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LE PAYS RÉEL

Au rythme la douceur angevine.

Lundi 3 octobre 2011, par Jean de La Faverie // La Religion

Abbaye de Fontevraud

7e département de France par le nombre de ses habitants, le Maine-et-Loire sait tirer le meilleur parti de sa position géographique et de son climat, sur le plan agricole et industriel. Joachim du Bellay (1522-1560) ne s’était pas trompé quand, dans son poème,Les Regrets, il écrivait la nostalgie de son pays natal, « Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine (...) Et plus que l’air marin la douceur angevine » ! Près de six siècles après sa naissance, cette douceur ne s’est jamais démentie et attire toujours chaque année des centaines de milliers de touristes. Ils viennent retrouver les bords de Loire, les châteaux éponymes (Saumur, Angers, Brezé..), les grottes troglodytiques, l’Abbaye de Fontevraud fondée par Robert d’Arbrissel et aussi le Cadre Noir de Saumur, mondialement connu. Les limites actuelles du département reprennent en grande partie celles de l’ancienne province d’Anjou, devenue une province majeure du royaume de France, enjeu de bien des luttes, notamment celle qui opposa au XIIe siècle, Henri II Plantagenêt au roi Louis VII. Érigé en duché par Jean le Bon en 1360, l’Anjou connut les affres de la guerre de Cent-Ans, une période d’expansion avec le bon roi René, avant de devenir l’un des points de contact entre les guerres de Vendée et la Chouannerie bretonne pendant la Révolution. En fait, Anjou et Maine-et-Loire ne font qu’un. Au point qu’il n’existe qu’un nom commun pour désigner les habitants de ce département Angevin (le mot Méniligérien n’est pas rentré dans les moeurs, ni dans le langage courant).

VIGNOBLE CLASSÉ

Le Maine-et-Loire qui occupe une place stratégique entre Paris et l’Océan, grâce à la Loire, est resté un département rural et agricole, occupant le cinquième rang français dans ce secteur d’activité. Premier département horticole et premier producteur de champignon de Paris, le département trône aussi en première place pour la production de pommes, de cassis et de camomille.

Il doit aussi sa renommée à son vignoble, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le troisième de France en termes de super- ficie. À elle seule, la viticulture représente plus de 10 000 emplois directs, 135 millions de bouteilles vendues (quatre par seconde) et 11 % du PIB agricole du département. Cette dimension agricole très diversifiée permet à la ville d’Angers d’abriter Vegepolys, un pôle de compétitivité à vocation mondiale, consacré à l’innovation dans les filières du végétal spécialisé.

LA DROITE EN POINTE

Bien que 66 % de son territoire soit consacré à l’agriculture, le Maine-et-Loire développe également une culture industrielle de premier plan, avec plus de 22 000 entreprises qui emploient près de 50 % de la population active locale. Ainsi, la ville de Cholet accueille quatre des dix entreprises angevines les plus importantes : Michelin, Charal, Thalès et Nicoll. À elles seules, ces quatre sociétés font localement travailler plus de 6 000 salariés. Le dynamisme, la capacité d’adaptation des populations locales et la volonté de certains dirigeants politiques ont permis d’enrayer les crises parfois sévères, comme celle des années 1980-90 qui a ràyé de la carte des nombreuses usines de fabrication de chaussures.

Terre traditionnellement catholique et modérée, le Maine-et-Loire reste majoritairement ancré à droite. Depuis la Libération la plupart des députés sont gaullistes ou UDF, influencés et pilotés par Jean Narquin, père de Roselyne Bachelot-Narquin, actuelle ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale. Sur les dix sièges parlementaires (sept députés et trois sénateurs), seuls deux reviennent au Parti socialiste. Le conseil général est tenu par Christophe Béchu (UMP), 37 ans. Il préside le département depuis 2004, année des ses 30 ans, faisant de lui le plus jeune président de Conseil général de tous les temps. Il se prépare à devenir sénateur à la fin du mois de septembre 2011. Le point sensible de la droite reste la mairie d’Angers qui lui échappe depuis 1977. Christophe Béchu s’est présenté en 2008 contre Jean-Claude Antonini (PS), premier édile depuis 1998. Il n’a échoué que de très peu (49,39 %) dans un contexte politique plutôt défavorable à la droite. La revanche est prévue pour 2014.

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