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DROITE : la contre-offensive.

Lundi 7 novembre 2011 // La France

La logique médiatique a fait que les primaires socialistes ont occupé tout l’espace du débat politique pendant plusieurs semaines. L’UMP était donc pressée de revenir sur le devant de la scène.

Au soir du second tour de la primaire socialiste, Jean-François Copé ne cherchait pas à cacher sa rancœur : le débat entre les candidats de gauche, sur lequel tous les projecteurs médiatiques étaient braqués, avait privé l’UMP de la possibilité de s’exprimer autrement que par de petites phrases pendant d’interminables semaines.

Il est vrai que les journalistes ont plébiscité les primaires, qui permettaient de mettre en scène un bon spectacle politique. Ceci au détriment de l’égalité des temps de parole et du traitement des grands sujets qui ne faisaient pas l’objet du débat entre les socialistes. On peut aussi remarquer que Marine Le Pen, d’une part, et Jean-Luc Mélenchon, d’autre part, ont été comme l’UMP relégués à l’arrière-plan.

Dès la désignation de François Hollande le 16 octobre au soir, les partisans de Nicolas Sarkozy sont passés à la contre-offensive et le président lui-même a tenté d’occuper le terrain médiatique de diverses manières.

C’est ainsi que Jean-François Copé a organisé dès le 18 octobre une convention de son parti au pavillon Gabriel, tout prés de l’Elysée. Il s’agissait de dénoncer vertement le « grand malentendu » du projet socialiste et les orateurs successifs n’y soi pas allés de main morte. On a dénoncé « l’utopisme » de celui qui selon son étrange formule voudrait « réenchanter le rêve : on a repris les arguments sur la mollesse de François Hollande utilisés par Martine Aubry, on a surtout affiché sur un panneau, avec tous les zéros, les 255 milliards d’euros de dépenses publiques supplémeraires qui seraient impliquées par programme socialiste et fustigé les hausses d’impôts qui en résulteraient. « Ce n’est pas la note de la France qui est mise sot surveillance mais le programme de François Hollande » a assuré le ministre de l’Education nationale en allusion à la menac de dégradation du triple A émise par l’agence Moody’s. Le projet de droit de vote pour les étrangers et le laxisme à l’égal de l’immigration ont également été fustigés par Claude Guéant. Tous ces thèmes seront vivement débattus pendant la can pagne... sauf si la crise de la zone euro prend un tour catastrophique.

C’est justement sur l’Europe que le président de la République souhaite montrer aux Français qu’il reste indispensable positif, malgré tout ce qui lui sera reproché. Le thème du Président protecteur a déjà été exprimé à plusieurs reprises et ce côté rassurant a été renforcé, estime-t-on dans l’entourage présidentiel, par la naissance de Giulia, premier enfant né d’u père chef de l’Etat depuis la fin de la monarchie. L’heureux papa n’a guère eu le temps de s’occuper de sa femme et de fille car il était au coeur de la tourmente européenne, en plein conflit avec Berlin.

Divers commentateurs estimaient que Nicolas Sarkozy allait dramatiser la situation pour en retirer un avantage politique mais ce calcul, s’il a été tenu, est tout à fait inutile : la situation de la zone euro est effectivement dramatique et Nicolas Sarkozy multiplié les avertissements. « Notre destin se joue dans les dix jours », a-t-il déclaré le 18 octobre avant de préciser lors d’un déplacement à Nice qu’il s’agissait d’une « affaire de guerre et de paix ». « Laisser détruire l’euro, c’est prendre le risque de détruire l’Europe » par résurgence de conflits sur le continent. Son objectif, c’est de sauver la zone euro en péril et d’épargner aux Français le sort des Grecs, des Portugais, des Espagnols, des Irlandais. D’où l’esquisse d’un programme que le Prés dent de la république expose en ces termes : « Réduire nos dépenses, réformer ce qui a besoin de l’être, investir dans la formation et l’innovation, c’est comme cela qu’on protégera les Français ».

Il va sans dire que, pour Nicolas Sarkozy, le candidat socialiste est l’homme des largesses électorales, des complicités corporatives, trop mou pour une époque dure. Ainsi interpellé, François Hollande ne manquera pas de répliquer sur le bilan Président sortant. La partie ne fait que commencer.

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