Comment lutter contre la violence et la délinquance des jeunes ?

Jeudi 5 octobre 2006, par Paul Vaurs // La France

Première partie. « Les sans papiers. »

A l’heure où j’écrits ces quelques lignes, mes pensées vont vers ses familles qui après avoir du quitter leur pays pour cause de survie, se retrouvent sous les projecteur de l’actualité, vivant dans des conditions indignes, et où la vie de grévistes de la faim, risque de basculer vers une mort certaine. L’Etat républicain contrairement à l’Etat Royal Espagnol « qui a régularisé 600 milles personnes », refuse d’en régulariser moins de trente milles. Qu’a fait l’état républicain français pour l’Africain.? Rien, il a pillé les nations colonisées par un Pays qui n’a de cesse de se réclamer des « Droits de l’homme » ; Ces droits dont l’original a été signé par le Roi martyr « Louis XVI. » Dans cette déclaration, il est écrit que tout homme, (né libre et égaux). C’est l’état républicain qui revendique ces droits mais refuse de les appliquer aux peuples d’Afrique ou d’ailleurs de par le monde ; Ces populations que nos Mariannes ont colonisés et exploités ; cela continue avec l’exploitation des champs de pétrole et de gaz, et de bien d’autres richesses ; celles que possèdent les sous-sols du continent noir. Toutes ces richesses vont dans les poches des Dictateurs et des anciens colonialistes. C’est la raison principale qui pousse les populations, à fuir leur pays et à tenter (l’eldorado français. )

« Renversons cette route tourmentée de l’histoire et vous constaterez que les flux migratoires sont terminés.

Dans un dossier du 3 octobre 2006 je m’exprime sur ce que devrait faire les pays riches d’occident pour sortir le continent noir d’une misère chronique mais relativement facile à résoudre.

Pour en revenir aux « Sans papiers », plusieurs éléments doivent être pris en compte. Nous avons notamment à « Cachan » des familles qui sont en règle avec la Loi, et d’autres qui sont clandestins et non droit à rien. Les travailleurs français ou étrangers qui sont en règle avec la Loi ne doivent pas bénéficier de « passe-droit » pour obtenir rapidement un logement. Il y a en France des milliers de familles qui ont fait les démarches auprès de leur Mairie pour obtenir un logement social et qui attendent des années avant d’obtenir satisfaction ; C’est inadmissible, mais l’état républicain s’en moque éperdument ; il faudrait multiplier par quatre, la construction de logement sociaux. Espérons que très bientôt, des crédits affectés à des aménagements subalternes, laisseront la priorité, aux logements, à une population qui commence à désespérer. La liste des dépenses gadgets est telle, que dix pages ne suffiraient pas à les écrire.

Question ! Ne pourrait-on pas construire ( entre autre ) aux Batignolles des logements sociaux là où étaient prévu les fameux jeux olympique. ?

Il ne faudrait pas que l’on fasse du chantage pour obtenir papier et logement. Ce serait trop facile de squatter un immeuble de s’en faire chasser, et de faire une grève de la faim, pour passer devant ceux qui attendent paisiblement leur tour. Si en plus on alerte média et personnalités (toujours disponible pour passer à la télévision,) cela devient lamentable et ne peut que créer une xénophobie et un racisme latent.

Dois-je le redire, mais le jour où l’Afrique pourra bénéficier de ses colossaux revenus, que les dictateurs auront été remplacés par des honnêtes démocrates ; alors oui l’immigration sauvage trouvera son terme ; Et les Français retrouveront la paix des braves.


Seconde partie.

Pas de prison pour les jeunes délinquants, mais utilisons des casernes désaffectées pour les y placés :: » Des religieux pourront leur expliquer les théories de l’homme juste et des éducateurs pourront les suivre dans des travaux d’intérêts publics. Il faut impérativement sortir les délinquants des ghettos où ils demeurent avec des parents au chômage.

La délinquance des mineurs n’est plus une délinquance due à un parcours accidenté, mais elle est souvent une délinquance d’exclusion. A la tentation du répressif, nous pouvons et devons répondre par une alternative plus ambitieuse qui nécessite concertation et refonte des institutions et des attitudes sociétales.

Nous sommes à un moment où les sociétés européennes commencent à répondre à la violence des jeunes autrement que par la prison. L’augmentation des effectifs policiers, l’aggravation des sanctions et la multiplication des détentions ne donnent que des effets médiocres et peu durables. Si on n’a que cette réponse, surtout lorsque l’on sait que souvent les sanctions ne tombent qu’après 18 ans, et que le jeune auparavant peut se croire tout permis. Ces mesures du tout répressives, préconisées par certains, institutionnalisent un climat de violence, renforcent l’exclusion des délinquants et favorisent la récidive.

Dans nos villes, la violence juvénile nous désarçonne et désarçonne nos institutions. Nous assistons périodiquement et encore récemment à des flambées de violence. Jusqu’à il y a peu, nous avons répondu confusément et dans l’urgence, mais nous nous sommes rapidement aperçus que nous ne répondions pas de façon positive et constructive. Nous avons compris que la vraie priorité était d’édifier des institutions susceptibles de répondre à cette délinquance d’exclusion, alors entre autres sont apparus les contrats de ville, qui sont un outil parmi d’autres, mais, qui peuvent selon leur utilisation se révéler particulièrement efficaces. Nous sommes, et c’est vrai, déroutés par les manifestations multiples de la violence de nos jeunes et trop souvent nos procédures ne répondent pas.

Exemple de ce désarroi : L’absence de réponse à la violence de nos enfants entre 6 et 13 ans, Ils sont trop jeunes pour être pénalement responsables, mais ils sont pourtant utilisés dans le trafic de drogues par leurs aînés. Un sentiment de toute puissance les atteint alors et, leur fausse le jugement, il faut savoir qu’ils se croient invulnérables. Pour eux rapidement, le rapport à la drogue s’insère simplement dans un marché où toute la cité est imprégnée de ce marché et il constitue pour certaines familles une source importante de revenus.

Le jeune croit qu’il est inutile de travailler à l’école ou de suivre un projet d’insertion alors que l’argent est facile. Nous devons prendre conscience que la délinquance d’exclusion est une forme désespérée de survie. Que peut alors faire la justice face à ces jeunes qui sont nés de l’échec scolaire et de l’exclusion sociale ? Souvent nous nous demandons comment nous en sommes arrivés là. Si celle violence et cette délinquance étaient spécifique à notre pays, nous analyserions nos pratiques et nos politiques, nous ferions un travail de comparaison avec d’autres pays et nous trouverions peut-être la solution. Mais ce n’est pas vraiment le cas. Face à un monde politique qui n’inspire plus confiance, face à des responsables qui sont trop souvent perçus comme des démagogues, les jeunes ne croient plus personne (et en personne).

Partout en Europe, on a assisté à un redéploiement de l’intervention de l’Etat. En France et en Belgique on a suscité une politique de la ville où les parquets jouent un rôle moteur, où ils ont leur place par les contrats locaux de sécurité par exemple. En Allemagne et en Grande-Bretagne, la prévention est organisée par les administrations locales sans que la justice y joue un rôle direct. Partout on peut constater que les politiques sécuritaires et les politiques sociaux sont menés de front.

À l’inverse des États-Unis nous avons fait le choix d’une politique de prévention, parallèlement à la répression nécessaire. À l’origine de cette nouvelle politique de prévention se trouve la reconquête politique des territoires. Nous agissons enfin et depuis peu sur les causes que sont l’insécurité scolaire et le défaut d’insertion. Nous devons continuer dans cette voie dont le but est d’aborder dans un même regard la prévention policière et l’action éducative. Mais il faut regretter que cette façon d’aborder les choses ne soit pas toujours bien comprise.

Il est difficile de faire comprendre par exemple aux établissements scolaires la nécessité du signalement à la justice alors qu’ils gèrent habituellement en interne leurs difficultés. Il est fondamental que nous cessions les actions « d’orthopédie » en matière de lutte contre la délinquance. Nous devons nous attaquer aux racines même du mal, et aller au plus près des familles. Les pays européens ont pleinement conscience de l’enjeu de ces prochaines années puisqu’il est demandé aux États membres de l’Union d’adopter des mesures à caractère social susceptibles de contrecarrer l’effet de certains facteurs porteurs de criminalité comme l’exclusion sociale, le chômage des jeunes ou la pauvreté. Nous devons à ces jeunes, tout d’abord le respect, le respect à l’école, le respect dans la vie sociale. Ces jeunes qui n’ont jamais été respectés, même dans leur propre famille, comment pouvons-nous leur demander le respect des autres et des institutions. Et pourtant c’est une demande qu’ils nous font : « Ils veulent être respectés ». Nous pourrons exiger d’eux ce respect si nous sommes tous capables de donner l’exemple.

Celle reconnaissance s’est bien le contraire de la spirale de l’exclusion et c’est bien pourquoi nous devons lutter contre la violence. Alors que chacun a son discours sur la violence des jeunes et que certains en font leurs choux gras avec des propositions de plus en plus démagogiques, il est enfin grand temps de regarder les choses en face et de trouver des solutions applicables, réalistes et véritablement efficaces. Il faut une réelle volonté politique pour faire face à la violence des jeunes qui n’est pas inéluctable mais il faut traiter les maux à leurs sources et ne pas se contenter de traiter les symptômes. Il est bien plus efficace de se prémunir contre la maladie que de la soigner.

Le but des Démocrates est bien d’être plus à l’écoute de chacun afin que chacun soit reconnu. Alors que nous voyons le contexte socio-économique actuel évoluer de façon un peu plus favorable, notre impuissance à régler le problème de la violence nous oblige à inventer de nouvelles réponses, de nouvelles attitudes sociales, « En tant que politique, professionnel ou simple citoyen il est indispensable que chacun, soit acteur de son présent et de son avenir. »

La violence collective est celle qui se voit le plus, mais les violences quotidiennes, les femmes et les enfants battus, les problèmes de voisinage que l’on qualifie parfois de petites violences, les humiliations à l’école, sont un creuset de souffrances et c’est dans cette souffrance que naissent, que grandissent certains enfants aujourd’hui. Les réponses du corps social à travers ses institutions sont souvent tout aussi violentes. Le processus de socialisation s’acquiert d’abord à l’intérieur de la famille, la violence est indicatrice des problèmes sociaux à prendre en compte d’une manière urgente. Nous voulons privilégier des solutions de prévention et permettre « grâce à un contexte familial différent », qu’il y est moins de souffrances individuelles et sociales inutiles, et ainsi, nous pourrons pratiquer une véritable politique d’insertion et de socialisation dès la naissance, avec les familles.

Les actions que les démocrates peuvent mettre en place :

A) Nous devons absolument dans l’avenir être extrêmement vigilant dans notre lutte contre la délinquance et il est absolument nécessaire que toutes les subventions soient analysées et évaluées afin d’éviter cette démarche politique exécrable qui se borne à verser de l’argent aux quartiers afin de réduire les tensions.

B) Nous devrions aider la jeune mère dès la grossesse. Certaines, complètement dépassées, humiliées ou trop seules ne sont pas en mesure d’accueillir un enfant.

C) Un suivi qui ne soit pas ressenti comme venant de l’institution doit être proposé. Cela suppose une écoute particulière, écoute du médecin, des travailleurs sociaux, et du quartier (en lien avec les lieux d’écoute et de paroles qu’il serait utile de mettre en place dans tous les quartiers).

D) L’importance de la petite enfance n’est plus à démontrer. Les lieux d’accueil parents enfants sont extrêmement précieux, il faut les multiplier, les laisser ouverts toute la journée et éventuellement la nuit dans certains quartiers, mais il faut aussi aider les familles au plus près et aller au devant d’elles. Il faut soutenir les jeunes mères qui sont dépassées et souvent dépressives face à leur enfant.

E) Une aide psychologique et morale des nouveaux parents est souvent nécessaire. C’est pourquoi ces lieux d’écoute et de paroles, ouverts avec des personnes disponibles et compétentes (la compétence n’étant pas obligatoirement liée au nombre de diplômes mais surtout à expérience et à la capacité d’écoute et d’analyse des situations), sont indispensables Ils remplacent le village ou la famille élargie d’autrefois.

F) Les Conseils Généraux pourraient prendre leur place à côté des services de l’Etat (liaison avec les écoles, les collèges..) dans ces nouveaux lieux. Le but principal étant de ne jamais laisser la souffrance et la violence s’installer sans réactions, sans proposition d’aide.

G) Il est fondamental d’ouvrir l’école maternelle dès deux ans avec une structure d’accueil spécifique pour les enfants de cet âge là qui n’ont pas les mêmes besoins que les enfants plus âgés.

H) On doit pouvoir donner de vrais moyens à la Protection Maternelle et Infantile, et ainsi permettre aux éducatrices de jeunes enfants, aux puéricultrices, aux médecins, aux psychologues de faire un travail efficace et salutaire. On doit pouvoir aider les parents afin qu’ils puissent surmonter leurs difficultés éducatives car, contrairement à ce que l’on affirme, éduquer un enfant ce n’est pas facile, c’est le plus difficile des métiers.

I) Il faut redonner confiance à ces parents, leur donner les moyens d’être de bons parents, car leur enfant a besoin d’eux. De nouveaux métiers sont nécessaires et à inventer : Assistant de quartier, éducatrice ou éducateur de jeunes enfants attaché au quartier... (en lien avec les services sociaux).

J) Il s’agit enfin d’optimiser ce qui existe déjà et de développer entre les différents services un partenariat plus étroit et des concertations plus précises. Le coût social en serait réduit et l’efficacité augmenté.

Si la répression est nécessaire car nous ne pouvons vivre dans un tel climat et laisser nos enfants se perdre eux-mêmes, nous nous devons de mettre en place une vraie prévention primaire, sinon nous serons éternellement condamnés à réparer nos erreurs et nous aurons condamné définitivement une partie de notre jeunesse et cela nous n’en avons pas le droit sauf à décider que notre société doit mourir.

Si nous accordons un peu de notre confiance à la jeunesse, cette dernière nous prouvera qu’elle est capable de nous « Epater ».

Au lieu de la prison, offrons aux « VOYOUS » plusieurs sorties.

a) Acceptons-les, « après une formation, à faire leur entrée aux côtés de « brigades de policiers ou de gendarmes ». Ce seront j’en suis certains les « VIDOCS » courageux et efficaces de Nicolas Sarkozy.

b) Acceptons-les, après une formation, à faire leur entrée aux côtés de « Sapeurs Pompiers ». Ce seront des excellents soldats du feu.

c) Acceptons-les, au lieu de les mettre en prison, d’où ils ressortent avec un diplôme de Caïd.

d) Si après leur avoir donner des formations « d’homme » ils continuent à commettre des actes délictueux, alors ! ils devront rendre des comptes à la société, et dans ces conditions, les mesures devront êtres à la hauteur des conflits dont ils sont directement responsables. Des séjours sur des navires de guerres où les corvées ne sont pas des parties de plaisir, seront entre autre leur punition pour de très longues années.

Notre vouloir chez nous, est de leur faire comprendre que ce n’est pas ça, la réalité. Les parents sont-ils coupables ? Le grand problème des enfants en difficulté de ce pays aujourd’hui, c’est l’absence d’absence de référence, l’absence de père au sens très large du terme. Sur l’absence des pères, « Un certain nombre de jeunes sont dans un monde irréel :: Ils enfoncent un couteau dans le cœur de quelqu’un, pour lui prendre sa montre et ils s’étonnent qu’il ne se réveille pas.

Violences sexuelles contre et par les mineurs. Les statistiques du ministère de l’Intérieur montrent hélas une recrudescence sensible des agressions à caractère sexuel dont sont victimes des mineurs. Par contre, le taux d’élucidation (trouver le coupable) est en hausse, de 75 % en 1995 il est de à 92 % en 2003. Pour les viols, dont le nombre reste stable, aux environs de 4 500 par an, le taux d’élucidation est de 86% en 2003. Bravo la justice, la police et la gendarmerie.

Les agressions sexuelles sont de plus en plus le fait de mineurs de 21 % en 1995 ; leur nombre est monté à 29 % en 2001. D’où une diminution des mises en détention, les magistrats hésitant à punir de cette façon les coupables mineurs. Il est vrai que quand on sait ce qu’est l’univers carcéral ! Et puis ! Que faire quand on s’est arrêté de travailler pendant 17 ans pour élever ses trois enfants ? Une ancienne élève de Normale Supérieure, philosophe, fait un choix qui décoiffe à 43 ans, elle présente et réussit le concours d’inspecteur de police, puis de commissaire. Pourquoi ? « J’étais très curieuse de découvrir, de l’intérieur, une institution qui me semblait injustement décriée ».

Quelques années après, début 1991, la voici nommée aux renseignements généraux (les RG) pour y monter une « toute petite » cellule consacrée aux violences urbaines. Son livre raconte les neuf années passées à monter ce service, à accumuler des données sur les quartiers sensibles, à les analyser, et à essayer de faire comprendre à ses supérieurs, aux autres branches de la police, aux cabinets ministériels et aux Ministres les leçons pratiques que l’on peut tirer de ses investigations. Madame X a remporté plus de succès dans la première partie de sa mission que dans la seconde, ses rapports ont été régulièrement occultés, soit modifiés pour être rendus « politiquement corrects ».

Quelles sont ses découvertes :: D’abord, que le noyau dur de la violence urbaine est constitué d’un nombre d’individus assez restreint, généralement bien connus de la police. Ensuite, qu’il y a passage par étapes de la petite délinquance à l’attaque des représentants de l’autorité et de la société (conducteurs de transport en commun, médecins, pompiers, etc.) puis à l’émeute. Une présence suffisante de la police « et un fonctionnement correct des tribunaux » dans les quartiers où le processus est encore peu avancé, permettraient d’éviter la majorité des passages aux stades ultérieurs.

Le niveau d’exigence est, en fait, d’autant plus élevé qu’il s’agit d’une société visant un idéal de respect et de protection des droits fondamentaux de l’individu, y compris dans l’espace privé. D’où le sentiment d’horreur absolue partagé par un pays tout entier, dans le cas de la Belgique, après les révélations sur les crimes pédophiles ces dernières années. Un mouvement d’indignation collective qui a également touché la France, où ces affaires sont de plus en plus souvent portées à la connaissance du public.

Dans cette approche contemporaine, c’est, en réalité, la personne humaine dans toutes ses dimensions qui tend à être prise en compte et une conception élargie du droit à la sécurité qui est affirmée. Le champ de ce que l’on considère alors comme de la violence s’étend des violences urbaines aux violences au sein du couple ou de la famille, de la violence pédophile aux violences au travail, de la violence physique des individus à la violence symbolique des institutions ou du système économique. Qu’elle soit manifeste ou insidieuse, réprimée ou assurée de l’impunité, tolérée ou stigmatisée...Plusieurs ouvrages parus ces derniers mois dans les domaines de la psychologie, de la psychanalyse et des sciences sociales s’interrogent et réfléchissent sur ce phénomène, proposant un état des lieux et une analyse d’une des faces de la violence, dont la lecture permet de reconstituer le visage multiple mais aussi l’unité profonde.

Entre autres mérites, ces ouvrages ont celui de rappeler, en préambule, combien la notion même de violence est délicate à cerner. Variable dans le temps et l’espace, elle est tributaire d’un système de représentation et de perception particulier. La peur et le sentiment d’insécurité dépendent autant de facteurs subjectifs qu’objectifs, et sont en partie conditionnés par les médias. C’est pourquoi, la violence en France croise les regards et les témoignages des divers acteurs concernés.

Cette perception relative de la violence en tant que telle, c’est-à-dire comme une expression illégitime, dépend notamment de qui y recourt. Racket des élèves à l’école, insultes et agressions des professeurs, conducteurs de bus attaqués et transports en commun dégradés, émeutes et rodéos dans les banlieues, incivilités et saccages, mais aussi montée de l’extrême droite et du racisme...

Nous devons insister sur les interférences qui existent entre violence physique et violence symbolique, la première ayant toujours une signification symbolique, et la seconde pouvant entraîner des effets physiques. Mais quel sens donner à ces flambées de violence dans les banlieues, qui souvent se retournent même contre le peu d’équipements publics dont elles disposent ? Cette violence serait « la marque des dysfonctionnements sociaux et institutionnels », voire de « l’incapacité du système tout entier à fonctionner convenablement, dans un contexte de crise profonde, au sens de mutation, de nos sociétés ». : Fin de la civilisation industrielle, épuisement de l’Etat-nation, déstructuration de la formule d’intégration républicaine. C’est pourquoi elle doit être vue comme la « réponse à une crise ». La violence étant à la fois « Idée et mère du changement ».

Avec la pérennité de la crise économique, l’exclusion et la précarité creusent les inégalités et touchent en priorité les classes populaires, qui étaient auparavant intégrées socialement par le travail. Les jeunes issus de l’immigration vivent souvent dans des familles où le chômage frappe plusieurs générations et connaissent des discriminations au quotidien tant à l’école que sur le marché du travail, les loisirs, ou dans leur environnement urbain. Cette exclusion géographique des cités, éloignées des centres-villes, s’ajoute bien souvent pour ses habitants à l’exclusion sociale, économique et culturelle dont ils soufflent déjà, et que montrait très bien le documentaire réalisé en 1997 par Bertrand Tavernier sur un quartier défavorisé de la ville de Montreuil, située de l’autre côté du périphérique, ce boulevard qui sépare Paris de sa banlieue.

Refusant de faire l’apologie de la violence ou de la considérer comme inévitable, un ouvrage énonce un certain nombre de recommandations politiques. Il insiste sur l’équilibre à trouver entre prévention et sanction, nécessairement complémentaires, pour redonner des repères aux jeunes.

Prévention, sécurité et insertion.

La nécessité pour traiter les problèmes des violences urbaines, est d’inventer de nouvelles formes de participation et d’information, notamment des habitants des quartiers défavorisés., De redéfinir la vocation du service public, d’accroître la lutte contre les inégalités et de reconnaître les particularités culturelles qui ne remettent pas en cause les valeurs fondamentales de la République. Parmi les meilleures réponses à ce problème, la mobilisation des jeunes eux-mêmes paraît essentielle. A la suite de l’assassinat d’un jeune par un autre, un mouvement de jeunes, souvent issus de l’immigration et des quartiers difficiles de France, a lancé, au début de l’année 2002, un Manifeste baptisé « Stop la violence », qui est en train de constituer un réseau bénéficiant du soutien d’associations, de lycées, d’élus locaux et suscitant des débats dans la France entière. Une première.

Se voulant un outil d’ascension sociale, l’école publique en France peine à admettre qu’elle ne parvient plus à garantir à tous l’égalité des chances, pas seulement parce qu’elle ne se remettrait pas assez en question (des plans de réformes se succèdent depuis des années), mais parce qu’elle ne peut pas à elle seule corriger toutes les injustices et les inégalités sociales.

Cette situation de crise tragique d’aujourd’hui, montre le combat au quotidien des instituteurs, face chômage et la pauvreté qui sont le lot de beaucoup de familles, et où l’école fait figure de dernier rempart contre l’exclusion totale.

Cette montée de la violence à l’école, « contre laquelle le Ministre de l’Intérieur ( Nicolas Sarkozy ) a pris une série de mesures importantes » est le symptôme de cette crise de confiance dans l’institution par excellence de notre démocratie, qui pouvait il y a encore une décennie bénéficier de l’adhésion des élèves, convaincus par ses vertus d’ascension sociale.

L’incapacité de l’école à lutter efficacement contre les inégalités, la perspective du chômage quasi inévitable ou de l’orientation vers des filières techniques dévalorisées expliquent sans doute aujourd’hui cette révolte violente de certains jeunes pour qui l’école n’est plus qu’un outil de discrimination et d’exclusion parmi d’autres. Des institutions qui ne remplissent plus leur rôle, une société qui ne tient plus ses promesses d’égalité, de liberté et de fraternité.

Ces « petits », sur lesquels nous portons un regard tendre et attentionné, sont encore tenus à l’écart des trafics les plus graves, mais livrés à eux-mêmes et sans grandes perspectives d’avenir, malgré leurs ressources de vitalité, d’énergie, de débrouillardise, de fraîcheur. Ne partageant pas la fascination pour la violence de leurs aînés, cette génération aspire à une vie calme, « normale ».

Leur rêve, c’est un appartement, une famille, des enfants, une voiture. Un espoir à ne pas décevoir.

Coluche un artiste, mais, un homme de CŒUR. Pour vivre un moment d’éternité, il faut se créer des bonheurs de temps en temps.

Répondre à cet article