SCANDALE ARCHE DE ZOE/CHILDREN RESCUE

Ce que les Tchadiens ne savent pas encore.

Dimanche 9 décembre 2007, par Afrique Education // L’Afrique

Le dossier sur l’Arche de Zoé/ Children Rescue, est accablant. Il met à nu les pratiques d’une certaine France officieuse qui sont souvent couvertes par la France officielle. Comme la vérité finit toujours par triompher, il faut que N’Djamena et Paris en profitent pour faire le grand ménage dans leur relation.

Sans l’annoncer publiquement à l’avance, Nicolas Sarkozy a sauté dans un Airbus gouvernemental dimanche 4 novembre pour se rendre à N’Djamena. Après deux conversations téléphoniques avec son homologue du Tchad, Idriss Déby Itno, jeudi 1er et vendredi 2 novembre, le président français, après l’avoir dit, a rendu visite à Déby pour se faire offrir, sur un plateau d’argent, les trois journalistes et les quatre hôtesses de l’air de la compagnie espagnole, qui venaient d’être inculpés, quelques jours plus tôt, par la justice tchadienne. On aura apprécié la façon de faire de Sarkozy et Déby : alors que la justice tchadienne n’avait même pas encore terminé ses auditions, ils avaient déjà pris la décision (politique) de libérer journalistes et hôtesses, sans le feu vert des juges. Et comme pour montrer que la séparation des pouvoirs entre le politique et le judiciaire n’est qu’un vain mot au Tchad ; c’est un dimanche, jour sacré pendant lequel la justice tchadienne est au repos, que Sarkozy, en accord avec Déby, s’est invité au Tchad, contre l’avis des juges, pour ravir ces sept citoyens européens inculpés qui auraient dû passer encore quelques jours à N’Djamena, pour des besoins de l’enquête.

Le 26 octobre, à Abéché, l’indignation d’Idriss Déby Itno était pourtant appréciable : « Le monde entier est témoin de ce qui s’est passé à Abéché. C’est une chose que nous n’avons jamais imaginée. Elle est contraire à notre tradition, à nos us et coutumes. C’est un enlèvement pur et simple des enfants à l’insu de leurs parents pourtant vivants, par des organisations dites humanitaires installées dans notre pays. Elles ont trompé la vigilance des autorités administratives, avec la complicité active des compagnies aériennes européennes. Ce sont des enfants de bas âge, d’un à dix ans, enlevés contre leur gré, contre l’avis de leurs parents. On a trompé leurs parents pour les amener en Europe ». Et Déby de se poser des questions à voix haute que tout le monde en France se pose à voix basse : Est-ce que c’est pour les vendre à des pédophiles ? Ou bien pour enlever leurs organes afin de les revendre ? Ceci est inadmissible au 21° siècle ».

Un chef d’Etat, dans une occasion aussi grave, ne peut se permettre d’avancer des accusations si graves même si c’est sous une forme interrogative, sans en avoir un début de preuve. Car il faut bien admettre que si un certain nombre d’enfants allaient, par la suite, être adoptés par des parents français, la question du trafic d’organes, n’est pas à exclure. On en veut pour preuve le fait que l’association « Arche de Zoé » serait liée à des laboratoires et fondations de recherches médicales fondamentales, et d’autre part, L’Arche de Zoé travaille en collaboration étroite avec une association appelée Cofod qui sur son site (www.cofod.fr) n’avait pas hésité d’affirmer, après les malheurs arrivés à sa consoeur Arche de Zoé, que, « Désormais, le « Collectif des familles pour les orphelins du Darfour a pour objectif de prendre le relais de l’Arche de Zoé pour toutes les actions qui ne concernent pas directement l’évacuation des enfants ». Or, comme on sait dans les faits, l’opération « d’évacuation des enfants » a eu lieu sous la couverture de « Children Rescue » dont Eric Breteau est chef de mission, au Tchad, tandis qu’en France, il est le président de l’Arche de Zoé. Il apparaît donc que cette opération est une véritable affaire de tromperie, de manipulation.

Dans la déclaration du statut des associations, Arche de Zoé et Cofod (que l’on peut visiter sur le site du gouvernement français, rubrique des journaux officiels, associations -www.journal-officiel.gouv.fr/association), on découvre que les contacts emails sont respectivement pour l’Arche de Zoé et le Cofod, lefebvre.s@parisbiotech.org et catherine-grandazzi@yahoo.fr
Parisbiotech est un laboratoire où Stéphanie Lefebvre occupe la fonction de directrice-adjointe. Sur le site de parisbiotech.org, on peut lire « Paris Biotech Santé, bio-incubateur santé de Paris ». A titre d’information sur une de ses pages, www.parisbiotechsante.org/jo/1/, l’hélice de l’ADN triomphe. « Les récentes déclarations de son découvreur, James Watson, résonnent encore dans la tête des Africains. James Watson, qui était aussi le premier président du Programme Génome Humain, pronostiquait l’inéluctabilité de la disparition des Africains pour des « raisons génétiques ».

Plus important, dans le comité d’évaluation de Parisbiotech, aux côtés de Stéphanie Lefebvre, se trouve un certain François Sarkozy qui y trône en tant que consultant de AEC Partners. AEC Partners est une société de conseil dans le domaine pharmaceutique basée à Paris. Quant à François Sarkozy, il a été nommé vice-président de BioAlliancePharma en janvier 2006. Frère cadet du président de la République française, François Sarkozy est pédiatre de formation et travaille dans le secteur pharmaceutique depuis 2001. Parisbiotech n’est donc pas une histoire d’amateurs. Loin de là. Ce sont au contraire de personnes très professionnellement organisées et ne manquant ni de fonds ni de soutiens en tout genre. On comprend donc aisément qu’ils n’aient eu aucun mal pour organiser et financer l’opération « d’évacuation » menée par l’Arche de Zoé au Tchad. Le mutisme du chef de la diplomatie Bernard Kouchner (qui s’y connaît bien dans ce domaine humanitaire et médical en France) en dit long sur les complicités que les membres de l’Arche de Zoé ont pu bénéficier aussi bien au Quai d’Orsay qu’au niveau de l’armée française au Tchad. On ne sait pas comment les » humanitaires » de l’Arche de Zoé ont fait jouer leurs relations au niveau de Paris et N’Djamena, quand on sait que la secrétaire d’Etat Ramatoulaye Yade n’a pas manqué de dire que les membres de cette association se comportaient avec beaucoup d’assurance et n’hésitaient pas à contrevenir aux instructions qui leur étaient données au niveau du Quai d’Orsay.

Quant à l’autre association Cofod dont la secrétaire générale n’est autre que Catherine Grandazzi, elle venait d’être créée le 24 août 2007 avec pour objectif de s’occuper exclusivement des enfants du Darfour. Précisons que Catherine Grandazzi est nutritionniste de formation et responsable qualité au sein de l’association Maia (www.maia-asso.org) qui s’occupe entre autres de parents stériles et « Gestation Pour Autrui ». L’enquête notamment diligentée par la justice française, devra lister tous les parents stériles inscrits dans cette association qui (des liens avec l’Arche de Zoé au travers de Catherine Grandazzi sont connus de tous) avaient fait acte de candidature pour recevoir un enfant du Darfour.

Cette malheureuse affaire jette des suspicions sur la foultitude d’ONG et d’associations qui pullulent sur le terrain africain. Si on doit faire attention à éviter l’amalgame, on ne peut pas s’empêcher de relever de nombreux dysfonctionnements qui caractérisent la plupart d’entre elles. Des ONG ou associations dont les membres débarquent dans un pays africain, creusent deux ou trois puits au bout de six mois d’activités, et retournent en Europe pour s’acheter un appartement, on en voit de plus en plus. En effet, les ONG sont devenues une mine d’or lourdement financée par l’un des départements les plus riches de la Commission européenne, celui du Commissaire Louis Michel qui s’occupe du Développement et de l’Action humanitaire. Aucun bilan d’activité véritable ne leur est réclamé. C’est pourquoi, il n’est pas surprenant de voir des ONG qui investissent parfois à peine 10% de la subvention qui leur est accordée dans des opérations qu’elles sont supposées financer, les 90% restants étant consacrés aux salaires des membres, au fonctionnement de la structure, aux déplacements, à la publicité, etc. On a souvent admis que l’Europe des 29 ne sachant pas quoi faire de ces millions de chômeurs est très contente de les fourguer au Tiers-Monde et plus spécialement à l’Afrique où beaucoup se transforment en « humanitaires ».

Des Etats africains étant des passoires, ils n’ont ni le temps, ni la volonté de contrôler l’activité de chaque ONG, d’en évaluer le bilan avant de reconduire son autorisation d’exercice sur le territoire. Sinon, ils verraient que la plupart de membres d’ONG, sous le couvert de l’humanitaire, sont d’honorables « correspondants » qui émargent officiellement auprès des services de leur pays. Les antennes locales implantées dans les ambassades ou au sein de certains grands groupes industriels ou commerciaux étant facilement décelables, les pays occidentaux n’hésitent plus à « missionner » des « humanitaires » sachant qu’ils ont la possibilité d’aller et de venir, où ils veulent, comme ils veulent, sans jamais attirer l’attention.

« Le gouvernement tchadien doit opérer un contrôle approfondi de toutes les ONG accréditées au Tchad, au motif soi-disant d’apporter de l’aide aux réfugiés. Je demande au gouvernement soudanais d’en faire de même », a déclaré Idriss Déby Itno, avant de poursuivre : « Les hommes et les femmes (en détention) sont venus sous le couvert d’une organisation humanitaire pour scolariser, nourrir les enfants, alors que leur but inavoué était plutôt de les arracher de l’amour de leurs parents, de les voler, de les vendre aux organisations en Europe ou de vendre leurs organes, comme des bêtes. Nous ne sommes pas traités comme des hommes par ces gens. Ils nous traitent comme des bêtes. Voilà l’image de cette Europe qui sauve, qui donne des leçons à nos pays. Voilà l’image de cette Europe qui aide les Africains. C’est désolant et je suis révolté face à ce que j’ai vu. Je ne peux pas l’accepter ».

A la question « Est-ce que le Tchad va intenter une action de grande envergure ? », Idriss Déby Itno a répondu : « Rien n’est à exclure. Mais ces criminels vont répondre de leurs actes. Il semble qu’il y a déjà eu un vol qui a transféré ces enfants (une cinquantaine d’enfants selon une source - ndlr). Si tel est le cas, le Tchad va alors user de tous ses droits pour poursuivre les Etats, ONG ou individus impliqués dans ce crime ». L’Arche de Zoé, en effet, escomptait faire rapidement partir 1.000 enfants du Darfour et atteindre dans une période moins longue le chiffre de 10.000. Sacrées ambitions mais exactement à quelles fins ?

Il faut bien dire que l’adoption d’un enfant est une notion inconnue aussi bien dans le droit tchadien que soudanais. Au Tchad, par exemple, on trouve des enfants pauvres qui vivent misérablements. Mais cela ne voudrait pas dire pour autant qu’ils sont des orphelins car même s’ils ont perdu leurs propres père et mère, la cellule familiale désignera forcément un membre pour s’occuper d’eux. Parler dans ces conditions d’orphelins du Darfour ou du Tchad, est un abus de langage qui est uniquement destiné à amadouer certaines âmes sensibles en France.

Certains confrères français indiquent d’ailleurs que la plupart des membres de l’Arche de Zoé sont du département du Val d’Oise, comme son président Eric Bréteau, un pompier volontaire. Or le Val d’Oise serait impliqué dans l’affaire Eliane Kabile : une femme d’origine antillaise est décédée à l’hôpital, vraisemblablement, victime d’un réseau de trafic d’organes et d’enfants. La justice n’a jamais pu élucider ce deuil alors que les preuves ne manqueraient pas pour prouver le trafic qui l’a entouré : irrégularités autour du certificat de décès, de l’inhumation, des exhumations, des autopsies ; plusieurs corps professionnels seraient impliqués. Aucun des 91 enfants en âge de parler sur les 103, n’a déclaré être orphelin. Tous ont des parents et personne n’est du Darfour mais bien du Tchad. Beaucoup de parents ont retrouvé leurs enfants depuis. Ils confirment que les parents de ces 21 petites filles et 82 petits garçons ont été dupés par les promesses d’une vie meilleure pour leurs enfants.

Les témoins racontent que les membres de Children Rescue (l’autre appellation de l’Arche de Zoé au Tchad) avaient juré la main sur le coeur qu’ils allaient construire un centre d’accueil à Abéché où il y aurait une école dans laquelle on scolariserait les enfants en français, en anglais, en arabe et où on leur apprendrait les rudiments du coran. En même temps, ils seraient bien nourris et suivis médicalement. Quelle aubaine pour ces parents tchadiens ! Ils ont vite accepté alors qu’on les mentait. Dans ces conditions, le porte-parole du gouvernement tchadien a eu raison de s’inquiéter du sort qui était réservé à ces enfants : vol d’organes, pédophilie. De son côté, le gouverneur de la région d’Abéché a aussi eu raison de dénoncer un retour à la « traite négrière ». On se souvient de ce qui se passait à cette époque : on promettait une meilleure vie pour ceux qu’on laissait partir (ils se rapprocheraient de Dieu) et on faisait des cadeaux de pacotille (du sel, de l’alcool, quelques tissus, etc.) à ceux qui restaient pour mieux leur piller leur terre. S’ils résistaient, on décimait leur village à l’aide du canon à feu après avoir kidnappé les jeunes femmes et les jeunes hommes en meilleure santé.

Voilà l’image que la France projette en Afrique. D’un côté, le gouvernement expulse violemment de France les jeunes parents, les grandes soeurs et les grands frères qui font le sacrifice d’y aller travailler pour aider leur village. De l’autre, l’autre France (qui agit en cachette avec l’aide des diplomates et militaires français) kidnappe les plus petits dans les villages pour les déraciner dans un univers qui efface leur culture. L’Arche de Zoé a préparé cette opération avec beaucoup de relations d’influence et de moyens techniques et financiers. Il faut que les enquêtes diligentées au Tchad et en France, aillent jusqu’au bout. D’autre part, l’avion qui devait amener en France les enfants kidnappé était attendu à l’aéroport de Vatry dans la Marne, à 120 km de Paris, en pleine zone rurale. Selon nos confrères de Libération du 27 octobre, « L’Arche de Zoé qui avait beaucoup communiqué sur son projet d’« évacuation d’enfants en danger de mort », est restée discrète sur les conditions d’arrivée en France : la préfecture de la Marne dit ne pas avoir été prévenue de l’arrivée d’un tel vol sur l’aéroport de Vatry, habituellement, consacré au fret ».

Parallèlement à l’enquête dirigée par la justice tchadienne, il est nécessaire d’établir un bilan public complet et détaillé des autres adoptions d’enfants africains en France ; (le Congo-Brazzaville a fermé net le dossier d’adoption qu’il avait ouvert au profit de parents espagnols après les révélations sur l’Arche de Zoé), par association et en priorité par Children Rescue, l’Arche de Zoé et les associations dont les membres ont coopéré avec les responsables de Children Rescue et l’Arche de Zoé. Ce bilan doit répondre aux questions suivantes : combien de ces enfants sont tombés dans la prostitution ? Combien de ces enfants ont été abusés par leur famille d’accueil ? Combien de ces enfants avaient des parents ? Combien sont morts ou ont subi une opération chirurgicale d’ablation d’organe ?

On parle d’un enfant tchadien arrivé en France il y a quelques années et qui aurait été victime de vol d’organes et dont les parents adoptifs voudraient se débarrasser en le renvoyant au Tchad. Existe-t-il d’autres cas similaires ? Pour mettre un terme définitif à ces pratiques criminelles drapées dans le mensonge colonial, il faut imposer des réparations pour ce méga crime contre l’humanité qu’est la traite négrière transatlantique des temps modernes. La justice tchadienne doit aller jusqu’au bout de ses enquêtes. Les membres de l’Arche de Zoé impliqués dans ce scandale, doivent tous être jugés à N’Djamena et emprisonnés dans la capitale tchadienne. Le Tchad doit porter plainte et demander réparation. Ainsi que des excuses officielles du gouvernement français. Rien de moins.

Jean Paul Tedga

L’épopée des 103 enfants tchadiens, montre que l’esclavage continue bel et bien à se pratiquer en Afrique. Mais les méthodes ont radicalement changé. On ne met plus les gaillards noirs dans les cales des navires comme au 18° siècle. On les encourage à traverser eux-mêmes les mers sur des pirogues de fortune pour regagner la France et les pays environnants. De plus en plus, on utilise des ONG et associations dites humanitaires pour amadouer les pauvres africains comme hier, le colonisateur envoyait en mission, le prêtre avec la bîble dans la main gauche et le pistolet dans la main droite, cachés à l’intérieur de sa soutane, pour préparer ses rafles futures. Aujourd’hui, on a « L’Arche de Zoé » en France, « Children Rescue » au Tchad, et entre les deux appellations de cette même et unique association, les complices au ministère français des Affaires étrangères (Quai d’Orsay), au sein de l’armée française stationnée au Tchad, et bien sûr les autres maillons de la chaîne où on ne doit pas oublier de compter le Dictateur Tachdien Idriss Déby lui-même, le très contesté, illégitime et autocratique président du Tchad.

Autrefois, la déportation, la traite transatlantique et l’esclavage, étaient tout à fait légaux, du
point de vue français, car inscrits dans l’odieux « Code Noir », vrai « Mein Kampf » avant l’heure du 17° siècle. Puis, les Noirs, par leur résistance, ont imposé l’abolition de ces crimes « légaux ». Comme tous les humains, les noirs sont attachés à leur patrie. Ce sont les trafiquants de chair humaine qui les déracinent et les utilisent comme des bombes pour casser l’identité africaine et l’identité française, et pour casser tout projet de co-développement pacifique digne de ce nom.

A - Le sale boulot des passeurs.
Les maffias qui font le trafic de la drogue, des organes, des enfants, des prostituées et des armes, sont les mêmes qui organisent l’immigration illégale. Elles achètent des fonctionnaires en Afrique comme en Espagne et en Italie, avec des sommes qu’elles extorquent aux Africains prêts à tout risquer pour sauver leur famille de la famine. Pour maintenir la loi du silence, les mêmes maffias lâchent des rafiots en pleine mer, provoquant les naufrages répétés qui terrorisent et bloquent la réflexion.

B - LE SALE BOULOT DES GOUVERNEMENTS.
C’est sur fond de chantage à la chair humaine que les gouvernements négocient les gros contrats entre eux. « Je signe si tu me prends tant de candidats au voyage », disent les gouvernements africains. « J’investis en Afrique à condition que j’y aie les mains libres pour dévaster et piller à ma guise », exigent les patrons français.

C - LE SALE BOULOT DES ROUAGES DE L’ETAT FRANÇAIS ;
Ils refoulent, ils répriment, ils inventent des lois pour freiner l’immigration, tant légale qu’illégale. Ils maintiennent la pression sur les habitants en invoquant la menace d’une invasion par les Africains affamés. Le Pen a surfé sur le réflexe communautaire des blancs, de ceux qui se sentent les propriétaires de la France (même s’ils ne sont que d’ex-immigrés d’Europe de l’Est, Français depuis peu) et ne voient pas plus loin. Il s’agit maintenant pour le gouvernement de banaliser les tests génétiques, qui serviront à la police, aux patrons, aux banques et aux assurances, à fliquer tous les habitants. Pour cela, on commence par stigmatiser les Africains, c’est la première étape, la plus facile.

D - LE SALE BOULOT DE SOS RACISME.
SOS Racisme est une créature de Bernard-Henri Lévy, intellectuel qui a hérité d’une fortune acquise dans « l’exploitation » des forêts africaines. C’est un homme d’affaires redoutable, dénoncé partout pour ses manoeuvres clientélistes dignes d’un « roitelet nègre ». Il terrorise les instances culturelles, il bloque au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) les projets qu’il ne peut pas contrôler : c’est lui qui avait refusé que le ministère de la Culture finance le film « Le Code Noir ». Il pleure énormément sur le Darfour parce qu’il ne veut pas que la Chine fasse des affaires avec le Soudan riche en pétrole, après avoir tout fait pour démembrer la Yougoslavie, il y a dix ans, de façon à ce que l’OTAN y installe ses bases. Il prétend maintenant organiser et contrôler la mobilisation des Noirs contre l’introduction des tests génétiques. Mais les Noirs n’ont aucune raison de le considérer comme le défenseur de tous les droits humains à travers leur situation propre car, c’est une toute autre motivation, communautariste celle-là, qui l’anime.

E - LE SALE BOULOT DES MÉDIAS.
Le New York Times, organe des Juifs démocrates aux Etats-Unis, tire à boulets rouges sur Sarkozy, le gouverneur des Français aux ordres de Bush et d’Israël. Surprise : Le Figaro relaie cette information, qui fait le jeu de Bernard-Henri Lévy. Quelques jours plus tôt, le même Figaro avait fait connaître des documents affirmant que Sarkozy a été recruté et formé par le Mossad (services secrets israéliens) pour être un agent israélien. Une semaine après le show « humanitaire » organisé au Zénith par SOS Racisme, le Premier ministre israélien Ehud Olmert est à Paris. Risquant d’être déstabilisé par la pression médiatique orchestrée, Sarkozy promet son soutien accru au projet de bombardement de l’Iran, le grand projet immédiat du gouvernement israélien.

F - LE ROI EST NU, NOUS L’AVONS DÉMASQUÉ.
Pour Bernard-Henri Lévy, toute personne qui critique les Etats-Unis est antisémite. Sarkozy va bientôt s’aligner, il n’a pas le choix. Et les Français seront bernés par droite et gauche réunies. Pour les Noirs, les choses sont claires : ce sont à nouveau les Etats-Unis et la France qui se disputent l’Afrique et les Africains comme un butin. Et les malheureux immigrants clandestins sont leur monnaie d’échange. Les imposteurs sont en fait bien d’accord sur un point : faire monter la tension sociale en France, spéculer sur la colère des uns et des autres pour faire passer des décisions qui bafouent l’intérêt des Français et des Africains à la fois. Incroyable certes, mais vrai !

G - LA SOLUTION : UNE POLITIQUE DE RÉPARATIONS POUR LES AFRICAINS.
Les Noirs de France ne respecteront que les politiciens capables d’assumer le concept de « réparations ». Le discours de Dakar de Sarkozy était insultant, mensonger et cynique pour l’Afrique que la France a pillé et continue de piller. Celui de Bernard-Henri Lévy instrumentalise la souffrance des Noirs, comme n’importe quel trafiquant de chair humaine, l’est tout autant. Comme les Noirs-Américains refusent d’aller faire la guerre en Irak, les Noirs refusent de faire les frais de la prochaine guerre en Iran. L’argent des contribuables français doit servir à financer des projets de co-développement qui permettent aux Africains de vivre chez eux, ce qu’ils souhaitent de tout leur coeur, et non pas à organiser l’édification des murailles de la haine et le sacrifice de populations innocentes.
 
ARMADA.

(Agir pour les Réparations, maintenant pour les Africains et Descendants d’Africains)
Site internet : www.asso.armada@yahoo.fr

www.afriqueeducation.com

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