De « la nécessaire volonté politique » !

Jeudi 9 juin 2011, par Dominique Daguet // La France

Si les « développements » auxquels nous assistons sur le sol de France étaient parfaitement prévisibles, devons-nous succomber à la « fatalité » ? Nous ne le pensons pas.

Nous savons qu’en politique le désespoir est une sottise absolue…

Ne devons-nous pas relever les défis qui s’imposent à nous ? « Islamisation de la France ? » ; « Fatalité prévisible ? ».

Inspiré par un article du Frère Édouard-M. Gallez, f j, notre ami Dominique Daguet dresse un sombre constat et projette des prévisions non moins sombres…

En toute amitié nous lui répondons « Non ». Le pire n’est jamais sûr. C’est affaire de volonté politique dans le respect des principes qui ont été le terreau de la grandeur de la France…
Martelons que ce n’est pas l’islam qui vide les églises de France ! N’est-il pas urgent de faire le bilan du laïcisme militant si cher à la « république » française ?...

D’une fatalité prévisible

Un article du Frère Édouard-M. Gallez, f j, docteur en théologie et en histoire des religions, auteur du Messie et son Prophète, aux origines de l’islam (t. I : De Qumrân à Muhammad ; t. II : Du Muhammad des califes au Muhammad de l’histoire), Ed. de Paris, 2005), m’incite à me poser quelques questions comme à les argumenter, sans pour autant chercher à faire double emploi avec le texte que j’aimerai proposer à mes lecteurs habituels. Cet article a pour titre « Un monde coincé entre laïcisme et Islam ». En somme entre deux idoles politiques.

Notre Etat, nos hommes politiques, toutes tendances confondues (ou à peu près), laissent s’aggraver de telle façon l’islamisation de la France que nous pouvons d’ores et déjà prédire que, si rien n’est fait pour effacer les conquêtes déjà effectuées par l’islam dans notre pays et empêcher celles en cours, apparaîtront dans moins de vingt ans des situations de pré-guerres civiles. Certaines escarmouches dans toutes les mémoires le font prévoir. Et il ne suffira pas de bonnes paroles non suivies d’effets pour nous épargner ce fléau.

Il y a déjà longtemps que je crains cette évolution tragique mais j’en discerne de plus en plus les marques et les effets. Existe en effet une telle dichotomie entre société française issue des sources chrétienne, monarchique comme républicaine et la mouvance musulmane, en progression constante, que l’affrontement deviendra inévitable quand cette mouvance aura conquis suffisamment de bastions et grimpé en pourcentage parmi nous. Plus de cent cinquante mille arrivées chaque année et un pourcentage de naissances nettement plus élevé chez les femmes de l’immigration que chez les Françaises de vieille origine suffiront à obtenir ce résultat… Multipliez sur vingt ans… Comptez à partir de 1974 jusqu’à aujourd’hui… Les millions défilent et il ne sert à rien de s’appuyer sur des statistiques volontairement minimisées.

La violence surgira donc et inévitablement quand les Français d’ancienne origine auront fini par comprendre qu’on les a sacrifiés pour servir quelques idoles, d’un côté le développement économique selon les pédégés de haut « vol », d’un autre l’internationalisme et la mondialisation, qui passent, comme on ne le dit pas assez, par les Etats-Unis, maître d’œuvre, et par l’Europe jacobine, qui plonge, corps et âme, dans le gouffre à sens unique du totalitarisme  : d’abord en les effaçant de leur histoire (la France trop petite, impuissante et autres sornettes pour incultes et indoctes), en les éviscérant de leurs traditions les plus vitales, de leurs rêves, de leurs symboles, de leur langue (pour les obliger à devenir anglophones et maintenant arabophones puisque l’anglais et l’arabe sont devenues, nous affirme-t-on impunément « françaises » du haut de la chaire qu’offre le ministère de l’enseignement supérieur), aussi de leur foi, pour leur imposer des visions et des façons d’être qu’ils n’ont pas portées en leur sein, qu’ils n’ont pas désirées, ensuite en les obligeant à des promiscuités de plus en plus hostiles, en les obligeant à éprouver des culpabilités propres à les émasculer. Propos violents certes, moins que ce que je ressens au plus profond de mon être.

J’encours le risque ici que l’on me traite de racisme. Et alors ? Je n’affirme pourtant pas une supériorité de l’être vécu en français sur quiconque venu d’ailleurs, quel que soit cet « ailleurs ». Je veux dissuader quiconque à se saisir de la violence pour chasser l’un de ces pauvres errants qui cherchent à franchir nos murailles, le plus souvent poussé jusqu’ici par le chômage, la pauvreté, le désespoir.

Je prône depuis toujours le respect dû à tout être humain, depuis sa conception jusqu’à sa mort et même après, surtout après car cet au-delà conditionne la vertu de notre en deçà. Je suis partisan d’une immigration mesurée à l’aune de nos ressources car ce n’est qu’à cette condition que tout étranger arrivant chez nous pourrait être accueilli généreusement en même temps qu’il serait convié, implicitement et/ou officiellement, de s’intégrer au peuple de France : par sa venue en ce lieu précis de l’espace-temps, il affirmerait avoir besoin de la protection comme de l’aide de la France. Une aide destinée à lui favoriser l’accession à tous les droits reconnus dont doit bénéficier chaque être humain en même temps que lui reviendrait d’affirmer sa volonté d’exercer l’ensemble des devoirs qui s’imposent naturellement au même être humain. Parmi ces devoirs celui de ne chercher en rien à modifier, par le nombre, l’arrogance, le militantisme, ce qui fait la substance même de la civilisation portée par ce peuple reconnu comme français.

Mais qu’est-ce donc que je cherche à discerner, à exprimer ? Qu’il serait criminel envers ce peuple de le laisser peu à peu être submergé. De faire que certaines des portions de son territoire lui deviennent étrangères, même interdites, et je pense ici au précédent de La Rochelle, cité devenue autrefois un état dans l’État.

Je m’inclinerais de bonne grâce s’il s’agissait du désir exprimé par notre peuple à une proportion d’au moins 75%. Or, nous sommes aujourd’hui confrontés à une immigration massive et appartenant majoritairement à une civilisation qui nous est radicalement étrangère et qui menace la cohésion culturelle, politique et même spirituelle de ce peuple qui a fait au long des siècles de la France ce qu’elle est aujourd’hui, sans que ce soit la volonté consciente, claire, informée, du plus grand nombre de ces migrants. Des fils d’une telle civilisation si radicalement étrangère venant en nombre limité ne représenteraient en rien pour la France un danger de mutation radicale : mais aujourd’hui il s’agit d’une submersion, non seulement annoncée, mais en cours. C’est pourquoi d’ailleurs nous assistons, éberlués, aux innombrables revendications tendant à donner à l’islam en France une « place à part », très « à part », très éloignée d’être celle de n’importe quelle autre communauté, dont la catholique, la juive, la protestante, l’orthodoxe, celles des bouddhistes, des taoïstes… Celle des écolos… quoique parfois leur tendance serait assez orientée vers un totalitarisme idéologique, ou celle, secrète pourtant, des francs-maçons athées, quoique personne ne puisse affirmer .qu’ils n’œuvrent pas en sous-main pour la réussite de ce que je crains, par haine idéologique de tout ce qui pense à Dieu. Celles encore des boulistes et des fouteux, adorateurs parfois bruyants d’objets ronds mais en aucun cas désireux de nous obliger à être jugés selon leurs lois… Une « place à part » ai-je dit ? Qui vise à rien moins que constituer progressivement notre société en une société communautariste au bénéfice essentiellement des musulmans, qui en somme préparerait ainsi la seconde étape d’une prise de pouvoir qui s’effectuerait radicalement le jour où ils deviendraient majoritaires. Lire le Coran est instructif à cet égard.

Est-ce là une volonté claire qu’afficheraient la plupart des musulmans concernés ? Assurément non. Mais ce point n’est pas nécessaire : le noyau dur des militants islamistes ne fait que suivre cette inspiration. L’on sait que règne déjà en France une forme inavouée de charia dans nombre de communes françaises, de quartiers… Le processus est lancé et il s’amplifiera inévitablement au fur et à mesure que grandira en notre sein la « communauté » musulmane.

ANALYSE : 1989-2009 :
Août 2009 Enquête sur l’implantation et l’évolution de l’Islam de France - http://www.ifop.com/media/pressdocument/48-1-document_file.pdf

Il y a une question qui me taraude l’esprit depuis des années : quand nous a-t-on demandé notre avis ou plus exactement notre accord pour que les vannes d’une telle immigration, parfaitement incontrôlée, soient ouvertes et permettent la survenue de ce côté-ci de la Méditerranée, malgré tous les obstacles naturels – si j’ose l’écrire –, c’est-à-dire ceux de la misère, de l’exclusion sociale, du racisme, de la mise de côté, des différences incompressibles de civilisation, d’habitudes, de langue, de religion, un nombre absolument inintégrable d’étrangers intéressés seulement par nos avantages sociaux, nos facilités, nos négligences dues pour l’essentiel à notre ignorance de ce qu’est véritablement l’islam ? Pas un de ceux qui me diront raciste n’aura lu le Coran, appris l’histoire de l’Islam, médité sur sa capacité à enfermer les peuples dans un carcan politique à caractère totalitaire : nous pouvons donner l’exemple surprenant de la faveur dont bénéficient aujourd’hui les Frères musulmans en Égypte ; en seront bientôt victimes, une fois de plus, les Coptes, premier peuple de l’histoire encore aujourd’hui soumis à son envahisseur du septième siècle ! Je ne puis oublier mes chers amis kabyles, eux-mêmes toujours soumis aux descendants du même envahisseur…
On a prétendu que les Français ne voulaient plus effectuer certains travaux : ils ne voulaient plus accepter de travailler aux conditions qu’on leur proposait ! Quand on a, par exemple, revalorisé le métier d’éboueur, on a revu des soucheux derrière les bennes spécialisées…

On a organisé – le peuple français tenu soigneusement à l’écart de ces décisions du monde économique qui voulait des travailleurs à bas salaire – de véritables ponts aériens pour déverser de véritables armées d’esclaves venus d’ailleurs et que l’on a littéralement parqués dans des ghettos. Plus tard, le droit au regroupement familial les a fixés pour toujours chez nous, ce que désiraient nos « zélites », bien conscientes qu’il ne fallait surtout pas informer leurs électeurs : mais un kabyle sera toujours, sauf quelques-uns, plus heureux dans sa Kabylie d’origine que dans notre pays : nous aurions fait le bonheur de ce peuple si nous avions investi chez lui afin qu’il trouve chez lui de quoi vivre décemment. Chez lui le Sénégalais, l’Ivoirien, le Malien, sauf encore une fois ceux qui auraient très volontairement, par goût, par choix, par désir, décidé de s’installer chez nous. Non pour nous subvertir mais pour devenir l’un des nôtres dans un pays laïc – et non laïciste comme le voudraient les « imans » de cette idéologie idolâtre d’elle-même – de traditions chrétienne, monarchiste et républicaine. Sa langue constitutionnelle, le français, porte en lui la marque de toutes ces traditions, sa culture à l’évidence est profondément marquée, même encore celle constituée au XXe siècle, par un christianisme bâtisseur : de lui ont surgi la plupart de nos valeurs les plus emblématiques.

Ces choses dites, il va de soi qu’un peuple ne saurait grandir, se développer, inventer l’avenir s’il ne se montre pas accueillant ; mais l’accueil concerne des personnes agissant volontairement, en toute liberté, non des foules, des « masses » d’êtres comme dévitalisés par un traumatisme à la fois humiliant et désespérant : avoir dû quitter sa terre, son pays, sa patrie. Non une sorte de bétail humain rassemblé par des passeurs que l’on peut assimiler à des négriers.

Je n’ai pas de solutions toutes prêtes à inverser le cours de l’histoire française telle qu’elle se construit aujourd’hui : je sais seulement que nous courrons vers un désastre immense qui n’est pourtant pas fatal. Nous pouvons encore si nous le voulons inverser les termes de l’avenir que des apprentis sorciers ignares et seulement préoccupés de leur seul destin nous ont légués. Le terme de « raciste » est une injure stupide proférée par des inconscients : elle ne sert qu’à camoufler l’existence d’un « problème » majeur, à la fois existentiel et culturel. Ceux qui nous en affublent me font penser à l’expression « après nous le déluge ! ». Mais le déluge a déjà commencé et ils en seront tout autant victimes que ceux qui tendent vers un règlement de l’insupportable laisser-faire qui sévit aujourd’hui tout en pensant que c’est impossible.

Il y a déjà environ un an j’avais tiré sur quelques sonnettes d’alarme : montrant que nous ne nous en tireront pas seuls. Des accords, trop modestes dans leurs ambitions, ont été signés avec les pays d’où proviennent les multitudes de migrants : plutôt que de « soumettre » tout notre avenir à la puissance chinoise, nous aurions assurément mieux fait de confier la plupart de nos délocalisations à ces pays, francophones pour la plupart. De tisser avec eux de nouveaux liens d’interdépendance, dans le respect des « personnalités » de chaque nation : si nos responsables politiques avaient commencé l’entreprise dès les indépendances des années soixante, notre « aujourd’hui » serait certainement plus aisé à vivre. Mais peut-on dire qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ?

Cependant, il ne peut être question, dans une telle aventure, de considérer les ouvriers africains ou d’ailleurs comme la Chine considère sa propre et innombrable main-d’œuvre ! L’esclavage est révolu, sauf dans les pays d’Asie où nos entrepreneurs ferment systématiquement les yeux sur les conditions sociales inhumaines qui accablent la grande majorité des plus pauvres, la valetaille qui assure l’enrichissement de la minorité.

Je viens d’ouvrir la parenthèse de l’utopie, je viens d’ouvrir la fenêtre interdite sur un espace où l’humanité la plus humble voit ses droits abolis en attendant des jours meilleurs…

Oui, il ne peut y avoir de solutions tant que l’on n’exportera pas notre modèle social : pour n’avoir comme fournisseurs extérieurs que des entreprises soumises à nos lois intérieures, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs. C’est pourquoi je dis à mes compatriotes de commencer dès ce jour à s’armer d’un courage à toute épreuve pour les temps qui s’annoncent. Et notamment de penser qu’un jour, si nous ne nous redressons pas, quand l’heure fatidique viendra, cette heure où la France sera traitée en esclave, ils auront à en témoigner dans leur vie quotidienne…

Mais il vrai que rien n’est fatal, pas même le malheur, surtout pas le désastre, ce que doivent penser en ces jours nos amis japonais…

Un monde coincé entre laïcisme et Islam

Le débat hexagonal relatif aux rapports entre la laïcité et l’Islam oublie trois faits majeurs :

  1. dans ce domaine, il n’existe pas de spécificité de la situation française par rapport à celle d’autres pays européens ;
  2. s’il s’agit de l’ouverture sociale à tous ceux qui s’engagent à jouer le jeu du bien commun et du respect mutuel, la laïcité de la société est un héritage européen et chrétien ;
  3. il n’y aura malheureusement jamais d’Islam à la mode française, ni européenne.

Développons le dernier point. On pourrait certes mettre en lumière des traits propres à la jeune génération née en France de la deuxième ou de la troisième génération d’immigrés, dans la mesure où elle se dit musulmane. Le désir de s’intégrer dans la société est largement présent ; en même temps, les revendications communautaristes et l’alignement sur l’Islam wahabite internationaliste s’affirment, souvent contre les générations précédentes. Ceci tranche également sur les aspirations de la jeunesse dans les pays d’origine : au contraire de là-bas, un phénomène d’identité « islamique » se développe ici. S’il existe un Islam spécifique à la France ou à l’Europe, il ne va pas dans le sens de l’intégration.

Dans le passé, de grosses vagues d’immigration ont eu lieu, non sans problème ; mais deux différences majeures les distinguent de la situation actuelle. D’abord une question de nombre. Installer puis intégrer 250.000 immigrés par an est un défi gigantesque, et la seule chose que fasse la République est de payer pour qu’on vienne s’installer sur son territoire (la situation est à peu près semblable ailleurs en Europe de l’ouest). Aucune valeur positive n’est proposée qui donnerait du sens à l’immigration, hormis la contre-valeur pourrie qu’est la jouissance individuelle ; il n’existe même pas de cérémonie d’accession à la nationalité ; la motivation implicitement mise en avant est donc seulement de venir chercher ici des avantages matériels que le pays d’origine n’offre pas, et la vague actuelle d’immigration illégale en provenance de Tunisie en est l’illustration.

L’autre différence est plus grave encore. Anciennement, la majorité des migrants étaient porteurs d’une tradition chrétienne. Elle fut encadrée par des consacrés (catholiques, orthodoxes ou autre), et l’intégration sociale s’est faite en contribuant aux valeurs qui fonde la vie et le bien communs. Il en va autrement aujourd’hui. Le champ est resté libre à l’encadrement des populations immigrées ou nées en France par des groupes islamiques, liés aux organisations internationales non seulement au point de vue financier – où l’Arabie Saoudite joue un rôle moteur – mais aussi idéologique. Et des liens avec des organisations dites « terroristes » sont même connus ; si on en doute, il suffit d’aller sur des marchés du nord de Paris et d’y admirer les étals de DVD et de petits livres à la gloire de Ben Laden, qui y sont vendus ouvertement. Les médias ne montrent pas cela. Ni l’ampleur de cette emprise.

Pressions quotidiennes

On savait qu’à Oxford, des haut-parleurs appelaient à la prière depuis plusieurs années (et servent aussi à des prêches). La même chose existe à Nanterre, avenue de la République, depuis 2007, ce qui a été caché. Chaque jour, des pressions s’exercent sur les familles supposées islamiques pour qu’elles s’alignent sur une pratique religieuse de type saoudienne menaces et violences à l’appui et il en est de même à l’école : des enfants sont agressés parce qu’ils ne font pas le Ramadan, ou, pour les filles, parce qu’elles ne sont pas voilées. Quant à ceux qui veulent s’écarter de l’Islam et devenir chrétiens, leur vie devient un enfer. Dans son dernier livre, La France est-elle finie ?, Jean-Pierre Chevènement rappelle que, quand il était ministre de l’Intérieur, les parties prenantes du Conseil français du culte musulman (dont l’UOIF) ont expressément souscrit à la Convention européenne des droits de l’homme, qui reconnaît le droit de changer de religion, même s’ils ont refusé ensuite que ce droit soit expressément mentionné. Cette position trouble est celle des responsables musulmans, qui ne dénoncent pas les agissements contraires à la liberté religieuse mais qui se font subsidier par l’Etat via le CFCM ; ils sont donc parjures. Mais pourquoi en serait-il autrement puisque personne ne dénonce la situation ?

Au lieu de favoriser l’expression des groupes musulmans défendant franchement la laïcité, la parole est donnée exclusivement aux chefs de file des thèses islamiques, ou en tout cas à ceux qui vont dans leur sens. Le « laïcisme » des médias joue ici un rôle crucial, en rejetant toute recherche de vérité au nom de son dogme propre : une « religion » ne peut pas être meilleure qu’une autre. Dès lors, il est interdit de prime abord de regarder ce qu’est le fond de la tradition islamique, fondée dans le Coran et dans les hadith-s, et de voir à quel point elle est marquée par une culture de domination et de violence. Et surtout d’en regarder le fondement : à la base, Dieu y est conçu comme un Être retranché dans son Unicité négative (le premier mot de la Shahada est une négation), et qui a besoin d’écraser l’homme pour exister. Dans les 99 noms divins, Il n’est jamais dit « bon » [1]. Voilà le drame. Tel est le modèle qui informe la vie des familles et des sociétés musulmanes qu’heureusement, d’autres facteurs influencent aussi. Dans un tel cadre, il n’y a pas de place pour la laïcité (voir les éditoriaux antérieurs), ce qu’illustre bien les difficultés rencontrées par les aspirations « démocratiques » des populations des pays arabo-musulmanes, où peu (encore ?) osent dire que tous les citoyens doivent être égaux et que les discriminations contre les non musulmans doivent cesser.

Laïcisme et victimisation

Le laïcisme des médias a une conséquence pire encore. Il entretient, voire suscite, une atmosphère de « victimisation ». Rien n’est pire que d’enfermer un groupe humain dans l’idée qu’il est victime, donc qu’il a une revanche à prendre. En pratique, cela veut dire au minimum qu’il ne doit rien à la société mais qu’il est là pour prendre. Au pire, cela légitime à l’avance tout ce qui sera fait pour « rétablir la justice ». Cette attitude est vieille de quatorze siècles en Islam : c’est déjà celle de Mahomet – peu importe que sa biographique soit une reconstruction légendaire. Le modèle qui est donné est celui de quelqu’un qui n’hésite pas un instant à recourir au mensonge, au vol et au massacre. Ce qui est normal. Si l’Islam est foncièrement « bon » et doit conduire le monde au salut, tout musulman doit être reconnu comme porteur de ce salut. S’il ne se sent pas reconnu dans cette prétention, c’est donc qu’il est victime d’une agression injuste. Il ne faut donc pas grand-chose pour « victimiser » quelqu’un qui a été marqué par la mentalité islamique – Rama Yade, par exemple.

Le concept « d’islamophobie », popularisé par le despote Khomeiny, vient modéliser cette attitude à destination de la culture occidentale. « Le terme d’ « islamophobie », calqué sur celui de xénophobie, écrit Pascal Bruckner, a pour but de faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme. Cette création, digne des propagandes totalitaires, entretient une confusion délibérée entre une religion, système de piété spécifique, et les fidèles de toutes origines qui y adhèrent. » De fait, on n’est pas seulement devant la simple utilisation stratégique d’un concept visant à culpabiliser toute critique de l’Islam sous couvert de racisme ; un véritable phénomène de « victimisation » se joue dans l’amalgame entretenu entre « musulmans » et « Islam » ; et il est complaisamment relayé par les médias qui présentent les musulmans comme « stigmatisés » par les méchants Européens – pour reprendre un mot très à la mode dans ce petit monde qui n’habite pas en banlieue et dont la voiture ne risque pas de brûler. Cette mentalité de « victime » a même gagné des milieux plus étendus que ceux de l’Islam et où l’on se proclame innocent quoi qu’on ait fait, même si toutes les preuves du contraire sont là.

L’implication des médias dans le phénomène hyper-dangereux de « victimisation » ne s’explique que partiellement par son idéologie laïciste. Dans ce milieu, par la corruption et le chantage, l’URSS et son Parti local avaient déjà réussi à tisser des réseaux d’influence et de contrôle – il ne faut pas chercher d’autre raison au fait que les immenses crimes communistes forment toujours un sujet tabou. Aujourd’hui, il serait naïf de croire que les organisations islamiques disposant d’’immenses ressources ne les utilisent que sous forme de gentils placements bancaires ; des investissements dans les médias ont eu lieu. On comprend mieux les orientations de l’Agence France Presse (AFP) quand on sait qui sont ses actionnaires principaux.

Un conflit mondial

En fait, le problème est mondial. C’est avec toutes les sociétés civiles du monde que les organisations islamiques sont en conflit, à commencer par celles des pays arabo-musulmans eux-mêmes. Tous ces pays ont connu une brillante civilisation avant qu’une poignée de guerriers ne prenne le pouvoir, les conforme peu à peu à leur système de pensée et les transforme bientôt en désert. Pour ce qui est de la Syrie, il a fallu peu de temps : on admire aujourd’hui les ruines de plus de 700 villes et villages qui furent abandonnés au cours des VIIe-VIIIe siècles déjà ; on oublie qu’auparavant, ce pays était l’un des greniers à blé de l’Empire byzantin.

La même chose est arrivé au Maghreb, qui était verdoyant et prospère avant l’Islam – mais c’est le contraire qu’on apprend aux enfants : puisque seul l’Islam est supposé bon, les périodes antérieures ne peuvent rien avoir eu de bon et sont désignées sous le terme dépréciant de jahilyya (littéralement, ignorantisme c’est-à-dire obscurantisme).

Les dés – les mots – sont pipés. En ce sens, le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, n’a pas eu tort de déclarer (le 5 avril) que le débat sur la laïcité et l’Islam était inopportun dans les circonstances actuelles ; il s’est bien gardé s’en dire plus. On ne peut en rester là cependant, par peur des groupes islamistes capables de lancer la partie de la population qu’ils contrôlent dans des manifestations violentes. La parole doit être donnée aux musulmans et aux non musulmans qui savent ce qu’est l’Islam wahabite /salafiste, aujourd’hui prédominant, et vis à vis duquel les jeunes tentent de prendre de la distance (là-bas, pas ici hélas). Mais on ne peut éviter de mettre en cause parallèlement le laïcisme et ses contre-valeurs.

[1] Dans ces 99 « noms divins » que la tradition islamique a arrangés sous forme de colliers à réciter, l’adjectif sâlih, par lequel les Arabes chrétiens disent que Dieu est bon en Lui-même (c’est aussi un prénom), est absent (même s’il y a des variantes dans la liste). En revanche, on y trouve des appellations proches, mais qui évoquent seulement telle ou telle attitude de Dieu, non ce qu’Il est : al-Bâr, le bienfaisant ; al-Latîf, le courtois, doux ; al-Wadoud, le cordial, prévenant, affectueux.

Car on trouve aussi le contraire : al-Mountaqim, le vengeur ; al-Jabbar, le contraignant, terrible ; al-Moudill, l’avilissant ; al-Moumit, celui qui fait mourir ; ad-Dhâr, le nuisible. Dans le Coran, Il est également dit makkar, rusé, et user d’une grande manigance, kayda – en quelque sorte, c’est Sa manière d’être miséricordieux, rahmân, c’est-à-dire pas miséricordieux du tout puisqu’Il réserve sa Miséricorde à ceux qu’Il veut (Coran 2,105.157 ; 3,74.132 ; 4,175 ; 6,16 ;…). On comprend alors qu’Il ne puisse être dit mahâba, amour – un mot que les musulmans rejettent sauf dans le soufisme, qui est une doctrine gnostique sous couvert islamique. http://krimo666.blogspot.com/2009/10/edouard-marie-gallez.html

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