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Derrière les adversaires de l’atome…

Lundi 9 mars 2009, par Pierre-Marie Gallois // L’Histoire


Que des « pacifistes » ?…

Une « Revanche » peut se cacher !

Elle n’échappe pas à notre Maître d’Ecole, le général Pierre Marie Gallois.

SNLE Le Terrible

Et avec lui nous estimons que le « feu » doit rester au « rouge »…
Merci mon général.

LES REVANCHES…

Feu vert pour les Grandes guerres

Depuis la possession partagée des armements nucléaires, les « Grandes guerres » opposant les combattants par millions et les armes lourdes par centaines de milliers relèvent, fort heureusement, de l’Histoire.


 

Cependant, les impérialismes demeurent et les industries d’armement leurs fournissent les moyens matériels du combat, mais un combat figé bien avant de monter aux extrêmes de la violence de crainte de basculer dans l’horreur nucléaire.

Mais, cette arme de terreur contenue est également celle qui confère une certaine indépendance à la nation qui la détient. Elle libère des servitudes d’une alliance militaire et de la subordination aux puissances se disant capables d’assurer leur sécurité comme celle de leurs alliés. Au fur et à mesure qu’a augmenté le nombre des nations détenant ce pouvoir d’intimidation, a diminué l’étendue de la capacité d’hégémonie des puissants. Aussi ceux-ci commencent-ils à se rebeller. C’est le cas des Etats-Unis pour le monde et de l’Allemagne pour le continent européen. Ils se rebellent contre la paix par l’atome car celle-ci leur interdit de mener d’ambitieuses politiques dans certaines zones du monde qu’ils auraient pu subjuguer par la guerre…

Déjà, en 2007, un groupe de personnalités politiques américaines avait milité pour un monde sans l’atome militarisé.

C’étaient :


Henry Kissinger

George Schulz

William Perry

Sam Nunn

Logique était leur démarche : comptant quelque 300 millions d’habitants disposant, et de loin, de la plus puissante des industries d’armements classiques, entourés de voisins peu belliqueux, les Etats-Unis seraient en mesure à la fois d’assurer leur sécurité et de combattre victorieusement, à distance de leur territoire, contre des nations dont ils n’auraient pas à redouter qu’elles recourent à l’atome. Au cours de leurs négociations, durant les années 80, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev avaient traité du renoncement mondial – et d’abord du leur – à l’atome militarisé.

C’est que la Russie, comme les Etats-Unis étaient formidablement armés et disposaient à l’époque d’une population relativement nombreuse. Moscou oubliait que l’atome avait conduit le général De Gaulle à faire sortir la France de l’OTAN. Si, a contrario, Washington fustigeait le pouvoir destructeur des alliances illustré par la politique d’indépendance du général De Gaulle.

Mais, pour les quatre experts en stratégie cités plus haut, dans un monde sans l’atome militarisé, les Etats-Unis seraient libres de mener une politique d’extension de la démocratie sans rencontrer l’obstacle des autocraties nucléairement armées.

Mais voici, deux ans plus tard, que d’importantes personnalités allemandes entonnent le même lied.


Helmut Schmidt (avec Henry Kissinger)

Richard von Weizsäcker

 Egon Bahr

 Hans-Dietrich Genscher

Ils réclament un monde sans atome militarisé. Pour l’Allemagne la démarche est d’autant plus pertinente qu’en raison du bellicisme allemand et de la barbarie dont ce peuple s’est rendu coupable, les Alliés vainqueurs lui ont fermé l’accès à l’atome.
Si la démarche des Quatre précités était suivie, l’Allemagne se trouverait quant aux rapports de force, sur le même plan que les puissances ex-nucléaires et un des témoignages de ses défaites n’existerait plus. H. Dietrich Genscher, ministre des Affaires étrangères du chancelier Kohl, en agençant la dislocation de la Yougoslavie, avait déjà contribué à effacer une construction politique sanctionnant la victoire des Alliés.
La même mission est, ainsi, poursuivie. Genscher sait parfaitement que si la Yougoslavie n’avait eu que l’embryon d’une panoplie atomique, elle eût été respectée et la mise à feu et à sang des Balkans n’eût pas été possible. Reste, aujourd’hui, la France.


Le sous-marin nucléaire lanceur d’engins de nouvelle génération L‘Inflexible.

En dépit de ses faiblesses, grâce à l’atome militarisé qu’elle possède encore, elle est stratégiquement, intimidante contrant l’intérêt de l’Allemagne, et du rôle qu’elle entend jouer en Europe.


Tête nucléaire aéroportée

Un monde sans atome, une France sans atome, redonnerait à l’Allemagne, à son industrie lourde et au bellicisme naturel de sa population, la supériorité qu’elle recherche à tout prix…

A son tour, dans un rapport de forces classiques elle redeviendrait intimidante et la France devrait en passer pas ses volontés. Il est significatif que parmi les mesures de désarmement proposées par les Quatre, figure la destruction des armes nucléaires à court rayon d’action. Elles ont pour avantage d’interdire les fortes concentrations de forces classiques par trop vulnérables au feu nucléaire à courte portée, forme de guerre classique que les Allemands ont pratiquée au cours des deux guerres mondiales qu’ils avaient déclenchées.

Ainsi, les deux puissances possédant chacune une forte industrie lourde et ayant un recours à la guerre pour atteindre les objectifs de leur politique extérieure respective, se rejoignent dans la même opposition au présent statu quo nucléaire. Serait-ce pour ouvrir la voie aux « Grandes guerres » du passé ?

Les Quatre politiques allemands ont donc signé un manifeste qui se veut aguicheur : … « Aucun problème global ne peut être résolu par l’emploi de la force militaire », écrirent-ils, eux dont le pays qui, durant près d’un siècle et demi n’a résolu ses « problèmes » que par la guerre. Pourquoi ne pas continuer ?

Général Pierre Marie Galloi.

Janvier 2009

Les puissances nucléaires en 2006


Rouge : Puissance nucléaire majeure
Orange : Puissance nucléaire moyenne
Bleu : Puissance nucléaire faible
Gris : Puissance nucléaire supposée

Pays détenteurs signataires du TNP

Cinq pays sont juridiquement reconnus comme « états dotés de l’arme nucléaire » par le TNP, voici leur arsenal en mars 2006 [6] :

la Russie : 16 000, dont 5 830 actives ;

les États-Unis  : 9 962, dont 5 735 actives ;

la France  : aucune donnée publique n’est disponible, mais plusieurs sources indiquent [7] environ 350 têtes, dont toutes ou presque seraient actives ;

le Royaume-Uni : plus de 200, dont un peu moins de 200 actives.

la République populaire de Chine : environs 200, dont environs 145 actives ;

Les politologues désignent ces cinq États par le terme de « club nucléaire », qui sont également ceux qui sont membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

La Corée du Nord est le seul pays qui a ratifié le TNP, tout en ayant acquis l’arme nucléaire. Le nombre de têtes est estimé à moins d’une dizaine, dont quelques-unes seraient peut-être actives. La Corée du Nord a procédé à un essai nucléaire le 9 octobre 2006.

Pays détenteurs non-signataires du TNP

Trois pays, non-signataires du TNP, disposent de l’arme nucléaire :

l’Inde  : 40 à 50 têtes, presque toutes actives ; a réalisé le 18 mai 1974 son premier essai nucléaire, officiellement à but pacifique. Le 11 mai 1998, elle réalise son premier essai militaire.

le Pakistan : 50 à 60, presque toutes actives ; a réalisé quelques jours après l’Inde, le 28 mai 1998, son premier essai nucléaire.

Israël : disposerait d’armes nucléaires. Une centaine seraient actives. Selon un ancien technicien de la Centrale nucléaire de Dimona, Mordechaï Vanunu, Israël disposerait de plus de 200 bombes atomiques. Cette déclaration lui a valut une condamnation pour espionnage et trahison et une peine de prison de 18 ans. Selon certaines sources, Israël aurait procédé, avec l’aide de l’Afrique du Sud, à un essai sous-marin dans l’Océan Indien le 22 septembre 1979, connu sous le nom de l’Incident Vela, mais aucune certitude n’existe à ce sujet. La position officielle israélienne a toujours été de ne pas confirmer ni infirmer les spéculations relatives à sa possession de l’arme atomique. Le 6 décembre 2006, Robert Gates, secrétaire d’État à la défense américain déclarait lors de son audition au Sénat : « l’Iran est entouré de pays dotés de l’arme nucléaire : le Pakistan à l’est, Israël à l’ouest… », une première pour un haut fonctionnaire américain. Quelques jours plus tard, le 11 décembre 2006 lors d’une interview de la chaîne de télévision allemande N24 à propos des ambitions nucléaires iraniennes, Ehud Olmert déclarait : « Pourriez-vous dire que c’est la même chose que pour l’Amérique, la France, Israël et la Russie ? ». Il a été obligé de corriger la déclaration de Robert Gates ainsi que son lapsus et a rappeler la position d’Israël sur le sujet : « Israël ne sera pas le premier pays à introduire l’arme nucléaire au Proche-Orient. C’était notre position, c’est notre position, cela restera notre position. »