Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Des Hooligans serbes manipulés.

Lundi 20 décembre 2010 // Le Monde

Nommer les instigateurs du chaos qui a régné dans les rues de Belgrade et de Gênes lors du match Italie-Serbie du 12 octobre, annulé quelques minutes après avoir commencé à cause du comportement violent des partisans serbes, semble être difficile pour certains. Tantôt on parle de supporter de foot, tantôt de militants d’extrême droite. Pourtant, il suffit de jeter un coup d’œil sur les tatouages du costaud encagoulé, accroché aux grilles du stade de Gênes, dont la photo a fait le tour du monde pour comprendre d’où vient le mal. Ivan Bogdanov dit Ivan, le Terrible est membre des ultras serbes, certes, mais aussi de l’organisation cléricalo fasciste 1389, qui tire son nom de l’année de la bataille de Kosovo Polie,le Champ des Merles, qui opposa une coalition de seigneurs serbes à l’Empire ottoman ; cette bataille, perdue par Belgrade, est un des éléments fondateurs de l’identité et du nationalisme serbes]. Cet individu, devenu le symbole de la honte que nous avons vécue, a obligé notre ambassadrice à Rome, Sanda Raskovic Ivic, et le président Boris Tadic, à présenter des excuses à l’Italie au nom du peuple serbe [à la suite de l’interruption du match des affrontements entre des hooligans Serbes et des policiers italiens ont fait 16 blessés.

Que s’est-il passé de si grave à Gênes qui puisse nécessiter des excuses et provoquer une telle consternation ? Les supporters serbes ont mis à sac la ville et le stade ? C’est déjà arrivé chez nous à maintes reprises. Ils ont brûlé le drapeau albanais ? Rien de nouveau ! Mais voir le président serbe présenter des excuses à Berlusconi de manière aussi théâtrale m’a hérissée pour une autre raison. Combien de fois les clubs italiens ont-ils été condamnés à cause d’actes racistes ? Paolo Di Canio, un des héros du foot italien, avait l’habitude de célébrer ses buts en faisant le salut nazi. Et que dire des supporters de la Lazio, l’un des deux clubs de foot de Rome, qui se rendent sur la tombe d’Arkan chef paramilitaire serbe, assassiné en z000 à Belgrade, chaque fois qu’ils accompagnent leur club à Belgrade ?

On répète à l’envi que ceux qui saccagent les stades ne représentent pas les fans de foot lambda, qu’ils sont organisés en groupes structurés et souvent soutenus par les clubs, qui leur fournissent des locaux, du matériel, etc. Mais qui siège, justement, dans les conseils d’administration des principaux clubs serbes ? Nous devons mentionner Ivica Dacic, l’actuel ministre de l’Intérieur « du Parti socialiste de feu Slobodan Milosevic », Andrija Mladenovic et Nenad Popovic « du Parti démocratique de Serbie de l’ancien Premier ministre Vojislav Kostunica), Aleksandar Vlahovic et Goran Vesic (députés du Parti démocratique du président Boris Tadic ». Sans oublier Petar Skundic, le ministre de l’Energie, qui dirige l’union sportive de l’Etoile rouge ; Marko Djurisic, président du comité exécutif du parti de Tadic, membre de la direction du Partizan de Belgrade... Et, comme par hasard, lorsque des hooligans se retrouvent devant le juge, il arrive régulièrement qu’ils ressortent libres du tribunal. Comment est-ce possible ?

Pour l’instant, le chef de l’organisation ultranationaliste Obraz, Mladen Obradovic, est considéré comme l’instigateur de la manifestation contre la Gay Pride [le 10 octobre], qui a fait des centaines de blessés et transformé Belgrade en zone de guerre. Mais il n’est pas seul : Il est soutenu par des personnes haut placées qui n’ont pas dénoncé les casseurs. Il s’agit de Vojislav Kostunica, de Tomislav Nikolic (l’ancien chef du Parti radical serbe), de Dragan Markovic (de Serbie unie), de Velja Ilic (Nouvelle Serbie). A cela s’ajoutent les organisations religieuses orthodoxes telles que Dveri ou Nasi, N’a-t-on pas vu des popes en soutane manifester aux côtés des casseurs ? Mais en Serbie, on ne critique jamais la mère Eglise !

Répondre à cet article