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Chiens dangereux.

Une réglementation rendue encore plus sévère.

Lundi 17 septembre 2007, par Paul Vaurs // La France

Ce n’est hélas pas le premier accident de ce genre blessant mortellement un entant en bas âge mais l’horreur d’un tel fait divers pousse légitimement chacun d’entre nous à s’interroger sur les raisons qui font qu’un tel drame est possible. Dimanche 26 août, à Epernay, une petite fille de 15 mois est morte de ses blessures après avoir été mordue et défigurée par un chien de race American Staffordshire, que sa mère gardait à son domicile pour quelques heures. Considéré comme le cousin du pittbull, l’American Staffordshire est issu de croisements entre des bouledogues et des terriers effectués au XIX° siècle pour créer un chien de combat. Ce n’est, là non plus, pas la première fois que cette race est impliquée dans de graves accidents.

Le propriétaire de l’animal n’était pourtant pas en infraction avec la loi ; le chien était détenu « en parfaite régulation avec la législation », selon le parquet de Châlons-en-Champagne. La possession d’un American Staffordshire, chien de catégorie 2 (chiens de garde et de défense) nécessite une déclaration en mairie et une assurance. Les chiens de 2° catégorie doivent être muselés et ternis en laisse dans les transports en commun, lieux publics ou ouverts au public. Or, l’accident d’Epernay s’est déroulé au domicile familial de la petite victime.

Lundi 27 août, la ministre de l’intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé de nouvelles mesures encadrant la détention de ce type de chiens, « qui ont pour but de permettre une meilleure prévention ; notamment dans la sphère « privée. » Interdiction de croisement de certaines races de chiens (notamment de labradors et de boxers et cela vaut aussi pour les particuliers), obligation de formation pour les maîtres de chiens de catégories (d’attaque) et 2. « Cela permettra de leur apprendre le comportement à avoir avec ces chiens, et attirer leur attention sur les risques et les précautions à prendre, y compris dans le cadre familial, a expliqué la ministre. De nouvelles dispositions sur l’importation d’animaux, notamment en provenance d’Europe de l’Est, et sur la commercialisation de chiens de catégorie 2 seront également, rapidement mises en oeuvre. Un vétérinaire examinera leurs origines et leurs comportements au moment de la vente.

Une réglementation plus sévère donc, mais pas de changement de la loi ou d’interdiction de ces chiens potentiellement dangereux. Michèle Alliot-Marie s’est gardée de répondre du maire d’Epernay qui a dit « souhaiter faire disparaître du territoire national se type de chiens » et qu’ils soient « systématiquement euthanasies. » Plutôt que de légiférer à nouveau sous l’émotion d’un terrible fait divers, la ministre de l’intérieur a préféré demander « un bilan extrêmement précis de la mise en oeuvre de chacune des trois lois relatives aux chiens dangereux (1999,2001 et 2007), même si elles avaient « pour but essentiellement de prévenir les incidents sur la voie publique ». « Il s’agit de voir s’il y a des lacunes dans l’application de la législation et pourquoi » ou « s’il y a un certain nombre d’erreurs » à t-elle expliqué. Elle a également demandé aux préfets d’intensifier les contrôles sur la voie publique.

L’évaluation de la législation actuelle et le renforcement de l’encadrement des propriétaires de chiens et des contrôles paraît en effet plus souhaitable qu’une loi annoncée avec force communication mais qui dans la réalité ne sera guère appliquée sur le terrain. Et Michèle Alliot-Marie l’a rappelé, « la loi peut créer le meilleur contexte possible », mais rien ne vaut une vigilance des propriétaires et des parents ». Tout chien peut en effet avoir des réactions imprévisibles. Certaines races sont potentiellement plus dangereuses que d’autres et il importe en premier lieu de veiller à l’environnement social du chien et à l’éducation qu’il a reçue. Pour Jean-Fançois Courreau, professeur à l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort, plus que l’interdiction de certains croisements de chiens, « qui n’a aucun sens du point de vue génétique » ; « l’information du public » apparaît comme la seule véritable solution « Mieux vaut commencer par matraquer l’information sur les risques encourus en présence d’un chien et rappeler, règle numéro un, qu’on ne laisse jamais un enfant seul avec un chient Et l’on ne peut notamment que souscrire à l’annonce de l’obligation de formation des maîtres de chiens de catégories 1 et 2, qui jusqu’ici, curieusement, n’était pas prévue par la réglementation.

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