Déjà en juillet 2007…

Samedi 29 août 2009 // La France

Ils n’avaient pas la pêche…

En ce temps là, Monsieur Barnier alors ministre de l’agriculture, les avait autorisé à vendre leurs fruits directement aux consommateurs dans les super et hypermarchés. Et les prix avaient été divisés par trois…

Cette année encore les producteurs de pêches sont à la peine…

Belles fleurs et fruits « amers »…

Le lundi 20 juillet fut même aux dires des professionnels « un lundi noir »

A I’lle-Sur-Têt, les producteurs de pêches n’ont pu vendre leurs fruits que de 1,05 à 1,25 euros selon les catégories…

Et toujours une bien étrange explication en appelant à la météo qui ne pousserait pas à la consommation de pêche…

Les stocks s’entassent donc…

Et dans les linéaires des grandes surfaces les professionnels constatent que le prix du kilo au détail a été relevé de 0,50 à 1 euros, la grande distribution voulant récupérer ses marges qu’elles auraient perdues en début de saison…

Dire aussi que les pêches espagnoles se bousculent à 0,80 euros le kilo au marché Saint-Charles de Perpignan…

Marché Saint-Charles…
Un marché dans lequel est intégré une centrale voltaïque de 80 000 m2… Futur cimetière de la pêche du Roussillon ?

« Pour pouvoir vivre décemment, payer ses charges et ses ouvriers, il nous faudrait vendre nos pêches entre 1,35 et 1,40 euros le kilo, afin que l’arboriculteur puisse empêcher 0,80 euros du kilo. En dessous il perd de l’argent. On risque de tuer les producteurs pour seulement 10 à 15 centimes. Le système est absurde » dixit Gérard Majoral responsable de la FNSEA et producteur à Thuir…

Nous préciserons que des producteurs dans bien des domaines ont déjà été tués pour moins de 10 à 15 centimes…

Et donc, comme en 2007, les producteurs de pêches attendent une signature qui les autorisera à vendre leurs fruits sur les parcs de stationnement des supermarchés.

Pour cette année, c’est la signature du ministre du Tourisme qui est à l’honneur… Nos vergers de France ne feraient-ils plus partis du domaine agricole ?

En espérant qu’elle permettra d’alléger les frigos de 12 000 à 15 000 tonnes de pêches…

Cinq fruits et légumes par jour…

Et si un jour les pêches marocaines venaient à frapper à la porte du marché français ?

D’autre part, étant une culture bien développée en Europe, l’exportation de la production n’est envisageable que par l’intermédiaire de variétés à maturité super précoce. C’est un créneau que le Maroc commence à développer par la création de vergers à base de variétés à très faibles besoins en froid dans les régions de Taroudant et de Marrakech.
http://www.vulgarisation.net/bul138.htm

Vergers de la coopérative Zaouia… Et si un jour des pêches ?

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