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Délicate période pour Israël.

Vendredi 9 septembre 2011 // Le Monde

Certes, une trêve de facto a été conclue à Gaza entre les diverses factions palestiniennes et Israël, intervenant après le lancement de quelque dix-sept roquettes sur le sud du pays, avec un mort et quatre blessés graves. Elles avaient été tirées par les Brigades Ezzedine AI-Qassam, la branche armée du Hamas à Gaza, et par le groupe radical des Comités de résistance populaire. Ce dernier est soupçonné par Israël d’avoir organisé les attaques du 18 août à la frontière israélo-égyptienne qui avaient tué huit Israéliens et, de ce fait, entraîné l’incursion de son armée à l’intérieur de l’Egypte, où cinq policiers de ce pays avaient été tués. Mais la gravité de la crise s’est traduite par le rappel de l’ambassadeur égyptien en 1raël. En revanche, c’est son homologue dans les territoires palestiniens qui a annoncé que son pays et Israël étaient arrivés à un accord de principe pour un retour au calme à Gaza.

La tension entre les deux payssurvenue après l’accord d’Israël pour que les Egyptiens puissent patrouiller dans la zone démilitarisée du Sinaï afin de pourchasser des islamistesillustre le changement de ton survenu en Egypte depuis la chute d’Hosni Moubarak, qui n’était pas intervenu lors des combats de l’hiver 2008-2009 à Gaza. De son côté, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a « regretté » la mort de policiers égyptiens lors de la riposte de son pays près d’Eilat et a proposé d’« examiner » en commun les circonstances de cet événement. Cela lui a permis de rappeler la « haute importance et la valeur stratégique pour la stabilité au Moyen-Oriént dë l’accord de paix entre Israël et l’Egypte » signé et respecté depuis 1979.

Il est également significatif que, le 22, le cabinet de Tel-Aviv a décidé de ne finalement pas lancer d’offensive terrestre à Gaza, par peur, selon la radio militaire israélienne, « de déclencher des manifestations de masse en Egypte susceptibles de déstabiliser le régime en place au Caire ». Cela montre combien le Moyen-Orient a été fragilisé par les mouvements révolutionnaires en cours, Israël craignant que l’Egypte d’aujourd’hui ne lui soit plus aussi favorable que celle de l’ancien président Moubarak, tandis que celle-ci éprouve le plus grand mal à contrôler le Sinaï.

La même problématique se pose à l’égard de la Syrie, adversaire intransigeant mais prévisible et stable dans le cadre de la dictature de la famille el-Assad. Aujourd’hui, lorsque le président Bashar annonce des élections législatives pour dans six mois et fustige les Occidentaux qui l’ont invité à quitter le pouvoir, aux yeux des Israéliens il ne fait qu’ajouter aux incertitudes du moment. Cela montre au moins deux choses : d’abord que tout ce qui touche directement aux rapports entre les Arabes et les Israéliens demeure très délicat et ensuite qu’existent des régimes autrement plus difficiles à renverser que ceux des présidents Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte. On vient bien de le voir en Libye.

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