Bien au-delà de tout exercice « comptable »

Mercredi 25 février 2009, par Pierre Marie GALLOIS // L’Histoire

Le long et ravageur chemin de la Paix…

Les « vœux d’Israël » sous la plume d’un de nos grands amis de « L’Itinérant »

Nos temps sont difficiles…

Terre de sang, la Palestine, quelque soit le nom que l’on veut bien lui donner, terre de Judée ou autre, n’est pas avare de massacres…

L’Ancien Testament n’est-il pas écrit dans une encre de sang ?

Guerres des royaumes d’Israël et des royaumes de Juda… Combien de villes rasées ? De populations massacrées ?

Histoire mythique que le Livre d’Esther ? 75000 Perses massacrés. « Pourim »…

A quoi rêvent aujourd’hui les enfants de cette terre, « juifs » ou « palestiniens » ? Peuvent-ils simplement encore rêver ?

Les vœux d’Israël

Il est facile de “cogner” sur Israël. Mais ce n’est pas parce que c’est “facile”, qu’il ne faut pas se poser des questions. L’Etat juif, puisqu’il faut bien l’appeler comme cela, alors qu’il n’a de “juif” ni la morale ni le cœur, a terminé 2008 et commencé 2009 en nous offrant ce qu’il sait à présent le mieux faire, des massacres. Oh… je sais. Il s’agit de légitime défense. Des villes proches de Gaza, comme Sderot, le port d’Ashkelon, les kibboutz d’Eshkol et d’Hermesh, reçoivent régulièrement des missiles meurtriers. Ce sont les terroristes du Hamas qui les envoient.

Ces fusées kassam tuent des innocents, des enfants, des femmes… Et nous en général, moi en particulier, dans le douillet confort de mon deux-pièces-hlm-cuisine, je n’ai aucune idée de ce que peut représenter vivre sous la menace d’une explosion venue du ciel. Je n’ai pas non plus la moindre idée de ce que peut représenter le bruit d’un hélicoptères d’assaut, armé de canons de 20 millimètres, ni du fracas d’un missile tirés par un F-16.



Ce que je sais, c’est compter. Primitivement. Additionner. De l’arithmétique é-lé-men-taire. Un missile kassam, tue. Oui. Mais pas “beaucoup”. Et “mal”. C’est une arme de pauvre, imprécise. 40 kilomètres de rayon d’action au maximum. Les terroristes artisans qui les fabriquent, les font de bric et de broc. C’est une arme de désespérance. Une arme qui tue, oui, lors de sa chute, dans un rayon de 25 mètres. Pas mieux. Pas pire. Que dire d’un missile à 50000 dollars, payés avec de l’argent prêté ou donné par l’Amérique ? Un missile perfectionné, plein d’astuces létales, qui tue, et bien, fort bien, même.

Que dire des dizaines de morts juives, victime des terroristes du Hamas… Rien, sinon se taire en baissant les yeux devant l’immonde bêtise du monde. Que dire des centaines de morts palestiniennes, en une semaine, victime des pilotes et autres soldats juifs ? Beaucoup, et hurler. L’Etat juif et son armée se comportent comme des sauvages. Il n’y a aucune comparaison entre la guéguerre imbécile et désespérée du Hamas et la guerre totale que mènent les soldats juifs.

Même les premiers intéressés, certains Juifs de Sderot, la première ville bombardée ne sont pas d’accord.

Une pétition signée par des centaines de personnes de bonne volonté de cette ville et de ses alentours, réclame le retour du statut quo, le retour de la paix, missiles kassam compris. Arik Yalin, 43 ans, habitant de Sderot, a déclaré que plus de 1800 Israéliens et Palestiniens avaient déjà signé cette pétition : « Il y a environ un mois, nous nous sommes rendu compte que la situation allait se détériorer et mener à un chaos total. Il est important pour nous de faire entendre une opinion qui représente de nombreux habitants qui se trouvent à portée de feu, mais qui croient que nous pouvons et devons essayer de résoudre ce conflit d’une manière pacifique. Pendant 8 ans, nous avons vécu l’expérience très dure que constitue la vie sous le feu des roquettes. Nous avons été gravement atteints, physiquement et mentalement. Notre besoin de faire entendre une voix différente découle de notre ardent désir de modifier la situation et d’entamer des négociations avec l’autre côté afin d’arrêter les violences. »

D’après Arik Yalin, l’opération militaire ne fera qu’augmenter la haine des deux côtés et diminuer les chances de parvenir à un accord. « Nous supposons qu’au bout du compte, il y aura un accord, d’une manière ou d’une autre. La seule question est : combien d’innocents vont se faire tuer en attendant. » Ce groupe, Une Voix Différente, formé par Arik Yalin et ses amis, souhaite promouvoir le dialogue entre Israël et les responsables du Hamas à Gaza. Plusieurs dizaines de membres du groupe maintiennent un contact régulier avec des habitants de Gaza.*

Les psychiatres affirment qu’un enfant battu, devient souvent hélas un adulte violent. L’“enfance” de l’Etat d’Israël, s’est sinistrement déroulée dans la colossale violence des camps nazis.


Il ne faut donc peut-être pas s’étonner que les Juifs de Palestine soient si violents, si pleins de haine… Mais quel malheur pour le monde ! Toutes nos valeurs occidentales, à commencer par les Droits de l’Homme, nous ont été données par les Juifs.

Des valeurs dont témoignent magnifiquement les habitants de Sderot membres du groupe Une Voix Différentes.

… Nous ont été donné par les Juifs… à commencer par un Juif, juif entre les Juifs, Jésus de Nazareth.

Sderot en mai 2008

Des habitants de Gaza et de Sderot appellent à une nouvelle trêve

Quelque 1 800 Israéliens et Palestiniens, dont 500 habitants de Sderot, ont signé une pétition appelant à la fin de l’opération militaire israélienne à Gaza et à la reprise du dialogue entre Israël et le Hamas]

Yediot Aharonot, 29 décembre 2008


Malgré les tirs continus de roquettes sur leur ville depuis Gaza, tirs qui durent depuis des années, quelque 500 habitants de Sderot ont récemment signé une pétition appelant à l’arrêt des opérations de l’armée israélienne dans la bande de Gaza et à une nouvelle trêve avec le Hamas.

Arik Yalin, 43 ans, habitant de Sderot, a déclaré que plus de 1 800 Israéliens et Palestiniens avaient déjà signé cette pétition : « Il y a environ un mois, nous nous sommes rendu compte que la situation allait se détériorer et mener à un chaos total. Il est important pour nous de faire entendre une opinion qui représente de nombreux habitants qui se trouvent à portée de feu, mais qui croient que nous pouvons et devons essayer de résoudre ce conflit d’une manière pacifique. Pendant 8 ans, nous avons vécu l’expérience très dure que constitue la vie sous le feu des roquettes. Nous avons été gravement atteints, physiquement et mentalement.

Notre besoin de faire entendre une voix différente découle de notre ardent désir de modifier la situation et d’entamer des négociations avec l’autre côté afin d’arrêter les violences. »

D’après Arik Yalin, une opération militaire ne fera qu’augmenter la haine des deux côtés et diminuer les chances de parvenir à un accord. « Nous supposons qu’au bout du compte, il y aura un accord qui interviendra, d’une manière ou d’une autre. La seule question est : combien d’innocents vont se faire tuer en attendant. »


Hakim Hassona, propriétaire d’une société de grutage à Gaza, a salué cette
initiative : « Pourquoi utiliser la violence quand il n’y a pas de vainqueur dans cette guerre ? Au fond, nous sommes cousins et voisins, et il n’y a aucune nécessité d’en arriver là. Ils disent qu’un assaut sera dissuasif. Mais quelle sorte de dissuasion ? Cela ne mènera qu’à davantage de haine. Il n’y a pas une seule famille à Gaza qui n’ait un proche touché par les opérations militaires (...) L’homme de la rue ne veut pas la guerre, il veut vivre en paix. »

Le groupe « Une Voix Différente », formé par Arik Yalin et ses amis,
souhaite promouvoir le dialogue entre Israël et les responsables du Hamas à
Gaza. Plusieurs dizaines de membres du groupe maintiennent un contact régulier avec des habitants de Gaza.
Quelque 1 800 Israéliens et Palestiniens, dont 500 habitants de Sderot, ont
signé une pétition appelant à la fin de l’opération militaire israélienne à
Gaza et à la reprise du dialogue entre Israël et le Hamas.

Yediot Aharonot, 29 décembre 2009