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Candidat présumé.

Mardi 15 novembre 2011 // La France

Le président de la République ne se déclare pas encore candidat mais il est déjà en campagne pour une réélection qui est hautement problématique.

Du 17 au 27 octobre, Nicolas Sarkozy a vécu des journées éprouvantes. Tout avait mal commencé en effet le lundi 17 octobre, lorsque l’agence Moody’s avait annoncé que la note de la France, le fameux triple A qui nous a valu la réforme dés retraites et les premières mesures de rigueur, était mise sous surveillance. Ce qui signifie que notre pays pourrait voir sa note abaissée avec un double effet : augmentation des taux d’intérêt, entraînant un alourdissement de la dette publique ; baisse du crédit, déjà très entamé, du président sortant. « Si la France perd son triple A, je suis mort » : rapportée par le Canard enchaîné, la confidence de Nicolas Sarkozy a fait le tour des salles de rédaction.

Puis ce furent les épuisantes négociations européennes. Si le divorce n’a pas été consommé dans le « couple franco-allemand », la plupart des commentateurs français ont souligné, au lendemain de l’accord européen conclu dans la nuit du 26 au 27 octobre, que les positions françaises ont été abandonnées sur l’autel du compromis. La Banque centrale européenne ne jouera pas le rôle que voulait lui faire jouer Paris, le fonds européen de secours ne deviendra pas une banque, les banques seront recapitalisées et devront effacer 100 milliards d’euros de la dette grecque ce qui ne fait pas l’affaire des établissements français. De surcroît, la zone euro a demandé l’aide financière de la Chine, entre autres pays, ce qui place les Européens en situation d’infériorité par rapport à une puissance montante.

Malgré tout, l’accord conclu ne permettait pas de dire que l’euro était sauvé, tant il y a de questions en suspens sur la mise en application du plan de sauvetage en Grèce, en Italie et pour l’ensemble du secteur bancaire.

L’exercice télévisé de Nicolas Sarkozy le jeudi 27 octobre devant 11 millions de téléspectateurs ! était donc difficile à réussir et son impact reste difficile à évaluer. Le Président souhaitait que les Français retiennent son rôle dans le sauvetage de la zone euro, mais ils ont plutôt regardé, pour l’applaudir ou pour le critiquer, le candidat supposé. Bien entendu, Nicolas Sarkozy a affirmé en fin d’émission que le débat sur sa candidature serait tranché « fin janvier, début février » mais il est clair qu’il est déjà en campagne sur les thèmes qui sont rodés depuis plusieurs semaines.

C’est sur son rôle de `président protecteur que Nicolas Sarkozy a mis l’accent. Il serait l’homme de l’équilibre entre une « gestion rigoureuse » et la préservation d’un modèle français aménagé grâce à la réforme des retraites. Ce président, tout juste sorti d’un sommet qui a permis d’éviter le naufrage de l’euro, est aussi l’homme qui a une vision européenne : celle d’une « plus grande intégration économique au sein de la zone euro » et du rapprochement avec l’Allemagne, tout particulièrement dans le domaine de la fiscalité.

Au fil de son intervention, Nicolas Sarkozy a voulu faire ressortir l’irresponsabilité des socialistes, qui ont fait adopter la retraite à 60 ans et les 35 heures au moment où les Allemands faisaient l’inverse. En écho, l’UMP soulignait le fait que François Hollande n’avait jamais participé à une négociation européenne l’incompétence se surajoutant aux propositions aventureuses.

La bataille est clairement engagée entre la droite et la gauche, qui ont des chefs désormais bien identifiés. Elle est lourde de violences, dans une situation générale très tendue.

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