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Chasse, Pèche, Nature et Tradition.

Vendredi 19 juin 2009 // Divers

Aux pantes, en palombière, à la passée… à l’arc, nous aimons et défendons la chasse.

Nous disons la chasse et non pas le tir de vulgaires cocottes.

Nous disons la chasse et non pas une quelconque activité dite de « loisir » ou pire encore qui serait un « sport »…

Nous disons la chasse, en Saint-Hubert ! Entretien avec Madame Nathalie Huiart, Membre du Comité exécutif national de « Chasse, Pèche, Nature et Traditions »…

Mme Nathalie Huiart,Gentileschi Orazio 1562-1647

Honneur à « Diane » !

Les chasseurs ont-ils des raisons particulières d’être affectés par la crise financière internationale ?

Contre toute attente, je vous répondrai, oui. Derrière chaque chasseur, il y a un père de famille, un travailleur, parfois un chômeur, donc la crise le touche nécessairement. On a trop tendance à réduire le chasseur à un abruti cruel et sanguinaire mû par le seul désir de tuer. C’est oublier que chaque chasseur, comme tout un chacun, est différent. Il y a une diversité de professions, de profils psychologiques, de sexes…

Pour revenir à l’objet précis de votre question, je dirai que les chasseurs, acteurs primordiaux de la ruralité dans la mesure où, notamment, ils entretiennent les espaces naturels, subissent évidemment la crise de plein fouet : la hausse du prix des carburants et autres intrants, le renouvellement du matériel (pas seulement des fusils !), bref, rien n’est facile en ce moment pour les chasseurs.

Le 28 juillet 2008 est intervenu un accord entre les organisations de chasse et les associations de protection de la nature. Le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, n’a pas hésité à le qualifier d’historique. Quel est le contenu de cet accord et qu’en pensez-vous ?

A l’instar du mouvement CPNT que je représente, je condamne fermement et dénonce les accords signés par les dirigeants de la chasse nationale et les associations de protection de la nature. Conformément à l’adage bien connu qui veut que la parole donnée n’engage que ceux qui la reçoivent, les différentes organisations de chasseurs présents à cette table ronde se sont fait manipuler à la grande satisfaction du gouvernement.

Courlis cendré

En substance, l’accord hystérique des « assoces » anti-chasse bien pensantes prévoit, notamment la mise en place d’un moratoire d’une durée de 5 ans sur de nouvelles espèces (la barge à queue noire, le courlis cendré, et l’eider à duvet) décidé sans contrepartie comme la réintégration, dans la liste des oiseaux que l’on peut chasser (prélever étant le terme idoine), des espèces qui se portent bien (l’oie bernache cravant, etc.). Cela peut paraître dérisoire ou risible mais le maintien de l’interdiction de prélever des espèces qui sont loin d’être en extinction relève tout simplement du non-sens. Pour ne parler que de la bernache cravant, on ne soulignera jamais assez que sa chasse est parmi les plus difficiles (ce qui fait d’ailleurs son intérêt autant que sa beauté) tant parce qu’elle n’est pas évidente à faire poser qu’à cause de sa longue migration.

Quant à Jean-Louis Borloo, comme tout professionnel de la politique, il n’en n’est pas à une déclaration ou contradiction près. Après avoir claironné, durant l’été 2008, les mérites de ce pseudo accord, il considère, à présent, que finalement, ce n’est pas le meilleur accord qui ait été conclu, excipant qu’il n’avait pas à l’époque tous les éléments pour apprécier l’importance de la chasse en France qu’il a sous-estimée. Cet aveu, pour le moins tardif, témoigne du désintérêt manifeste du pouvoir politique (de droite comme de gauche) pour la cynégétique en générale, sauf si elle rapporte électoralement parlant. C’est dire qu’avec des politiciens de cet acabit, les « anti-chasse » n’ont pas besoin d’adhérents !

La France paraît être un pays très protecteur de l’espèce animale…

C’est un faux-semblant. L’accord du 28 juillet n’a précisément aucun intérêt parce qu’il est justement trop franco-français, en ce que les espèces se moquent éperdument des frontières. Un gibier d’eau qui migre du nord vers le sud peut être prélevé en Hollande ou en Norvège au moment où il ne le sera plus en France. Stupidité ! Ainsi, par exemple, la chasse à l’oie se termine en France le 31 janvier alors qu’elle est carrément exterminée sur pattes (à raison de 50 000 spécimens par ans) dans certains pays du Nord de l’Europe et que son retour à la nidification vers les pays chauds a lieu, selon les études scientifiques les plus sérieuses, à la fin mars. En résumé, les chasseurs français sont autorisés à chasser un gibier qui est déjà parti ou qui n’est encore arrivé. Si le ridicule ne tue pas, il ne déclenche pas pour autant l’hilarité.

Carte européenne de la répartition et de la migration des populations d’oie cendrée

Les écologistes français doivent pourtant se frotter les mains…

L’écologie politique française est une imposture. Les écologistes, en France, ne sont pas pour la préservation des espèces, mais pour l’extermination des chasseurs…

Le propos est fort…

Mais parfaitement assumé. Les écologistes agissent d’abord et avant tout par idéologie. Une espèce animale à protéger, quelle qu’elle soit, d’où qu’elle vienne, doit l’être durant tout le cycle migratoire de ladite espèce (de l’Espagne à la Suède).

Or, nos écolos pastèques (verts à l’extérieur, rouges à l’intérieur) n’ont absolument aucune idée et connaissance de ce dont ils parlent lorsqu’ils prétendent défendre la préservation de tel ou tel oiseau du Médoc ou de la Baie de Somme. Le fonds de commerce des écolos c’est le chasseur dans ce qu’il représente : l’observateur averti de la nature, le gestionnaire avisé des espèces et des espaces. Sans les chasseurs, il n’y aurait aucun entretien des zones humides, avec tout ce qu’une telle déshérence entraînerait sur le reste de l’écosystème.

Grande Brière

Les écolos pastèques s’opposent à leurs concurrents de toujours, les écologistes historiques et sincères, les chasseurs et leur savoir-faire ancestral. L’écolo c’est le progressisme, le chasseur c’est la tradition.

Brigitte Bardot et Alain Bougrain Dubourg

Nos « bons » écologistes préfèrent s’attaquer aux « méchants chasseurs » plutôt qu’aux consortiums agro-industriels qui prélèvent indûment et sans contrepartie ce qu’offre la nature, au risque inconsidéré de la détruire irréversiblement.

Une absence remarquée parmi les signataires de l’accord du 28 juillet 2008, celle de CPNT. Pourquoi ?

CPNT est considéré, tantôt comme une organisation de chasseurs, tantôt comme un parti politique. C’est, en gros, comme cela arrange l’establishment. CPNT reste le dernier rempart contre les Verts. On ne nous achète pas et seul CPNT est monté au créneau pour dénoncer l’accord en question (journal télévisé de 20 heures sur TF1).

Le député de la Somme, Jérôme Bignon, a présidé la table ronde qui a accouché de l’accord. Le fait qu’il soit issu du département le plus chasseur de France a-t-il eu une quelconque influence (positive ou négative) sur le contenu de cet accord ?

Ce fut un accouchement aux forceps, tant le bébé était loin de bien se présenter. La mission du député de la Somme, par ailleurs président du groupe chasse à l’Assemblée nationale, était de parvenir à un accord consensuel, de nature à endormir le plus de monde possible parmi les chasseurs, tout en satisfaisant les plus extrémistes des anti-chasses. De plus, la présidence d’une telle table ronde était de nature à flatter l’ego de M. Bignon dans la mesure où cela lui permet de se vanter à qui veut l’entendre, d’être le premier à avoir rassemblé les écologistes et les chasseurs. Cependant, il ne faut pas, soit dit en passant, que Jérôme Bignon oublie que sans le soutien et les voix des électeurs de CPNT, la troisième circonscription de la Somme dont il est député, aurait échu à la gauche, déjà bien implantée depuis les dernières élections municipales et cantonales. M. Bignon est donc élu avec un mandat impératif (défendre les chasseurs) qui bien qu’inconstitutionnel, conditionne sa réélection future.

La Somme est le premier département chasseur de France. C’est dire que, sans nous couvrir exagérément de lauriers, CPNT est une force politique incontournable. En clair, si l’intérêt des chasseurs et des ruraux est mieux défendu par un candidat issu de la gauche, nous n’auront aucun scrupule, lors des prochaines élections, à porter nos voix sur ce dernier plutôt que sur M. Bignon, en sachant qu’au premier tour, nous aurons, bien entendu, un candidat de nos couleurs. En outre, que M. Bignon ne croit pas qu’il sauvera son siège aux prochaines législatives, et ce, bien que ses amis UMP se livrent actuellement à des tripatouillages éhontés de la carte électorale, en vue, de supprimer notamment des circonscriptions trop marquées à gauche.

Le 7 juin prochain, se tiendront les élections européennes. Vous vous situez plutôt du côté des souverainistes. Vous-même, en tant que responsable national de CPNT, étiez plus que pressentie pour figurer en deuxième position sur les listes d’union « Libertas » (MPF de Philippe de Villiers et CPNT de Frédéric Nihous). Or, quelle surprise de ne pas vous trouver sur cette liste. Que c’est-il passé ?

Frédéric Nihous

Jean Saint Josse

En effet, il y a bien eu un rapprochement CPNT-MPF, en vue de conduire en commun une liste d’union souverainiste sous le label « Libertas ». Je rappelle que nous avons siégé de 1999 à 2004, dans le groupe parlementaire EDD (Europe des Démocraties et des Différences) créé par Jean Saint-Josse, qui était composé de 18 députés européens (dont Philippe de Villiers) et on ne se privait pas, alors, de faire la critique des eurobéats et des technocrates de Bruxelles. Toutefois, bien que les engagements de début de négociations étaient très encourageants (sur la représentativité des deux partenaires entre autres), les applications qui ont suivies étaient beaucoup moins conformes aux engagements prévus. En conséquence, ma raison ainsi que certains membres de mon bureau m’ont sagement conseillé, tout à la fois, la modération et la retenue pendant cette campagne et d’attendre et voir…

C’est un peu vague comme explication. En clair, vous semblez dire, à l’instar de Paul-Marie Coûteaux (mais en plus flou), que l’étendard « Libertas » n’est qu’une imposture qui cache en réalité une idéologie pro-atlantiste et fondamentalement européiste et que CPNT, sauf à perdre son âme, aurait dû rester en dehors du jeu…

Ce sont vos propos.

Certes, mais c’est votre conviction ?

…Que pensez-vous de la défection d’un souverainiste « historique » (il est même celui qui a importé, défendu et répandu le terme en France) tel que Paul-Marie Coûteaux ?

C’est triste. C’est même très grave car c’est quelqu’un qui a voué de nombreuses années de sa vie à une cause qu’il a toujours cru juste pour la défense de la France et de sa souveraineté. C’est d’autant plus grave que l’écroulement du souverainisme à ce niveau engendre de profonds déchirements chez le militant de « base ». Beaucoup d’anonymes, militants de la cause, ont aujourd’hui déserté la bataille, tant les trahisons et les reniements de leurs chefs leur sont devenus insupportables. On doit savoir gré à Paul-Marie Coûteaux d’avoir tenté de donner une base doctrinale au souverainisme français. Mais on sait qu’il y a toujours un fossé entre l’intellectuel et l’homme d’action, entre la plume et le terrain…

CPNT a-t-il encore un avenir dans le paysage politique français et... européen ?

Absolument, plus que jamais et plus qu’hier et moins que demain ! Nos valeurs, nos terroirs, notre civilisation sont malmenées par des gens qui s’évertuent par aveuglement criminel à les voir disparaître corps et âmes. Pour ma part, en tant que déléguée départementale de CPNT, ne resterait-il qu’un seul chasseur ou pêcheur ou rural, que j’irai me battre jusqu’au bout pour lui et ce qu’il représente. Beaucoup d’électeurs, si l’on devait disparaître de l’échiquier, n’iraient tout simplement pas ou plus aux urnes, tellement ils son exaspérés par l’alternance factice droite-gauche et leur politique interchangeable.

CPNT est-il de droite ?

Si « Libertas » a tendance à ratisser à droite, voire à la droite de la droite, je rappellerai une constante chez CPNT : notre créneau, ni droite, ni gauche, ruralité d’abord !

Que signifie pour vous la « tradition » ?

C’est l’héritage, tout bonnement. On ne peut pas créer le monde de demain sans puiser dans celui d’hier. De plus, la tradition est un vecteur formidable de l’identité.

CPNT est-il crédible quand il dit défendre la tradition ? D’autres mouvements ne sont-ils pas mieux à mêmes de la représenter ?

La tradition et, de manière générale, notre civilisation sont tellement mises à mal, que nous ne seront jamais trop pour la défendre.

Vous avez été pressentie, à une certaine époque, pour prendre la tête d’un secrétariat d’Etat à la ruralité. C’était plutôt une bonne idée. Pourquoi n’a-t-elle pas pu se concrétiser ?

C’était un scoop radiophonique qui passait en boucle sur France Info. Je l’ai d’ailleurs appris par les ondes. En me rapprochant du journaliste qui a été à l’initiative de cette information, j’ai su que nous étions trois pressentis, dont deux hommes. Le président Sarkozy voulait impérativement que ce fut une femme qui occupa ce poste. Toujours est-il, ainsi que vous pouvez le constater, que tout cela en est resté au stade de l’annonce platonique. Il est vrai que ce Secrétariat d’Etat devait être coiffé par le grand ministère de l’environnement, dirigé à l’époque par Alain Juppé. Mais celui-ci ayant perdu les élections législatives en Gironde, le Secrétariat d’Etat à la ruralité devait définitivement être enterré. Un Secrétariat à la ruralité n’aurait pourtant pas été inutile quand on sait que les espaces ruraux représentent 80% du territoire national, entretenus et valorisés par seulement… 20% de la population des ruraux. L’absence d’un tel ministère, alors qu’il existe un ministère de la Ville avec tout son cortège de gabegies en tout genre, est assurément préjudiciable aux ruraux français.



Palombière.







Teckel sortant du terrier…

Equipage de vénerie sous terre.






Chasse de l’alouette aux pantes

Epagneul picard à l’arrêt

Pointer à l’arrêt sur bécasse…

Savoir faire de l’armurerie française : fusil « Darne »

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