Combattre toutes les lâchetés…

Mardi 25 mai 2010, par Karim Ouchikh // La France

Dans ce dessein, notre ami Karim Ouchikh nous rappelle le véritable enjeu : il en va de notre civilisation !

Vous avez dit « burqa » ?

Sans confondre les causes et les conséquences…

Et en faisant fi des combinaisons et calculs politiciens immédiats.

SUR L’INTERDICTION DE LA BURQA, LA FRANCE NE DOIT RIEN CEDER !

Depuis de trop longues années, les Français assistent avec impuissance aux redoutables effets pervers auxquels nous condamne fatalement la modification en profondeur du peuplement de notre pays.

L’arrivée massive et continue, par l’effet mécanique d’une immigration incontrôlée, de populations nouvelles qui refusent de renoncer à leurs mœurs et pratiques culturelles d’origines, provoque non seulement le remplacement accéléré de populations entières dans nombre de quartiers de ville de banlieues, mais encourage insensiblement, sur ces mêmes territoires, un phénomène inédit de substitution de civilisation dont l’expansion vigoureuse ne cesse d’alarmer nos compatriotes.

Une assimilation en panne

Avec la faillite de son modèle séculaire d’assimilation qui lui avait permis jusqu’à présent d’abolir les singularités étrangères à ses traditions, la France voit sans cesse se multiplier à l’intérieur de ses frontières des revendications anxiogènes, pour l’essentiel exprimées par des communautés musulmanes fortement soudées, qui menacent la cohésion de son peuple et mettent à mal sa civilisation.


Montpellier avril 2009

3 vidéos : http://www.montpellier-journal.fr/2009/04/des-musulmans-refusent-la-tutelle-de-la-mairie.html

La litanie des exigences confessionnelles s’égrène au fil d’une actualité accablante : interdits alimentaires (nourriture halal) ; demande d’officialisation de nouveaux jours fériés (fête de l’Aïd El Kébir) ; réclamations portant sur des pratiques à observer au plan médical (obligation de soins prodigués à l’égard des patientes musulmanes, par un personnel exclusivement féminin) ou sportif (compétitions féminines en présence d’un public strictement féminin ou mise en place de créneaux horaires dans les piscines réservés aux seules femmes) ; tabous imposés dans l’enseignement scolaire (refus de voir enseigner le darwinisme au profit du seul créationnisme) ; révisionnisme historique (de l’épisode ancien de la conquête musulmane de l’Europe aux guerres israélo-arabe plus récentes) ; occultation des symboles chrétiens ou assimilés (sapin de Noël ; saints patrons du calendrier civil)…..

La détermination implacable avec laquelle ces communautés étrangères affirment patiemment leurs revendications s’alimente très largement de la complaisance d’une société française anémiée qui a renoncé depuis des lustres, par fausse compassion autant que par refus d’affirmer lucidement ce qu’elle est, à s’attaquer vaillamment au phénomène communautariste qui la contamine inexorablement.

Un enjeu de civilisation

Le débat sur l’identité nationale, que d’aucuns voudraient étouffer subrepticement, apparaît de ce point de vue des plus salutaires tant il permet enfin de cristalliser ces enjeux de société aux yeux de nos compatriotes et de poser clairement les défis de civilisation qui se présentent à la France.

Prolongeant en quelque sorte ce débat, le projet de loi portant sur la l’interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics, que le gouvernement Fillon s’apprête à présenter au lendemain du vote courageux adopté sur cette même question par le Parlement belge, donne à espérer une pareille prise de conscience.

Pour des motifs essentiellement anthropologiques et culturels, aussi légitimes les uns que les autres, les Français manifestent très largement leur profonde aversion à l’expression sur notre territoire d’une pratique d’un autre âge, malheureusement en plein essor, qui impose aux femmes de confession musulmane de dissimuler à la vue d’autrui tout ou partie de leurs corps.

En vérité, les Français n’ont que faire de la liberté de culte invoquée, de bonne foi ou avec duplicité, par celles qui entendent, au delà de ses 2.000 adeptes actuels, prescrire à un nombre croissant de femmes l’obligation, plus ou moins consentie librement, de s’enfermer, sous les plis d’une cage de tissu, dans un terrible exil intérieur.

A bien des égards emblématique, ce débat de société se révèle être, en réalité, au coeur de l’être français et dépasse ainsi de beaucoup la question étroite des libertés individuelles, à laquelle il ne saurait conséquemment se réduire.

Ce n’est pas en effet le moins admirable des traits de la civilisation française que celui qui a porté la littérature et les arts de notre pays à saluer la beauté de la femme autant qu’à magnifier sa noblesse et sa grâce, en lui réservant ainsi, au fil des siècles, une place insigne dans notre imaginaire collectif.


La famille Léonard par H. Rigaud

Sauf à renier cette part d’elle-même, qui est au fond consubstantielle à une certaine vision émancipatrice de l’humanité, la France ne saurait en prendre le contre-pied radical, en tolérant sur notre territoire une pratique indigne qui condamnerait alors la femme à une incarcération à ciel ouvert.

Combattre toutes les lâchetés

Pour s’opposer à l’adoption d’une loi générale prohibant le port du voile intégral, ses adversaires en viennent aujourd’hui à présumer de son caractère inapplicable sur la voie publique.

L’argument pusillanime avait déjà été opposé, en vain, à l’occasion du vote en mars 2004 de la loi interdisant le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse, dont le foulard islamique, dans l’enceinte des établissements scolaires publics ; chacun a relevé depuis lors que la détermination des pouvoirs publics à faire appliquer sans faillir cette loi fondatrice a eu raison des quelques signes de résistances qui s’étaient manifestés ici ou là.

Pour peu qu’il se dote également des moyens de réprimer pénalement toute volonté de contrevenir à la loi et qu’il s’honore de la volonté de l’appliquer partout fermement, l’Etat parviendra de la même façon à proscrire de l’espace public français le port de tenue vestimentaire dissimulant à autrui tout ou partie du visage féminin.

Cherchant encore à se défausser, les mêmes opposants tentent pareillement de s’abriter habilement derrière le veto prévisible du Conseil Constitutionnel et de la Cour européenne des droits de l’homme qui opposeront vraisemblablement leur censure à la légalité de ce texte, dans un même élan prétorien, au nom des libertés individuelles dont celle de pouvoir librement exercer son culte.

L’obstacle juridique est réel mais n’est pas insurmontable pour un pays qui entend ne reconnaître comme seule autorité politique souveraine que celle émanant de son peuple !

Si le Conseil constitutionnel devait ainsi désavouer le législateur sur une question qui recueille pourtant une adhésion quasi unanime parmi les Français, nos gouvernants n’auraient à coup sûr pas d’autre issue que de réviser la Constitution sur cette question, en ayant recours au salutaire vote référendaire.

Sur la méthode vertueuse de la consultation référendaire, la Suisse n’a-t-elle pas montré la voie à suivre en accordant courageusement le dernier mot à son peuple, en dépit de la profonde hostilité manifestée en la matière par son oligarchie politico-médiatique, lors de la votation populaire qui a décidé récemment de modifier la constitution suisse au sujet de l’interdiction de l’érection des minarets sur le territoire helvétique ?
Dans le même ordre d’idées, la condamnation de la France à laquelle se livrera immanquablement la Cour européenne des Droits de l’homme de Strasbourg, à l’occasion d’un recours individuel qui lui sera probablement soumis sur ce sujet, sera pour notre pays l’occasion de faire preuve d’un même volontarisme politique.

La France ne saurait en effet plus longtemps accepter qu’un gouvernement des juges, dépourvu de toute légitimité démocratique, lui dicte une ligne de conduite qui ne soit pas celle exprimée librement par son peuple, sur un sujet de société aussi déterminant pour son devenir que celui de l’affirmation solennelle de son identité.

Sur cette question, comme sur bien d’autres, notre pays sera alors amené à se libérer d’une jurisprudence liberticide, qui entrave à ce point sa souveraineté normative, en dénonçant sans états d’âme la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales qui a institué, au sein du Conseil de l’Europe, la Cour européenne des Droits de l’homme de Strasbourg.

Ne pas se tromper de défi

Sur un registre plus politique, la question grave de l’interdiction du voile intégral requiert de nos compatriotes qu’ils adoptent en ce domaine une attitude responsable, imposant de nous éloigner, dans l’intérêt bien compris de notre pays, des combinaisons et calculs politiciens immédiats.

A l’instar du Parti socialiste qui se complait dans une posture timorée, beaucoup de nos responsables politiques entendent, à droite comme à gauche, esquiver la question en refusant, non sans lâcheté, de prendre franchement position sur ce débat, de crainte de faire le jeu des ambitions du chef de l’Etat.

Nul n’est dupe des arrière-pensées qui animent assurément un Nicolas Sarkozy aujourd’hui parti à la reconquête d’une opinion publique dont il entend flatter les attentes par tous les moyens, à deux ans des élections présidentielles.

Doit-on pour autant ne s’attacher qu’à cette seule réalité politique et ne pas profiter de l’effet d’aubaine qui s’offre aux Français ?

Pour peu naturellement que son contenu rejoigne véritablement le dessein affiché par ses promoteurs, le projet de loi visant à prohiber partout dans notre pays le port du voile intégral se présente, opportunément, comme une réponse heureuse à une nouvelle tentative de déstabilisation intérieure de notre pays.

N’entravons donc pas cette initiative salutaire et soutenons sans atermoiement un texte qui va dans le sens des intérêts de notre pays, en gardant lucidement à l’esprit qu’il s’agit ce faisant moins de se prêter naïvement aux tristes manœuvres élyséennes que de préserver une certaine vision du destin de la France !

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