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Dettes publiques !

Jeudi 14 janvier 2010 // La France

AVEC LA CRISE, les déficits publics, déjà conséquents, se sont gonflés de manière considérable. Ils devraient représenter environ 8 % du PIB aux Etats-Unis et en France, 13 % au Royaume-Uni, 9 % en Espagne, 6 % en Allemagne et en Italie en 2010. Et comme le secteur privé se désendette, la croissance, si elle revient, ne pourra qu’être modeste. D’où, non seulement persistance mais gonflement des taux d’endettement public. Si bien que ceux-ci devraient dépasser, en 2013, 100 % du PIB pour tous les grands pays de l’OCDE. L’hebdomadaire The Economist a chiffré le montant de la dette publique mondiale à 35 091 milliards de dollars !

Quant à la France, avec un total de prélèvements obligatoires oscillant autour de 44 % du PIB, elle se situe depuis longtemps, fiscalement, dans le peloton de tête des nations. Si l’on en croit maintenant le magazine Forbes Asie, nous sommes même devenus les champions incontestés de l’imposition avec un total qui nous place loin en tête, si l’on additionne les six taux marginaux, les plus élevés, des prélèvements suivants : impôt sur les sociétés, sur le revenu, sur la fortune, cotisations sociales employeurs et employés, TVA. La richesse et la réussite sont taxées de façon démesurée en France, comparativement aux autres grands pays.

Or, avec une situation budgétaire ravagée par les déficits - 130 milliards attendus en 2009, pour 240 milliards de recettes -, le gouvernement français doit faire face au trou abyssal de la Sécurité sociale (20 milliards en 2009, 30... en 2010 ?) et à une dette publique de 1400 milliards d’euros, soit quelque 75 % du PIB dont le seul intérêt ponctionne chaque année 3 % du PIB. 700 millions d’euros à trouver tous les jours !

Et, comme avec les interventions d’urgence de toute nature et le soutien à l’emploi, l’État nourricier a dépensé à tout va, l’heure est à la chasse tous azimuts au trésor et à la recherche de boucs émissaires, puisqu’il n’est pas question - pour l’heure tout au moins - d’augmenter les impôts.

L’affaire des 3 000 noms qui auraient dissimulé trois milliards d’euros sur des comptes en Suisse tombe très à propos pour Bercy en panne de fraîche. Il est, certes, regrettable que des citoyens se soustraient à l’impôt, mais y aurait-il autant de paradis fiscaux sans l’enfer fiscal ? Et si le curseur fiscal n’était pas devenu confiscatoire y aurait-il autant de fraudeurs ? Pour colmater la brèche géante dans nos finances publiques, l’État entend faire feu de tout bois et stigmatiser les possédants qui tentent d’échapper à l’impôt.

À ce sujet, est-il préférable de faire rentrer trois milliards de capitaux sous la menace et la peur ou de procéder, comme en Italie, en passant l’éponge, moyennant une certaine contribution, ce qui a ramené dans la Botte plus de 40 milliards d’euros ? Et pourquoi ne pas utiliser le projet d’amnistie fiscale transmis par l’Institut Montaigne à l’Élysée et à Matignon ?

Il est vrai qu’en France, c’est encore la loi des suspects, la lutte des classes et le paradis des dénonciateurs, un climat entretenu par des politiciens, moins regardant sur leur propre financement.

Tôt ou tard, il faudra bien éponger la dette, réduire les déficits, arrêter la machine infernale de l’endettement. C’est un programme de sacrifice pour tous : augmenter l’âge du départ à la retraite, faire comprendre aux fonctionnaires que l’on ne peut augmenter chaque année systématiquement leurs rémunérations, à certains privilégiés de niches fiscales que ce temps est révolu... À moins d’avoir recours à des moyens plus expéditifs. À voir comment le ballon d’essai sur l’augmentation du forfait hospitalier vient d’être accueilli, on peut s’inquiéter quant à la lucidité des citoyens.

Reste que l’État doit poursuivre son train de réformes, dépenser moins pour agir mieux. Pourquoi laisser perdurer par exemple ces arrêts maladie abusifs et la gabegie engendrée dans les hôpitaux où l’on pratique une gratuité totale pour les étrangers ?

Des dettes publiques élevées, c’est toujours un prélèvement sur la croissance future. Et donc pour les nouvelles générations. Des États s’y sont perdus. En sommes-nous vraiment conscients ?

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