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De « main de maître »…

Réflexions sur l’héritage équestre.

Jeudi 3 avril 2008, par Patrice Franchet D’Espèrey // Divers

Fort ancienne expression qui vit le jour vers l’an 1400 qui associe habileté, dextérité, savoir-faire… Et quand de « main de maître » devient « La « main du maître »… c’est un plaisir de grande quête qui s’ouvre à nous, cavalier ou piéton !...

Un livre ? Bien plus. Il tient du guide, carte maîtresse qui nous conduit vers mille trésors.

Un impératif : lire et conserver à portée de main : « La main du maître- Réflexions sur l’héritage équestre » de Patrice Franchet d’Espèrey, Ecuyer du Cadre noir…
J’entends certains soupirer : « Encore un manuel ? » Que non ! Que oui !

Et de quel manuel parlons-nous ? Pour tenir à cheval ou monter à cheval et entourer la plus belle conquête de l’homme de petites attentions ? Que non ! Se tenir soi-même, oui ! A ce titre, « La main du maître » est un guide de savoir vivre et il dépasse de haut tous les livres qui ornent encore nos bibliothèques et ont nourri les sempiternelles querelles entre « anciens et modernes »…C’est aussi le journal d’un sage, d’un de ses sages qui depuis que l’homme est homme et qu’il tient plume, s’interroge. Bien sûr, au centre, Bucéphale, Pégase, ne craignons pas aussi d’en appeler à Al Borak jument ailée de Mohammed à laquelle le puissant Babieca du Cid doit hennir dans le paradis des Chevaux… Oui, celui qui « est un cadeau de Dieu à l’homme » est présent… Le cheval…et la « main du maître »…Livre à lire « Dans un fauteuil »… à l’abri de tout bruit.


Non loin de vous bien sûr, Le testament d’un écuyer…

et « Milady » est toute proche…

Vous tournez les premières pages ? Tenez vous droit, La Guérinière vous observe…

François Robichon de la Guérinière, par Louis Tocqué

Ayant avancé droit, calme… vous soupirerez. Et dire qu’il aurait pu être grand marin ! Vous voilà rassurés : vous ne demanderez pas des nouvelles de Patrice d’Espèrey comme on pouvait dans d’autres temps demander des nouvelles de La Pérouse…Sont-ce les drisses et autres ficelles qui lancent la voile au vent qui annonçaient les rênes ? A chaque page tournée, sans bruit, vous mesurerez la profondeur du « puits »… Puits de science ? Bien plus ! Et vous approcherez, toujours droit… de la vérité, sans l’atteindre ? Une question vous taraudera les reins : « La vérité sortirait-elle de la bouche des chevaux ? »…Et si « La Main du Maître » connaît tout de la longe, la longe n’est pas le fil d’Ariane de cet ouvrage. Il nous faut remonter le temps et nous inviter à la table de Xénophon qui « banquette » avec Socrate et Aristote : De l’amitié ! « la condition essentielle de la transmission des savoirs »…De l’Histoire se glisse aux détours des pages et les grands noms défilent… Ecuyer n’est pas un vain mot.

Nous épions Pluvinel, La Guérinière et tant d’autres de nos maîtres anciens. Nous ne craignions pas les voyages et pesons au juste prix tout l’héritage de Grisone ou Fiaschi et tirons bas notre chapeau devant Pignatelli…Nous vous laissons le soin de lire à haute voix les noms de ces grands écuyers comme il convient parfois de nommer de grandes bouteilles…Avec déférence…
Sans galop désordonné, il vous faudra bien quitter tous ces « Pères » et avancer dans l’œuvre en déjouant les pièges. Vous ne vous moquerez plus des Cirques… Et sans prévenir, au détour d’une page franchie comme un obstacle le nom claque, doux comme la chambrière quand elle est en bonne main : « Maître, montrez-moi… »

Et l’auteur d’appuyer… « Le maître ne doit pas tarir la demande, c’est le contraire d’un enseignant seulement technique. Il met l’élève dans l’état d’apprendre à apprendre et ne doit pas commettre le crime de l’empêcher de trouver seul ! De plus, s’il est bon professeur, il apprend lui-même quelque chose… » Socrate nous sourit. Ah ! Si dans les salles de classe de nos temps si difficiles les élèves pouvaient respirer la bonne odeur du manège…Tout tient dans cette Somme de 398 pages, nous allongeons le pas en compagnie des plus grands. Nous inclinons la tête devant leur humilité. Hésitons nous à prendre parti entre « calme, en avant, droit » et « en avant, calme et droit » ?


Allons nous tirer l’épée contre le parti du comte d’Aure et laver les affronts fait à Baucher ? Ah ! Si la voiture de Ferdinand Duc d’Orléans n’avait pas versé…

François Baucher

Oui, tout s’enchaîne, invisiblement, et nous conduit dans l’intimité de la grande quête. L’Hotte est passeur de flambeau – quel bel élève fut Lyautey dans le commandement ! Le général baron Faverot de Kerbrech mérite le beau nom d’héritier, de l’héritier dépositaire qui enrichit et qui transmet à son tour…


Et Beudant avec l’énergie et la douceur dans la pression de sa main d’Ecuyer qui a tendu sa main à la main de René Bacharach…

Etienne Beudant

Ce sont toutes ses mains, mains d’Ecuyer qui, initiatiquement ont tendu les rênes et la plume à Philippe Franchet d’Espèrey ! Ce n’est pas notre ami Luc de Goustine, grand enquêteur sur le « Maneige royal », qui nous contredira… Et la plume de l ‘Ecuyer se « dé-chaîne ». En sa compagnie, nous faisant tout petit, nous affrontons les épreuves, De la solitude…et de « …l’ expérience de Herrigel ». Saint Augustin se rappelle à nous et nous ne craignons pas l’ « illumination ». Quel beau rappel que nous offre l’Ecuyer ! : « de savoir non ce que tel homme pense, mais ce qu’il faut penser en tant qu’homme »…René Bacharach est présent et l’hommage appuyé, dans la voie de la « légèreté » devrait être enseigné dans nos écoles…

« Le cheval porte l’homme comme le corps de l’homme porte son esprit vers les plans supérieurs de l’existence »… Fermons les yeux. Nous entendons, bien plus que nous voyons, René Bacharach sur « Cantador » au botte à botte avec Phillipe d’Espérey sur Tambour…Deux Ecuyers chevauchant des montures « sorties » de l’époque « Weï », volant sur l’air du « Prélude de la porte héroïque du ciel » d’Eric Satie…Un livre, un manuel, un traité, un guide ? De l’œuvre…qu’il nous faudra faire connaître, non pas tant aux cavaliers qu’aux piétons. Aux piétons qui hantent les salles de l’ « Education nationale » et qui à haute voix ou dans leur fort intérieur traitent leurs élèves d’ânes ou de bourrins…

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