont pas combattu. Des intellectuels sans œuvre, sont d’excellents charlatans. Des écologistes ennemis d’une politique de développement capable de transformer la nature pour le bien-être des hommes. Des « humanitaires » méprisés ou détestés par les populations qu’ils sont censés sauver à cause de leur égocentrisme et de leurs trafics. Des féministes qui ont produit un discours absurde ou désastreux dans les sociétés où les femmes sont exposées quotidiennement à toutes les formes de violence.

Danger. Dans la rue le 1ermai, on se rassure un peu et on espère que la dynamique des mobilisations l’emportera sur les prudences, le mot est faible des directions syndicales. Mais on doit aussi envisager la réaction violente d’une oligarchie aux abois. Nous ne sommes plus en Mai 1968 le risque de répression sanglante n’est pas d’actualité et une révolte de grande ampleur doit être exclu.

Le Président Nicolas Sarkozy, est un pragmatique, les Français veulent approuve sa politique, celle d’un homme courageux et déterminé à faire passer des lois que ces prédécesseurs n’ont jamais eu la force de caractère de mener à leur terme.

Bertrand Renouvin l’anti Sarkozy, et Paul Vaurs le pro Sarkozy.

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