COMMERCE TRADITIONNEL ET GRANDE SURFACE.

Vendredi 2 avril 2010 // La France

Il serait temps que les différents Gouvernements est une approche plus humaine, plus responsable, de la concurrence dans le domaine de l’alimentation, et dans celui des médicaments non remboursés par la sécurité sociale.

Le libéralisme a ses limites, accepter que dans le domaine de l’alimentation, ceux qui produisent, doivent travailler à perte vu le comportement que je qualifie de mafieux de l’ensemble des grandes surfaces. C’est inadmissible. Dans tous les produits vendus dans les hypermarchés, nous assistons à une surenchère, ces hypers achètent en calculant leur marge bénéficiaire, et cela aux dépens de leurs fournisseurs.

Soyons à l’écoute de notre agriculture, comment les citoyens de France et de Navarre peuvent-ils rester passif face au démantèlement de notre paysannerie ? Je vais prendre un seul exemple : « Le Lait », nos paysans subissent une perte de 50 centimes d’euros par litre de lait, cette perte sur le lait est valable pour l’ensemble des produits issus de notre terroir notre agriculture dans toutes ses composantes ne pourra survivre que si nos dirigeants veulent la sauver et éviter une désertification qui s’accélère de plus en plus rapidement. En plus, nos campagnards, éleveurs ou cultivateur doivent faire face à la mondialisation de l’économie. Le constat est accablant pour nos hommes des champs, nous devons mettre un terme à l’effondrement de nos territoires ruraux. L’alerte est suffisamment apocalyptique pour que l’État freine l’ultralibéralisme, et pratique un contrôle des prix en comparent les prix d’achat à ceux de la revente notamment, dois-je le redire dans les « Grandes surfaces ».

Dans le domaine agricole, la France n’est plus compétitive face aux pays « émergents », notamment de la Chine et de l’ensemble des Pays du Sud est asiatique ; Même l’Argentine nous inonde de viande à bas coût. Nos vins qui sont renommés à travers la planète sont dépassés par des importations massives. Où allons-nous ! La communauté Européenne n’est pas honnête. De trop nombreuses nations, notamment les États faisant partie de l’Ancienne Union Soviétique profitent des avantages que leur procure leur adhésion à la communauté Européenne. Elles déversent leur production, ce qui est contre productif pour nous et d’autres nations de l’Europe de six. Nous devons commercer avec des Nations qui paient leurs salariés à l’identique des travailleurs Français, et qui leur offrent les mêmes prestations médicales.

L’aménagement du territoire ne saurait faire l’économie d’un débat sur la survie du commerce traditionnel. Une activité dont personne ne songerait à nier qu’elle est essentielle, mais qui n’a jamais bénéficié des mesures indispensables à son maintien.
Un maintien qui passe, dois-je le redire, par un encadrement des prix pratiqués par les grandes surfaces dont l’implantation n’a été que peu, et très souvent, mal maîtrisée.
Les grandes surfaces, par le biais des groupements d’achats, « fixent » leurs prix à des industriels qui n’ont d’autre choix que celui d’accepter, tout en sachant pertinemment que la défaillance d’un groupement d’achats mettra l’entreprise en difficulté, quand elle ne provoque pas sa faillite.

Chaque création de grande surface provoque, dans le commerce traditionnel, la suppression d’un emploi sur deux la multiplication des grandes surfaces a entraîné, et particulièrement en milieu rural, la cessation des activités liées au commerce traditionnel, à telle enseigne qu’à ce jour, les collectivités en sont réduites à subventionner les commerces de première nécessité dans de nombreux bourgs.

N’oublions pas les médicaments non remboursés par la sécurité sociale, là, nous constatons que les prix s’envolent. C’est inadmissible et honteux ; Pauvres Français, on vous conditionne avec les droits de l’homme, avec, notre devise nationale « liberté égalité fraternité, » mais, des médicaments non remboursés passent : par exemple « de 2 € à 8 € voir 10 € ». Taxons les laboratoires et les pharmaciens qui profitent d’une liberté amorale pour s’enrichir aux dépens des plus démunis. C’est une honte.

PROPOSITION.

Il faut remettre en question le principe de la libre concurrence et rétablir les équilibres qui, s’ils ne sont pas respectés, nécessiteront, au mieux, une intervention financière massive des collectivités, au pire, créeront des situations irréversibles et en parfaite contradiction avec les objectifs fixés par la politique de l’aménagement du territoire.

MOYENS.

Rétablir les équilibres grandes surfaces / commerce traditionnel par le biais d’une taxe différentielle. Cette taxe serait établie à partir de la fixation d’un prix moyen qui permette au commerce traditionnel de soutenir la concurrence des supers et hypermarchés « prix fournisseur unique et sans tarif dégressif ». L’application d’une taxe différentielle, calculée à partir du prix moyen, sur les prix pratiqués par les grandes surfaces. Plus les prix sont bas, plus la taxe est importante, et permet de rétablir une parité ; à l’inverse, pour lutter contre les prix abusifs, plus les prix sont élevés (relativement au prix moyen), plus la taxe est élevée.

L’obligation pour les grandes surfaces de se plier aux mêmes délais de paiement que le commerce traditionnel. On peut également envisager un rétablissement du « contrôle des prix » qui fixerait les tarifs des produits de consommation et les encadrerait tant à la baisse qu’à la hausse. D’une façon comme de l’autre, il s’agit de rétablir les équilibres, en faisant davantage porter la différence sur les notions de prestations de services et de la qualité des produits.

Le réseau de distribution des carburants doit être préservé, aussi une tarification unique s’impose, sur l’ensemble du territoire.

 « Passer de la voiture à cheval à l’automobile a été un progrès, laisser disparaître notre tissu commercial et artisanal est une décadence. »

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