Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Claude Choules.

Le « Dernier » de celle que tous espéraient être la « Der des Der »…

Lundi 13 juin 2011, par Karim Ouchikh // L’Histoire

Claude Stanley ChoulesClaude Choules nous a quitté.

A l’âge de 110 ans il s’est éteint discrètement, dernier combattant « survivant » de la Première Guerre mondiale…

« Hommage » avec notre ami Karim Ouchikh…

Un beau « tricheur » que Claude Stanley Choules ! Tricheur sur son âge quand il s’engage à guère plus de 14 ans dans la Royal Navy…

Il sert en 1916 sur le « HSM Impregnable », combat en 1917 en mer du Nord, à bord du cuirassier « HSM Revenge »

Lire : http://www.perthnow.com.au/news/western-australia/perth-wwi-veteran-claude-choules-108-publishes-the-last-of-the-last/story-e6frg15c-1225796638140

Hommage au dernier des combattants de la Grande Guerre

Dernier des combattants survivants à avoir participé activement aux combats de la Première Guerre mondiale, Claude Choules s’est éteint dans son sommeil le 4 mai 2011 à l’âge de 110 ans à Perth, en Australie. Avec la disparition de cet anglais né le 3 mars 1901 à Pershore (Worcestershire), qui servit dans les rangs de la Royal Navy à partir de 1916, avant de s’installer en 1926 sur le sol de l’ancienne colonie britannique pour y finir paisiblement sa vie, c’est une page de l’histoire de l’humanité qui se tourne définitivement.

Témoin ultime d’un conflit sanglant qui embrasa le monde et le ruina cinq ans durant, Claude Choules rejoint ainsi dans la tombe les derniers vétérans connus qui, ces quatre dernières années, nous ont quittés silencieusement, dans le murmure imperceptible de l’Histoire : Erich Kästner, né le 10 mars 1900, mort à l’âge de 108 ans le 1er janvier 2008 (Allemagne) ;

Lazare Ponticelli, né le 7 décembre 1897, mort à l’âge de 111 ans le 12 mars 2008 (France) ;

Yakup Satar, né le 11 mars 1898, mort à l’âge de 110 ans le 2 avril 2008 (Empire ottoman) ;

Franz Künstler, né le 24 juillet 1900, mort à l’âge de 108 ans le 27 mai 2008 (Autriche-Hongrie) ;

Delfino Borroni, né le 23 août 1898, mort à l’âge de 110 ans le 26 octobre 2008 (Italie) ;

John F. Babcock, né le 23 juillet 1900, mort le à l’âge de 110 ans le 18 février 2010 (Canada) ;

Frank Buckles, né le 1er février 1901, mort à l’âge de 110 ans le 27 février 2011 (Etats-Unis).

Aux côtés des quelques 9.750.103 militaires mobilisés qui perdirent la vie entre le 28 juillet 1914 et le 11 novembre 1918, durant les terribles affrontements de 14-18 auxquels concoururent, de près ou de loin, près de 70 millions de soldats, tous ces compagnons d’armes participèrent avec un semblable courage, au sein des forces armées de leurs pays respectifs, à des combats dramatiques qui, sur les mers, dans les airs comme sur la terre, décimèrent douloureusement les populations civiles et militaires du continent européen.

D’aucuns affirment, non sans raisons, avec Dominique Venner, que la Première Guerre mondiale a clos dans les faits un XIXème siècle encore largement dominé par un système de pensée aristocratique, pour donner naissance, avec la fin des Empires, à un XXème siècle d’où a surgi un monde radicalement nouveau, celui des idéologies meurtrières et des totalitarismes barbares. En repoussant une bonne fois pour toute dans les oubliettes de l’Histoire les vieux clivages nés des confrontations de la Guerre froide, les attentats du 11 septembre 2001 ont jeté les bases, encore fragiles, d’un ordre inédit qui oppose à présent, dans ce XXIème siècle qui malmène à son tour le formalisme de la chronologie, non plus des systèmes idéologiques obsolètes, mais des aires de civilisations culturelles dont les traits politico-religieux, si bien dessinés par Samuel Huntington, explicitent les lignes de fractures qui ébranleront l’équilibre incertain du monde de demain.

Tels les battements du cœur, il est des évènements, guère signifiants en apparence, qui nous aident à baliser symboliquement le rythme mémorable de ces grandes mutations historiques.

La disparition de Claude Choules est de ceux-là : à l’exception de la Britannique Florence Green, aujourd’hui âgée de 110 ans, qui a servi dans la Royal Air Force, mais sans prendre effectivement part aux combats, plus aucune mémoire vivante ne conserve désormais, aux quatre coins du monde, le souvenir intact des abominables tueries de la Première Guerre mondiale.


Florence Green

L’Histoire de France plonge une part de ses racines insignes dans les tranchées, maculées à jamais du sang indélébile de nos poilus morts pour défendre, à Verdun ou aux Dardanelles, le sol de la Patrie alors en danger. En refermant la parenthèse de cet éprouvant épisode de l’histoire de notre pays, la mort de Claude Choules occupera assurément, dans les plis de notre mémoire collective, une empreinte intense, à l’égale peut-être de celle laissée aujourd’hui encore par Lazare Ponticelli, dernier des valeureux combattants français de la Grande Guerre.

Hommage soit ici dignement rendu à Claude Choules.

Répondre à cet article