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Arnaud Montebourg prône une « démondialisation ».

Vendredi 13 mai 2011 // La France

Jean-Pierre Chevènement : « Une régulation des flux migratoires n’empêche pas une attitude plus généreuse ». Jean-Pierre Chevènement, sénateur et président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), était jeudi 28 avril l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Dominique Gerbaud.

Il répondait aux questions de Louis Daufresne (Radio Notre-Dame), Romain Mazenod (RCF) et Bernard Gorce (« La Croix »). L’ancien ministre réclame un plan Marshall pour les pays de la rive sud de la Méditerranée.

Faut-il rétablir des contrôles aux frontières face à l’arrivée des migrants  ?

Jean-Pierre Chevènement : Le problème est très mal posé. Distinguons celui des réfugiés, notamment libyens, qui doivent être accueillis au titre de l’asile, de celui des Tunisiens, qui viennent pour des raisons économiques. Les concernant, il faut examiner leur situation au cas par cas. Une régulation des flux migratoires est nécessaire mais rien n’empêche une attitude plus généreuse, plus ouverte vis-à-vis de ces migrants.

Quelle doit être l’attitude de l’Europe vis-à-vis des pays arabes en pleine révolution ? 

J.-P. C. : L’interconnexion de toute la jeunesse de ces pays a été le vecteur des révolutions, notamment en Égypte et en Tunisie. Mais on n’a pas résolu le problème de fond qu’est le chômage de cette jeunesse, souvent formée et éduquée. Cette situation implique aujourd’hui un effort économique de l’Europe.

Toutes nos aides ne doivent pas être concentrées sur les pays d’Europe centrale et orientale. Nous devons mettre aujourd’hui au moins 100 milliards d’euros pour les pays de la rive sud de la Méditerranée, un peu à l’exemple du plan Marshall des États-Unis. 
Pour l’avenir et la sécurité de l’Europe, au nom de l’humanité du monde dans lequel nous allons vivre, donnons à ces peuples les moyens de restaurer leur dignité. Il s’agit d’un devoir impérieux de l’Europe.

Arnaud Montebourg prône une « démondialisation ». Seriez-vous prêt à soutenir sa candidature à la présidentielle ? 

J.-P. C. : Arnaud Montebourg a approfondi sa réflexion et ouvert des pistes intéressantes. Si j’étais socialiste, je le soutiendrais à l’occasion des primaires. Je constate que les quatre autres candidats les plus en vue ne diffèrent pas sur les orientations générales concernant l’euro et l’Europe. 

Ils ne nous proposent comme solution qu’une intégration politique, toujours plus poussée, dans un système qui, en l’état actuel des textes profondément néolibéraux, nous engloutirait dans l’empire des marchés financiers. 

Or, moi, je suis pour la nation républicaine, pas pour l’empire, quelle qu’en soit la forme. Si je suis candidat à la présidentielle, ce sera pour faire bouger les lignes.

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