Anne Sinclair, l’épouse qui fait écran.

Mardi 31 mai 2011 // La France

Depuis leurs noces en 1991, l’ancienne-journaliste de TF1 a toujours montré une solidarité sans faille envers son mari.

Anne Sinclair, le 8 décembre 2010 à Genève.
Anne Sinclair, le 8 décembre 2010 à Genève. (AFP Fabrice Coffrini)

Dimanche, c’est sa réaction que beaucoup attendaient avec le plus d’impatience. Anne Sinclair serait-elle solidaire de Dominique Strauss-Kahn comme elle l’a toujours été aux pires moments ? En 1999, quand il a annoncé sa démission de Bercy à la suite de l’affaire de la Mnef, on se souvient d’abord d’elle a ses côtés, droite, déterminée, solide comme un roc ; et de son long, son interminable regard sur lui alors qu’il quittait le salon de l’hôtel des ministres encadré d’une haie d’honneur de collaborateurs, cordeau invisible sans lequel il risquait de tomber. En 2008, c’est elle encore qui lui a tenu la tête hors de l’eau lors du scandale de la liaison avec la Hongroise Piroska Nagy en rédigeant sur son blog ces quelques mots qui ont pu faire sourire mais qui ont eu le mérite de désamorcer toute attaque sur le couple : « Nous nous aimons comme au premier jour. » Dimanche, donc, elle était encore là. Pas à ses côtés, non, puisqu’elle était à Paris ce désastreux samedi, mais solidaire toujours. Preuve toutefois que l’heure était grave, ce n’est pas sur son blog qu’elle a souhaité le soutenir mais par un bref communiqué publié à 16 h 37 à l’AFP, proclamation politique plus que déclaration enflammée : « Je ne crois pas une seule seconde aux accusations qui sont portées contre mon mari pour agression sexuelle, je ne doute pas que son innocence soit établie. »

Angora. Si elle est aujourd’hui entièrement, viscéralement madame Strauss-Kahn, il ne faut pas oublier qu’il fut longtemps monsieur Sinclair. En d’autres termes, cet homme-là doit beaucoup à cette femme-ci : sa présence médiatique, son carnet d’adresses, son statut social, sa fortune, peut-être même sa stature politique. Beaucoup, ces derniers temps, affirmaient que l’ambition présidentielle, c’était elle qui la portait, une thèse qui prend tout son sens aujourd’hui, alors que certains psys avancent l’hypothèse de l’acte manqué pour expliquer l’invraisemblable scénario de samedi.

Quand Dominique Strauss-Kahn rencontre Anne Sinclair, en 1989, elle est au faîte de sa gloire, journaliste vedette de TF1 où elle anime, chaque dimanche soir, l’émission politique 7 sur 7. De ce rendez-vous incontournable, on garde le souvenir d’une journaliste ferme mais aimable, d’un incroyable regard bleu amusé, curieux et charmeur, d’un moment chaud et doux, à l’image de ses pulls angora qui étaient sa marque de fabrique. Lui n’est « que » président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, il fait partie de la génération montante du Parti socialiste, mais n’est guère connu du grand public. Leur histoire d’amour, immédiate, passionnée, va en faire un des couples politiques les plus en vue du pays, attelage d’énergie, d’intelligence, de réseaux et d’ambitions.

Pendant longtemps, tout a réussi à Anne Sinclair. Petite-fille du grand marchand d’art Paul Rosenberg, un des galeristes les plus avisés du XXe siècle ; fille unique et surprotégée de Robert Schwartz - engagé dans la France libre, il lui a transmis son nom de guerre, Sinclair et de Micheline Nanette Rosenberg, un couple aisé du XVIe arrondissement de Paris où elle a passé sa jeunesse, elle aurait pu devenir une grande bourgeoise gâtée et désœuvrée. Mais de sa famille, elle a aussi hérité le culte de l’esprit de résistance. Dans les années 68, ce n’est pas Cohn-Bendit qui la fascine, mais Mendès France pour qui elle colle des enveloppes et distribue des tracts. Elle a toujours défendu un Etat « qui protège mais qui impulse aussi ».
Divorcée du journaliste de radio Ivan Levaï, dont elle a deux fils, elle épouse Dominique Strauss-Kahn en 1991 et abandonne 7 sur 7 quand il devient ministre de l’Economie de Lionel Jospin, en 1997. Elle dirige pendant quatre ans la filiale internet de TF1, et ceux qui l’ont côtoyée à ce moment-là évoquent une femme « professionnelle, moderne ». Pas du tout la grosse tête.

Fusionnel. Au fil des ans, Anne Sinclair passe dans l’ombre, elle s’efface au profit de Strauss-Kahn, c’est clairement une femme amoureuse, « prête à se sacrifier pour son mec », comme le notait une de ses amies dans un portrait publié dans Libération en 1997. On dit le couple fusionnel, soudé par une immense complicité. Résistera-t-il à cette affaire ? Ces derniers temps, elle préparait l’atterrissage de son mari en France via des posts savamment distillés sur son blog (« deux ou trois choses vues d’Amérique ») ; elle se voyait sans doute en première dame. Jusqu’où ira son esprit de sacrifice ?

Non les Etats-Unis d’Amérique n’avait pas le droit d’infliger à Monsieur Dominique Strauss-Kahna « Une descente aux enfers aussi ignoble ». 

La justice des U S A a osée l’inimaginable, l’ignominie, envers un citoyen Français. Lui mettre les menottes, puis lui entraver les jambes comme ces barbares, l’ont fait aux indigènes couleur ébène ; Cette « justice » bestiale, barbare, démontre que ces chiens sont capables de se conduire comme des nazis. La meute « néo américaine » a humilié la France en exposant un de ses fils à la critique planétaire. Cette nation a oublié qu’elle doit son indépendance à la volonté de notre Roi Louis XVI et à son armée. Notre glorieux Souverain n’hésita pas à envoyer l’Amiral de Grasse et le Maréchal de Rochambeau afin qu’ils délivrent les immigrants de la tutelle Britannique. Si rien n’est plus odieux que le VIOL, à ce jour Monsieur Strauss-Kahna est présumé innocent.

Les U S A, cette Nation qui se dit être terre de liberté, devrait balayer devant sa porte avant d’insulter la France ; Oui ma France, ma Patrie, Fille ainée de l’Eglise, nous Français, sommes unie dans l’honneur comme dans le malheur. Nous sommes riches d’un passé historique de 1 500 ans et même plus si l’on y inclus notre illustre Chef Gaulois Vercingétorix.

Le Royaume de France fut créer par Clovis en 405 après Jésus Christ. La dynastie Capétienne Règne sur la France depuis l’an 987. Aujourd’hui en 2011 c’est le Prince Jean de France d’Orléan de Bourbon qui devrait être Roi de France.

Washington reviens ils sont devenus fous

Il n’y a rien à révéler sur l’affaire Strauss-Kahn, mais son traitement médiatique en dit long sur les relations entre les pouvoirs dans la société française.

Nous en savons peu sur l’affaire qui mobilise les médias du monde entier : Dominique Strauss-Kahn a été inculpé par un tribunal américain pour plusieurs crimes sexuels. Pour le reste, les sources proches de l’enquête ne laissent filtrer que les nouvelles vraies ou fausses qui conviennent à leur stratégie. 

Dans ces conditions, le véritable service que peuvent rendre les grands médias est de rapporter les faits et de donner les explications nécessaires à leur compréhension ; par exemple sur le système judiciaire américain. Mais ce journalisme « à l’anglo-saxonne », qui est la référence théorique de la presse française, ne fonctionne ni en Angleterre ni aux Etats-Unis où les journalistes ne sont pas moins à la recherche du sensationnel. L’objectivité toujours proclamée n’est pas moins douteuse en France. Il faut se souvenir de la manière dont Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse, avait été accablé de rumeurs diffamatoires alors qu’il était innocent.

L’inculpation qui frappe Dominique Strauss-Kahn est une affaire infiniment plus grave, car la plainte d’une femme de chambre a été retenue par la justice. Mais ce scandale n’impliquait pas un tel traitement de l’information : les journaux télévisés ont été entièrement consacrés à l’affaire, « le reste de l’actualité » étant expédié en quelques mots. Des rumeurs venant de la presse américaine de bas étage ont été présentées comme des informations, les images de DSK au tribunal ont été diffusées dans le mépris de la loi française - qui interdit également de commander et de commenter des sondages sur la culpabilité de prévenus. Comme toujours, il y eut d’innombrables échanges de propos sans intérêt avec des correspondants placés à un carrefour ou devant un immeuble où il ne se passait rien.

Surtout, l’affaire DSK a donné lieu à un grand étalage d’autocritiques ou d’autojustifications sur la connivence entre les principaux responsables des médias et les hommes politiques. Au fil des confidences faites lors de dîners ou de moments de détente, une complicité effective se noue qui impliqué silence et complaisances que certains regrettent aujourd’hui. C’est ainsi que de précédentes affaites de moeurs, qui mettaient en cause l’ancien directeur du FMI, auraient été cachées ou présentées sous un jour trompeur.

Etrangement, les journalistes passent aux aveux puis se disculpent comme si leur public pouvait être complice. Ces dévoreurs de sondages ne prêtent pas attention aux enquêtes qui, depuis trente ans, attestent que les journalistes sont disqualifiés dans notre pays. Toutes les théories du complot procèdent d’une double accusation : le véritable pouvoir est caché ; les journalistes nous mentent ou se laissent abuser.

Il leur sera difficile de retrouver la confiance de lecteurs et d’auditeurs qui sont aussi des citoyens. Les grands médias pourraient commencer par traiter l’information dans son ensemble et de manière hiérarchisée. Dans la semaine du 16 au 22 mai, nous avons appris , subrepticement que l’agence Fitch avait abaissé de trois crans la note de la Grèce, ce qui signifie que le pays s’achemine vers un défaut de paiement. De même, « l’affaire » nous a fait négliger le mouvement de protestation des jeunes Espagnols qui occupent massivement les places publiques, en raison de l’aggravation de la crise sociale. Pourtant ces deux événements auront sûrement des conséquences aussi importantes que l’inculpation d’un candidat potentiel à la présidence.

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