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Chrétien dans l’Islam ; La nouveauté Egyptienne.

Samedi 8 septembre 2007, par Paul Vaurs // La Religion

On sait que, dans le monde musulman, les droits des autres groupes religieux restent généralement très encadrés, voire même très limités. En conséquence, les plaidoyers en faveur d’une véritable liberté de conscience, de culte et de comportement apparaissent souvent comme étant à sens unique, en faveur des musulmans vivant en Occident, tandis que les diverses autorités religieuses islamiques demeurent silencieuses sur les problèmes qui se posent danses pays où la loi est directement inspirée des principes islamiques, c’est pourquoi on doit saluer la récente déclaration du grand mufti d’Egypte sur « la liberté de commettre de graves péchés ».

Certes, ce propos était avant tout destiné au public extérieur, puisqu’il a été tenu dans le cadre d’une interview accordée en juillet au Washington Post. Il n’empêche que l’une des plus hautes puissances religieuses du pays a pris une position qui inclut le changement de religion. On touche en effet à un des problèmes fondamentaux des relations entre l’islam et le christianisme, particulièrement vif en égypte, où la communauté chrétienne, 10% de la population se trouve régulièrement an butte à des vexations et à des privations. Cela y entraîne des conversions à l’islam, sur lesquelles leurs auteurs reviennent parfois, ce qui fait d’eux des apostats promis à la mort selon un hadith du Coran, certes controversé, mais auquel se réfèrent les intégristes. Il est d’ailleurs significatif que le frère du fondateur des Frères musulmans, aujourd’hui âgé de 67 ans, ait opiné dansa même direction an précisant ; « Le reniement de islam est mentionné par le Coran, mais sans stipuler de punition terrestre »,

Ces prises de position sont importantes au moment où ces mouvements de conversion de l’islam au christianisme sont de plus en plus nombreux. S’ils demeurent très discrets en France et au Maghreb, ils prennent une tournure plus éclatante avec l’action de prosélytes particulièrement zélés comme les fameux otages coréens en Afghanistan. Il faut en effet savoir qu’une bonne partie des 12.000 missionnaires chrétiens venus de Corée se trouvent dans des pays musulmans, avec tous les risques que cela comporte.

Les voix qui viennent de s’élever en Egypte permettent de commencer à relativiser les remarques de ceux qui font observer que rares sont les attentats terroristes commis au nom de l’islam, à être franchement condamnés par les autorités religieuses musulmanes. Elles pourraient également contribuer à apporter une réponse au médecin d’origine palestinienne torturé et emprisonné en Libye lorsqu’il faisait remarquer, à son arrivés en Bulgarie, que seuls des chrétiens étaient intervenus en sa faveur. On peut également espérer qu’elles constituent les premiers pas vers une reconnaissance allant au-delà du statut de soumission concédé aux juifs et aux chrétiens pour concerner les adeptes de toutes les religions et aussi ceux qui n’en professent aucune.

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