BASE MILITAIRE EN AFRIQUE.

Le dernier échec de Bush.

Mercredi 23 avril 2008 // L’Afrique

Georges Bush prendra sa retraite en janvier 2009 après avoir ou la conviction que l’Afrique, n’est plus un continent ou on fait ce qu’on veut et quand on veut. Un certain nombre de signes tendaient déjà à le montrer quand, comme un seul homme, le continent s’était levé pour dire Niet aux Occidentaux qui demandaient à organiser le deuxième Sommet Europe-Afrique, à Lisbonne, au Portugal, à condition que le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, ne soit pas invité. En choeur, les Africains ont répondu : ou il y aura un Sommet avec Robert Mugabe, ou il n y aura pas de Sommet sans Robert Mugabe. Finalement, l’Anglais Gordon Brown qui en fit une question d’honneur, se résolut à rester à Londres, laissant ses homologues européens plaider « sa cause ».

On peut d’ailleurs se demander ce que représente encore la Grande-Bretagne, dans le système des relatons internationales aujourd’hui, pour chercher à contraindre jusqu’à 53 pays africains à battre ainsi en retraite.?

Mais les Occidentaux ont la tête dure, Ils ne veulent pas comprendre que l’Afrique s’est émancipé. Ils continuent de se comporter à l’endroit de ce continent comme dans les années 70. L’Américain George Bush qui pendant ses huit ans de mandat à la Maison Blanche a toisé l’Afrique vient de recevoir une véritable correction diplomatique sur le plan de la sécurité.

« Le commandement impossible » tel est le résultat de sa tournée en Afrique le mois dernier. Comme s’il fallait voir son beau visage pour lui céder tout, le chef de la Maison Blanche pensait convaincre au moins un pays africain d’abriter le commandement américain en Afrique. Echec et mat « l’Africom (Africa Command) restera en Allemagne. Et c’est bien ainsi. Le Congrès américain avait pourtant approuvé ce projet de « Commandement américain en Afrique en ce début d’année 2008. Un an plus tôt, le 6 février 2007, les Américains avaient même réuni 9 pays africains (Algérie, Tchad, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal et Tunisie) pour leur faire signer un accord de coopération sur la « guerre contre le terrorisme ».

Dans l’esprit des Américains (Qui croient toujours être les plus intelligents de la terre), certains des 9 États faisant partie des plus démunis du monde, au moins l’un d’entre eux allait signer pour accueillir sur son sol le Commandement américain en Afrique et bénéficier, comme Washington fait en de pareilles circonstances, de son aide dans plusieurs domaines, y compris dans celui de la sécurité. Mais contrairement à leur pronostic, il ne s’est trouvé aucun pays pour accepter cette offre. C’est par-ce que les spécialistes africains du Département d’État, du Pentagone et de la Maison Blanche, ont du mal à intégrer dans leurs paramètres d’analyse que l’Afrique est entrain de changer.

D’autre part, les Américains à force d’acheter tout le monde, ont oublié que leur seule présence revêtait un danger pour environnement immédiat. Sinon, ils auraient pu, à temps, que leur projet était mal vu par l’Afrique entière parce qu’elle ne souhaite par, pour quelques poignées de dollars, se transformer en un nid d’attentats. Les Américains ont, à ce sujet, ignoré les sévères mises en garde de l’Algérie, du Nigeria et de l’Afrique du Sud, qui avaient publiquement déclaré que l’implantation d’une base américaine en Afrique, serait comme du miel pour les abeilles : Les abeilles ici étant les extrémistes de la mouvance AI Qaïda qui sont attirés par la présence américaine, qu’ils combattent au travers des attentats terroristes.

Conséquence, aucun pays africain, même pas le Libéria ou l’Egypte où le partenariat militaire avec Washington est le plus poussé, n’a répondu favorablement aux attentes de Bush. On se souviendra même que la Zambie, présidente en exercice de la SADC (Communauté de développement des pays d’Afrique australe), avait, au nom, des 14 pays membres, opposé une fin de non recevoir au secrétaire d’État américain à la Défense Robert Gates. George Bush ira donc à la retraite sans avoir pu implanter Sa base militaire on Afrique.

Une telle base au demeurant n’apporte rien aux Africains, sinon l’insécurité car les soldats de l’Oncle Sam entraînent dans leur sillage les fous de Dieu d’AI Qaïda. Pour sécuriser leurs tankers, et les matières premières dont leur économie a besoin, les Américains devront utiliser les moyens classiques que sont ceux de la Chine, de l’inde et des pays européens.

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