Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

GUINÉE ÉQUATORIALE.

Comment Obiang entend conquérir l’Est africain.

Dimanche 21 juin 2009 // L’Afrique

Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, est en train de mettre en place une diplomatie qui quadrille toute l’Afrique dite utile.

Avec l’arrivée au pouvoir de Jacob Zuma qui fut, l’invité spécial lors des festivités d’octobre 2008 alors qu’il n’était que le chef de l’ANC, les relations entre les deux
pays sont redevenues au beau fixe. Exit Thabo Mbeki qui a trempé dans le coup d’état du mercenaire britannique Simon Mann. Au niveau de l’Afrique centrale, l’entente
est plus que parfaite entre Malabo et Luanda où les autorités ne resteraient pas inactives si un pays cherchait à déstabiliser le régime en place à Malabo. Avec le voisin
nigérian, c’est le protecteur suprême même si bizarrement, il se fait malmener par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo des groupuscules internes plus ou moins incontrôlables dont les revendications ne font que s’accentuer. Lors de l’attaque du MEND en avril, les merce­naires nigérians qui écument le Golfe de Guinée et qui dispo­sent des bases dans la zone des trois frontières (Nigeria, Guinée équatoriale et Came­roun), ont été mis en déroute par la jeune armée équato-gui­néenne désormais surentraînée par des conseillers israéliens. Une des deux vedettes chargée d’assaillants a été détruite et Malabo a promis de les pour­suivre, la prochaine fois, jus­qu’à leur sanctuaire nigérian.

Au Nord du continent, les rela­tions entre le Maroc et la Gui­née équatoriale sont exem­plaires à tout point de vue : En avril, le digne successeur du roi Hassan II comme on dit à Mala­bo, à savoir, le jeune roi Mohammed VI, a effectué une visite officielle de trois jours dans les deux grandes villes du pays : pour assurer le transport des 300 personnes qui l’ont accompagné, il a fallu mobili­ser pas moins de quatre avions gros porteurs. La visite effec­tuée début mai au Caire a éga­lement permis à Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de nouer des relations plus conso­lidées avec son homologue égyptien Hosni Moubarak. Restait l’Est du continent où Malabo n’entretenait pas encore des relations privilé­giées avec le leader de cette sous-région. Désormais, c’est chose faite avec la visite offi­cielle du 10 au 12 juin que le premier ministre éthiopien Meles Zenawi vient d’effec­tuer en Guinée équatoriale. Les deux pays vont intensifier les échanges économiques. Et déjà, depuis le 3 juin 2009, la compagnie Ethiopian Air­lines relie par un vol direct hebdomadaire Malabo au départ d’Addis Abeba.

Voilà un coup de maître que le pré­sident équato-guinéen vient de réussir dans la mesure où les diplomates camerounais, gabonais, centrafricains, tcha­diens et congolais, qui devront rallier la capitale éthiopienne pour assister aux réunions de l’Union Africaine et qui n’auront pas réussi à avoir une place à bord de l’avion de leur chef d’Etat, seront parfois obligés de pas­ser par Malabo avant de pou­voir regagner Addis Abeba. Voilà comment progressive­ment, la petite capitale équa­to-guinéenne est en train de devenir le hub naturel de la future compagnie Air Cemac.

Répondre à cet article