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Cela vous aurait-il échappé ?

Samedi 24 avril 2010 // La France

Il y a eu, il y a peu, des élections. Où ?

Mais en France ! Des élections « régionales »…

Il y a donc eu des gagnants et des perdants, des mines réjouies et des mines déconfites. Champagne et autres boissons de fête pour les uns, sirop à la grimace pour les autres. Au « Tous avec nous unis jusqu’à la victoire » faisait écho un rictus qui bredouillait « Nous avons reçu le message »…

Des gagnants ? Des perdants ? Un perdant qui ne cesse de perdre : la France !

Tirer leçon de ces élections ? La leçon à tirer de toute élection, en France, est, primo, que la ou les leçons ressemblent à un bâton de cage à poule. De vieilles poules qui s’oublient. Et inconsciemment les Français en tirent la leçon. Plus d’un Français sur deux ne se reconnaît plus dans les discours, propositions et autres coquecigrues de nos politiciens professionnels encartés « intermittent du spectacle ». Et quel spectacle !

Nous ne nous y attarderons pas. Tous les grands « titres », les grandes « rubriques » ont fait valoir la victoire d’une « Gôôôche » unie…

Le paysage politicien aurait-il subitement changé ?

Les « Régions » étaient et sont à « Gôôôche ». Ces « Régions » font une France qui en 2007 a voté majoritairement pour l’homme agité de la rupture. En 2010 cette même France apparaît majoritairement à « Gôôôche ». En 2005, toujours majoritairement, les Français avaient dit « NON » à l’Eden que vous connaissez… Et les représentants du Peuple qui fait la France se sont assis dessus… comme des vieilles poules qui s’oublient. Ainsi sont les représentants du peuple.

Entendez bien que seuls ceux qui font allégeance à la Sainte Urne font la France officielle… et faut-il encore qu’ils respectent les bonnes règles. « Blanc » ou « nul », par un tel vote le Français n’existe pas !

Rien de neuf donc, sous le ciel radieux de la sainte Urne. Il serait aisé de triturer et presser les chiffres dans tous les sens, de les faire tourner en bourrique comme girouette dans la tempête. Tous les commentaires seraient assortis d’un « Oui mais… ». Et la France n’en sortirait pas mieux lotie.

A peine séchées des bulletins « larmes citoyennes », ne voilà-t-il pas que les urnes frémissent à l’évocation du prochain spectacle ? Dans deux ans c’est déjà demain. Autant dire hier !

Mais la France attend toujours des vraies réponses aux vraies questions qui se posent à elle…

Nous n’enterrerons pas les justes disputes. Bien au contraire…

Lire l’analyse de Philippe Guibert - Extraits

La gauche régresse en voix et la droite plus encore !

Car tel est le piège des résultats en pourcentage, quand l’abstention progresse autant. Si on les oublie un instant, pour ne regarder que le nombre de voix, on constatera que dans toutes les régions, à deux exceptions près, la gauche elle aussi régresse en voix par rapport au 2ème tour 2004 ! 1,5 million de voix en moins, très exactement, sur l’ensemble des régions hexagonales...

L’Alsace est la seule région où la gauche progresse - ironie de l’histoire - et c’est en Basse Normandie seulement qu’elle égale, à 1000 voix près, ses résultats d’il y a 6 ans. La très large victoire de la gauche « solidaire » de 2010 s’explique certes par la dynamique d’union de deuxième tour… mais surtout par une diminution des bulletins de vote encore plus importante à droite : 1,8 millions de voix en moins de ce coté là, alors qu’en 2004, déjà, le niveau était bas... Telle est la vérité de cette élection. Le vote n’est plus pour la moitié des Français – et pour l’instant – un moyen d’expression nécessaire.

Vérité qu’il ne faudrait surtout pas oublier, comme on en a l’habitude. Les compétences des régions n’étaient pas plus connues en 2004 ou en 1998, et leurs présidents étaient même plutôt moins connus ! L’abstention n’est pas liée qu’aux élections régionales, elle ne tient pas à un manque de « compétence politique », ou à l’exclusion sociale – 50% d’exclus en France ?

40% des retraités, habitués au « vote devoir », et 50% des cadres et professions intellectuelles se sont abstenus au 1er tour : ce ne sont pas les toutes premières « victimes » de la crise. Si la Seine St Denis s’abstient à 60%, c’est aussi le cas à 50% dans Paris intra muros, comme dans beaucoup de grandes villes. Avec, à Paris, peu de variations entre beaux quartiers et quartiers populaires. L’abstentionniste n’est pas forcément un Français qui « souffre ». Et le votant n’est pas toujours « épargné » par la crise.

Pour l’essentiel, les Français l’ont traversée tout seuls. Avec l’aide de la protection sociale et beaucoup de recours au marché. Le filet de sécurité du chômage et la modération des prix, accentué par Internet et les promos permanentes, leur ont permis de s’en sortir, autant que possible. Et comme l’espoir d’un changement de système a fait long feu – les banques se portent à merveille, la bourse aussi - le politique s’est trouvée dans une situation de relative vacuité, bien occupée d’ailleurs par ses règlements de compte internes. L’abstention permet à une partie des Français de se réaffirmer comme personnes privées autonomes, qui mènent leur vie tant bien que mal, avec leurs réseaux, en traversant les grêlons des crises successives. Mais qui mènent leur vie, alors que la politique ne peut plus, ou ne veut plus, mener grand-chose. Qui croit sérieusement à la « protection » des régions, claironnée par la gauche pendant ces élections, ou à celle, demain, de l’Etat Nation ? Qui pense vraiment que les « réformes » sarkozystes seront soudain effectives dans la vie de tous les jours, hormis peut être pour la compliquer un peu plus ? http://www.marianne2.fr/Le-message-essentiel,-c-est-l-abstention_a189916.html

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