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Vendredi 30 décembre 2011 // La France

Dès l’élection de Sarkozy en mai 2007 nos guignols républicains se préparaient aux joutes de mai 2012 ; dès le lendemain des élections de mai 2012 ils remettront la « gomme » pour préparer celles de mai 2017. Changeons de régime, et instaurons une vraie démocratie. Les institutions Royales d’Europe reflètent l’idéal démocratique. Les valeurs républicaines sont réellement mises en exergues sous une monarchie parlementaire. L’indépendance et la neutralité d’un Roi n’est plus à prouver. Ce n’est pas le cas d’un Président encadré par un parti.

CÔTÉ CUISINE

Présidentielle des médias déterminants ?

Les médias vont jouer un rôle de premier plan dans les cinq mois qui viennent. Ils feront ou déferont tel ou tel candidat, le porteront aux nues, les voueront aux gémonies... La neutralité, l’objectivité ici n’existent pas.

Les Guignols de l’Info, émission satirique de Canal +, auraient influencé le vote de 1995. En montrant un Jacques Chirac trahi par les siens, le dos piqué de couteaux et de flèches, cette émission l’aurait rendu « sympathique » et lui aurait fait gagner quelques précieux points. De même, cette émission aurait pris, selon les spécialistes, une part non négligeable dans l’élection de 2002 et celle de 2007.

TÉLÉ : LE MÉDIA LE MOINS NEUTRE

Bien que les Guignols soient, après 23 ans d’existence, en perte de vitesse, cet exemple illustre l’influence réelle ou supposée que les médias audiovisuels, peuvent avoir sur les Français... qui sont de grands consommateurs de médias. En effet, les Français sont en contact au moins 16 fois par jour avec la télévision qu’ils regardent en moyenne 3 h et 12 mn ! Ce média dit « traditionnel » supplante toujours largement les autres. La radio arrive en deuxième position (neuf contacts par jour), Internet en troisième position (5 contacts) et la presse écrite en quatrième position.

La télévision reste donc le média d’information dominant : 82 % des Français de plus de 18 ans se tiennent au courant de l’actualité nationale et internationale devant le « petit écran » (Baromètre TNS-Sofres - La Croix, janvier 2011). Paradoxalement, c’est le média dont ils se méfient le plus : ils sont seulement 46 % à penser que les choses se sont passées vraiment ou à peu près comme la télévision les raconte ! Pis, la télévision est considérée comme le moins neutre des médias. D’ailleurs, le tiers des personnes interrogées pense que la télévision est favorable à la droite. Moins de 10 % d’entre elles pensent qu’elle est favorable à la gauche.

MÉDIAS DE GAUCHE OU DE DROITE ?

Alors les médias sont-ils de gauche ou de droite ? Nul ne doute que Nicolas Sarkozy est un proche de Serge Dassault, propriétaire de 70 titres parmi lesquels de très influents. Serge Dassault a d’ailleurs expliqué ce qui l’a conduit à racheter L’Express et Le Figaro : un journal, a-t-il déclaré, « permet de faire passer un certain nombre d’idées ». De même l’amitié qui lie Nicolas Sarkozy à Arnaud Lagardère (Paris Match, Europe 1, Elle, JDD,...) qui le considère comme son « frère » et à Martin Bouygues (TF1, TMC...) est indéfectible. Vincent Bolloré (Havas, Direct 8...), François Pinault (Le Point, Agefi..) , Bernard Arnault (Les Échos, Radio classique...) font partie du cercle très proche.

ÉCHO DISPROPORTIONNÉ

Il est aussi vrai que Nicolas Sarkozy n’y est pas allé de main morte depuis 2007 et qu’il a tenté de recentrer le message directement dans les rédactions. N’a-t-il pas fait évincer Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2), de même que les (pseudo)comiques Stéphane Guillon et Didier Porte (France Inter) ? N’a-t-il pas nommé quelques-uns de ses proches à des postes stratégiques, notamment Philippe Val à la tête de France Inter et Jean-Luc Hees à celle de Radio-France, Rémy Pflimlin à France Télévisions, Pierre Sled conseiller aux programmes de France 3, etc. ? N’avait-il pas, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, exigé et obtenu le limogeage du patron de Paris Match, qui avait eu l’outrecuidance de publier des photos de Cécilia en compagnie d’un autre que lui ? N’a-t-il pas, non plus, changé la loi pour qu’il puisse lui-même nommer les présidents des chaînes publiques ? Cela étant, si Sarkozy avait une aussi haute main mise sur les médias que l’on subodore, les intentions de vote ne seraient-elles pas meilleures et ne serait-il pas plus serein face à l’échéance de 2012 ? Si sa maîtrise des médias était celle que le général de Gaulle avait du temps de l’ORTF, les affaires DSK et les primaires socialistes auraient-elles eu l’écho disproportionné qu’elles ont obtenu ?

AUTOCENSURE

Force est de reconnaître que la presse aujourd’hui est relativement « libre », même si elle est soumise à l’autocensure, aux pressions économiques, à sa propre ligne éditoriale, à une sensibilité politique, etc. Si on lui accorde, dans l’absolu, une certaine objectivité dans les faits qui sont relatés, l’analyse peut parfois prêter à confusion. Surtout quand elle est trustée par un petit nombre qui fait la pluie et le beau temps : Alain Duhamel, Jean-Michel Aphatie, Christophe Barbier, Joseph Macé-Scaron, Yves Calvi, etc. Multicartes pour les uns, cumulards pour les autres, ils monopolisent les plateaux télé et radio. Au point de confisquer une partie du débat et de véhiculer la pensée unique ! On en vient à regretter la Ille République, une époque où la presse d’opinion était diversifiée, avait pignon sur rue, où l’on savait qui pensait quoi et où l’on pouvait faire son choix...

PRIMAIRE PS

C’est pourquoi il importe d’explorer l’autre versant des médias. Si « le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti », comme le disait Albert Camus, le contenu des messages selon la sociologie de ceux qui les conçoivent, est tout aussi crucial que la manière dont ils sont diffusés. Car elle impacte cette fameuse « fabrique de l’opinion ». Selon l’hebdomadaire Marianne, plus des quatre cinquièmes des journalistes se déclarent de gauche et seulement 6 % osent s’affirmer de droite. Ce qui peut fausser l’objectivité de certains articles quand bien même ils seraient passés sous les fourches caudines de la rédaction en chef ! Sait-on aussi qu’après la prise de pouvoir de M. Dassault à la tête de la Socpresse en 2004, 268 journalistes du groupe, soit près de 10 % des effectifs, ont fait jouer la clause de cession et annoncé leur départ. D’ailleurs, selon le journaliste Fabrice Amedeo : une large partie de la rédaction du Figaro aurait aimé voter aux primaires du PS. Dans d’autres rédactions, comme Le Point, certains l’ont même fait. À la veille de cette élection majeure, la culture journalistique se focalise sur les effets sensationnels des phénomènes, quelle que soit leur nature, en ignorant leurs causes profondes. Faut-il aller jusqu’à dire que la démocratie d’opinion fait des journalistes les seuls porte-parole des Français ?

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