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C’est pas grave qu’une femme se fasse traiter de "sale pute" d’aprés les artistes !

Vendredi 31 juillet 2009, par Gérard BRAZON // La France

Plusieurs artistes ont contesté la déprogrammation du rappeur controversé Orelsan (Aurélien Cotentin en réalité) des Francofolies de La Rochelle, dans laquelle ils voient un danger pour la liberté d’expression.

Je constate qu’en France nous vivons dans un monde de folie douce ou la dignité a perdu son sens. En effet, traiter les femmes de « sale pute » dans une chanson cela relève de la liberté d’expression mais dire son étonnement ou son opposition à regarder dans une émission familiale deux hommes s’embrasser à pleine bouche est le fait d’un ringard passéiste.

D’un côté, c’est la liberté d’expression de l’autre c’est de l’homophobie !

Mélange des genres ? Pas sûr. Amalgame. Trop facile. En France il y a des interdits clairs et des non-dits qui provoquent l’auto-censure. Chanter « sale pute » en parlant de sa petite amie et des femmes en général et moins grave que de se moquer d’un homo. Faîtes l’essaie et vous verrez bien ! En mars 2009, son titre Sale pute fait polémique. Dans le texte, le rappeur a des mots très durs envers une ex-petite amie.

C’est considéré comme un appel à la violence contre les femmes et particulièrement par la secrétaire d’État à la solidarité Valérie Létard qui s’est indignée contre "la chanson" d’Orelsan. Elle incite, selon elle, à la violence envers les femmes, et en appelle à la responsabilité des dirigeants des sites de vidéo en ligne pour qu’ils retirent immédiatement le clip incriminé du rappeur. « Alors qu’en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon, ce texte est une véritable incitation à la haine, à la violence voire au meurtre envers les femmes. Les mots employés sont discriminants et ignobles. » Valérie Létard affirme également soutenir les associations qui souhaitent se constituer partie civile et porter plainte contre le rappeur. Mais ce n’est pas le point de vue des artistes.

Dans une lettre virulente rendue publique samedi par la maison de disques du rappeur, le chanteur Cali, nouveau donneur de leçons a dénoncé un "acharnement insupportable sur Orelsan" Rien de moins. Selon lui, la manifestation "se discrédite totalement" en déprogrammant le jeune rappeur, ce qui "risque de provoquer (...) des autocensures très peu propices à la création". Je trouve l’autocensure assez minable pour un homme libre. Ce n’est donc pas moi qui défendrais une personne s’autocensurant. Qu’importe le sujet et le débat. La libre expression est à ce prix.

"Il y aura un avant et un après Orelsan. Pour ma part, je boycotterai, avec tristesse mais conviction, tous ces lieux muselés", a-t-il écrit. Je pense que ce sera surtout une question de hauteur du cachet. Comme beaucoup. Début juillet, l’entourage d’Orelsan a annoncé qu’il avait été déprogrammé des Francofolies, où il aurait dû se produire mardi. Le festival a nié avoir fait l’objet de pressions d’associations ou de politiques.
Invité à réagir par des journalistes, dimanche à La Rochelle, le chanteur de Tryo, Christophe Mali, s’est dit "complètement contre l’annulation" du concert du rappeur. "Je suis pour la liberté d’expression, ce n’est pas une poignée d’associations qui va faire la pluie et le beau temps sur les festivals", a-t-il déclaré. Je me demande ce qu’il pense de la poignée d’Associations qui fait la pluie et le beau temps sur tous les terrains politiques et sociétaux justement.

Le jeune chanteur Joseph d’Anvers a lui aussi estimé que "la liberté d’expression est un droit inaliénable". Sans commentaire car si je les écoute, ce droit autorise donc toutes les insultes et les dégradations de l’image de la femme pourvu qu’elle soit chantées et mises en musique. Un droit qui autorise l’appel aux meurtres de policiers fût un temps. Est-ce cela ce droit inaliénable ? La réponse vient tout de suite puisque le chanteur poursuit en disant : Que les choses soient bien ou mal dites, c’est un autre problème, a-t-il poursuivi. Avec cette chanson, Orelsan a peut-être été maladroit, et encore : c’était une connerie de jeunesse. Je ne serais pas très fier si on ressortait certains textes de mon ancien groupe de rock". Bon alors ce n’était qu’une erreur de jeunesse.

Début juillet, la présidente PS de la région Poitou-Charentes Madame Ségolène Royal s’était réjouie de la déprogrammation d’Orelsan. Elle avait expliqué au journal Sud Ouest avoir demandé des "clarifications" au festival sur la présence de l’artiste. L’UMP a jugé dimanche "intolérable" la déprogrammation d’Orelsan.

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