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Des saveurs autres qu’un goût de fin.

Mercredi 1er septembre 2010 // Divers

II n’y a plus que des mauvaises nouvelles. Quelques contrats glanés à travers le monde, en Russie, en Chine, ne changeront pas la donne pour la France. Elle perd peu à peu tous ses atouts. Ce n’est pas réjouissant. Il n’est pas jusqu’à cette équipe de foot, censée représentée la France à la coupe du monde, qui ne soit le symbole vivant de cette déconfiture aussi affligeante que ridicule.

Vient un moment où il n’y a même plus de commentaire à faire. Il y a quelque chose de cassé en France. Tout le monde maintenant va se retourner contre Nicolas Sarkozy : l’homme qui s’est exposé à tout, non seulement aux risques bancaires mais encore aux aléas du foot, sera rendu responsable de tous les désastres. Et, certes, il l’aura voulu et même cherché.

À vouloir faire des états généraux de tout et sur tout, y compris maintenant du foot, tout en prétendant tout diriger et s’impliquer personnellement dans tous les dossiers du moment, il s’expose en même temps à toutes les erreurs les siennes et celles des autres et à toutes les critiques les plus justifiées et les plus injustifiées.

Ce n’est pas une bonne méthode de gouvernement. Et voilà qu’il voudrait l’étendre à l’Europe et au monde entier, dans toutes les instances internationales : une « gouvernance », comme on dit maintenant, faite à la fois de consensus collectifs et de responsabilités personnelles, le tout obtenu à coups de boutoir « volontaristes ». Ça peut marcher un temps, créer l’illusion, l’espace d’une affaire, mais il n’en reste le plus souvent au bout du compte que le sentiment d’une agitation vaine et d’une déception accrue.

Ce qui explique l’éloignement progressif et qui ne va que s’accélérer, des quelques bons esprits qu’il avait su rallier à l’idée d’une réforme de l’État. Le comble du malheur est que ceux qui veulent et qui vont profiter du désastre qui se profile et de la crise majeure que la France va devoir affronter, n’ont guère mieux à proposer, sinon pire. Les discours politiques sont tous consternants de veulerie, de démagogie, de haine recuite. Le système français n’est plus bon. La faute en tient moins aux hommes qu’à ce système lui-même. Gouverner, c’est voir de haut, voir loin, avec sagesse et exactitude. C’est savoir d’où l’on vient et où l’on va, s’inscrire dans une histoire pour mieux se projeter dans l’avenir. La France se meurt du régime des partis, ces partis seraient-ils excités par des hyperactifs comme Sarkozy, ou son rival Villepin ou son adversaire Aubry. Rien ne sortira de bon du système, tel qu’il fonctionne.

La Ve République arrive au terme de son histoire. Ce ne sera pas plus brillant que les fins des précédentes Républiques... Faut-il les évoquer ?... Comment la France peut-elle être attachée à des régimes qui finissent si mal ? L’est-elle vraiment ? Les Français sont devenus des habitudinaires : pensées, comportements, tout est « formaté ». Il suffit d’écouter radios et télévisions, de lire les journaux. À quelques exceptions près, c’est toujours le même discours convenu, la même platitude d’intelligence et d’imagination.

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