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De la dérive, à la ligne droite.

Dimanche 28 novembre 2010 // La France

On dénonce pour tout et rien, la « dérive » sécuritaire qui consisterait, selon ses détracteurs qui ne proposent cependant pas de politique alternative à faire voter de plus en plus de lois qui répriment les comportements délictuels, et sanctionnent ceux qui ne respectent ni les règles légales, ni les usagers, ni les principes républicains. Tout est qualifié de sécuritaire, ce qui est un terme péjoratif pour certains, pour s’alarmer de prétendues atteintes aux libertés individuelles, pour combattre des dangers, qui, soit n’existerait pas, soit serait exagéré.

Ceux qui décrient, doivent penser que seule la société est coupable ; Que les solutions créent le problème, et qu’il n’est pas nécessaire de...., contrôler et de punir, puisqu’il suffit de résorber le chômage, créer de l’emploi, ou faire payer les riches. L’ordre « juste » régnerait alors ! Le débat Voltaire-Rousseau n’est donc pas clos, ni l’idéologie de la prévention face à la répression, alors qu’il est avéré que l’une n’exclut évidemment pas l’autre, et qu’il faut inventer de nouvelles règles pour vivre en société, où le comportement individuel doit être compatible avec l’intérêt général, d’où l’autorité juste, ferme, sous le contrôle de la justice.

On ne peut cependant se contenter de réagir, et l’on doit intervenir à titre préventif, en s’attaquant aux racines du mal, et à ses effets prévisibles. L’État ne peut être désarmé face à des attitudes « innovantes », et à l’imagination fertile des délinquants.

Mais sécuritaire ne veut pas dire pour autant liberticide. Quel serait l’avantage du pouvoir au lieu de ne prendre que des mesures coercitives qui déplaisent à ceux qui se sentent concernés, mais satisfont par ailleurs ceux qui ont un comportement républicain ; de vouloir punir, par principe, pour I’exemple, ou sans raison particulière, celui qui dérape ; de prévenir toutes menaces, pour rien ; et de sanctionner, par cynisme, voire plaisir, ou, pour satisfaire une petite frange de la population.? Aucun pouvoir n’a intérêt, même électoralement parlant ; à prendre des mesure qui vont heurter les âmes sincèrement sensibles, pour apparaître comme dirigeant un État qui n’a pas de « cœur », qui ne comprend rien, aux jeunes, aux seniors, aux syndicats, aux pauvres, aux immigrés, à ceux qui souffrent...

Ce pouvoir serait, de surcroît, condamné par ses propres troupes, car trop, c’est trop, et l’autorité n’est pas en soi, une finalité. Il faut d’abord convaincre le plus grand nombre de la nécessité des mesures, et expliquer les effets bénéfiques pour tous, au-delà bien sûr de l’action contre le terrorisme.

Osons une métaphore nautique : la dérive est ce qui sert à diriger le bateau. C’est, une plaque mobile, située dans l’axe d’un yacht à voiles et qui, abaissée, sert à s’opposer au déplacement latéral du bateau sous l’action du vent. Personne ne peut donc déroger à la nécessité d’avoir un gouvernail pour diriger le char de l’État, à défaut, on risque l’encalmine.

La sécurité est la situation où l’on n’a aucun danger à craindre, avec la tranquillité d’esprit qui en résulte. Le terme sécuritaire dénoncé par certains - semble vouloir indiquer qu’il y aurait excès, abus de sécurité qui mettrait en danger, paradoxalement, ceux qui doit en bénéficier ?

Tel n’est pas le cas ; Que l’on s’interroge sur les meilleurs moyens à mobiliser pour diminuer l’insécurité, rassurer certains quartiers, ou combattre tel ou tel type de délinquance, personne ne s’y oppose ; mais, que I’on veuille lutter contre la délinquance, sous toutes ses formes ; et notamment contre les atteintes aux personnes et aux biens, « sous les prétextes aussi futiles qu’inexistants », avancés par les délinquants, en proposant moins de lois, moins de moyens donnés aux pouvoirs publics, et aux forces de l’ordre, relève de l’utopie, même, si celle-ci est toujours utile pour tenter de s’approcher de l’idéal.

Reprocher à un gouvernement d’en faire trop en la matière, me paraît irresponsable, même si l’on peut et devons débattre, des mesures techniques les plus appropriées, à choisir. Bien sûr, l’insécurité a aussi pour origine des misères sociales la croyance, à tort ou raison en des inégalités organisées, ou en de la discrimination ; l’urbanisme aussi, les conditions de logement, d’emploi, de transports..., encore que même des motifs dits légitimes, ne justifient pas la violence, les blocages, les destructions et agressions diverses.

La dérive permet donc de tenir un cap, et de ramener le bateau au port, en ligne droite si possible. La sécurité ne devrait pas être un sujet de polémique, et les discussions devraient être plus consensuelles. La modération, au moins dans les mots, s’impose. Sinon, on devient un pompier pyromane, et quand il y a le feu dans le navire, aucun capitaine n’est sûr que ses passagers s’en tireront, indemnes.

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